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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:54

Merci à Philippe Haddad de m'avoir communiqué cette vidéo.

Avec toute mon amitié,

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 10:29

Devarim

Code de lois contre code de foi

Cette semaine nous commençons le cinquième et dernier livre de la Torah, Dévarim, « Paroles ».

Ces « paroles » sont celles que Moïse prononce devant tout Israël avant de quitter ce monde. Par ce discours, il révèle une dimension majeure du prophétisme hébraïque.

Dire la mémoire d'un peuple :

L'une des caractéristiques du discours de Moïse, sans doute le plus important, est de rappeler au peuple ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Celui qui est désigné par : « Il ne se leva pas un prophète comme Moïse en Israël » ne révélera nulle vérité sur Dieu, aucun mystère ne sera percé.

Moïse a totalement intégré la leçon du Sinaï, lorsque demandant à voir la face divine, il reçut pour toute réponse : « L'homme ne peut me voir et vivre. » Par cette réponse, Moïse comprend que Dieu se perçoit dans Son existence, à travers des attributs moraux, et non dans Son essence infinie.

Certes, Moïse prononce cette parole fondatrice de la foi d'Israël : « Écoute Israël, YHWH est notre Dieu, YHWH est un ». Pour autant, cette unité ne peut-être entendue au plan mathématique. Dieu est un, cela signifie qu'il n'existe nul autre divinité que Dieu.

Si le théologique est évacué du discours mosaïque, la notion de responsabilité du peuple est mise, elle, bien en évidence. La religion d'Israël ne se présente pas un code de foi, mais un code de lois, à travers la pratique des mitsvoth. Dans sa longue histoire, seule cette dimension a unifié le peuple juif à travers le monde.

Cette idée d'un peuple consacré à une vocation sacerdotale constitue une véritable révolution religieuse. D'une certaine manière ce n'est pas la conception de Dieu, en Lui-même, qui est signifiante ici, mais plutôt la manière dont le peuple d'Israël assume sa relation avec Lui. C'est là toute l'essence du prophétisme hébraïque.

De fait, le prophétisme ne se caractérise pas tant par la révélation divine (plusieurs personnages bibliques reçurent des révélations sans être des prophètes : Caïn, Abimélekh, Laban, etc.), mais bien par cet appel à agir selon la volonté divine.

Moïse ne devint pas prophète parce qu'il perçut la voix de Dieu, mais parce qu'il fut investi d'une mission divine. D'où ses réticences : « Je ne suis pas un homme de paroles.» Dans tout le livre de Dévarim, « Paroles », une seule question reste récurrente : Israël acceptera-t-il le défi de Dieu ?

Le psalmiste dit au psaume 119 : « Pour moi, la Torah de Ta bouche est plus précieuse que mille pièces d'or et d'argent. »

Il est possible de comprendre ce verset à différents niveaux. Par exemple, la Torah n'est pas une valeur monétaire, elle n'est pas de prix.

Autre lecture : L'or et l'argent sont des moyens d'obtenir des jouissances (maison, confort, habits, services de loisirs, etc..), ils ne sont pas des valeurs en eux-mêmes.  devarim

On sait que le roi Midas mourut de faim, car tout ce qu'il touchait devenait or. Le psalmiste dit ici que la quantité de bonheur que l'on pourrait acheter avec l'or et l'argent n'est rien comparé au bonheur que procure l'étude de la Torah. Autre parole : L'or et l'argent ne prennent un sens que s'ils sont mis au service de la Torah.

Philippe HADDAD

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 09:26

9 av 6-e414c-6b50c

La période de trois semaines qui s'étend du 17 tamouz au 9 av se nomme traditionnellement ben hamétsarim "entre les malheurs" selon l'expression du prophète Jérémie dans ses Lamentations ou Eikha (I, 3). 

Le 17 tamouz rappelle, entre autres (cf. Choul'han Arou'h § 549), la brisure des tables de la Loi par Moïse lorsqu'il constata la faute du veau d'or et la première brèche faite dans le mur extérieur de Jérusalem à l'époque du second Temple. Ici et là, la pierre fut témoin de notre chute.

Le 9 av rappelle, entre autres, le décret divin pris contre le peuple qui refusa d'entrer en terre promise et la destruction des deux Temples de Jérusalem. Ici et là, le peuple d'Israël perdit son lien à sa terre. C'est en raison de ces malheurs que Rambam écrit dans son Michné Torah (lois des jeûnes § 5) :

"Les jours de jeûnes ont été institués afin d'éveiller les cœurs à la vie religieuse, et pour ouvrir la voie de la téchouva … le souvenir de ces événements tragiques nous incitera à faire un retour sur nous-mêmes et à nous amender…"

Le peuple juif sait autant se réjouir dans ses solennités qu'il sait reconnaître ses failles et ses écarts devant D. Ainsi notre calendrier est-il jonché de moments de louanges pour l'Eternel autant que de moments d'introspection pour nous améliorer.

Le mot métsarim (pluriel de métsar = malheur) pourrait se lire en changeant les voyelles comme mitsraïm, "Egypte", le pays de l'esclavage de nos ancêtres. Le lien entre la servitude égyptienne et la période sombre de notre calendrier n'est pas que sémantique, il traduit l'oppression subie par le peuple d'Israël tout au long de son histoire. Depuis l'Egypte pharaonique jusqu'à la Rome impériale, nous avons été confrontés à des civilisations qui ont voulu nous détruire physiquement ou nous assimiler à leur culture. La tradition juive cite souvent les quatre empires qui seront autant d'exils spirituels que physique.

Pourtant, ces temps de malheur ne sont pas que des jours de deuil et de pleurs, où il nous faudrait que gémir. Comme l'a écrit Rambam, ils sont aussi des moments privilégiés pour faire le point avec nous-mêmes vis-à-vis de D. et vis-à-vis de notre prochain ; et au final, pour trouver en nous la force de nous améliorer et donc changer notre futur.

En d'autres termes, le 9 av, à l'instar de Kippour peut devenir la source d'une force nouvelle pour nous régénérer au plan moral, religieux et spirituel.

Le Rav Abraham Isaac Hacohen Kook nous a transmis ce bel enseignement :

"Si le second Temple a été détruit par la haine gratuite (sinat 'hinam), il sera reconstruit par l'amour gratuit (ahavat 'hinam) que nous montrerons les uns pour les autres".

En tant que croyants, faisons en sorte qu'en ce jour de Ticha béav, nos pensées soient autant dirigées vers Jérusalem, lieu où sont dirigées toutes nos prières, que vers une authentique paix des cœurs dans tous les domaines, pour que ces jours noirs deviennent des jours de lumière pour tout Israël.

Philippe Haddad

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 14:28

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" La nature d'une civilisation, c'est ce qui s'agrège autour d'une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. C'est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.

A l'origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n'ont trouvé la réponse. De même aujourd'hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l'islam. En théorie, la solution paraît d'ailleurs extrêmement difficile...

Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l'aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d'Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s'établir successivement à travers le monde arabe.

Quand je dis " musulmane ", je pense moins aux structures religieuses qu'aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu'en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l'islam, si elles avaient été appliquées à temps.

Actuellement, il est trop tard! Les "misérables" ont d'ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l'intérieur d'une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d'eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l'avenir de leur race. L'Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d'en retarder l'évolution.

André Malraux, le 3 juin 1956

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 07:40

Sortie-Egypte

« L’Eternel parla ainsi à Moïse dans les plaines de Moab, près du Jourdain vers Jéricho : ‘‘Parle aux enfants d’Israël en ces termes : Comme vous allez passer le Jourdain pour atteindre le pays de Canaan, quand vous aurez chassé devant vous tous les habitants de ce pays, vous anéantirez tous symboles, toutes leurs idoles de métal, et vous ruinerez tous leurs hauts-lieux. Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez, car c’est à vous que je le donne à titre de possession.’’ »
(Nombres 33 :51,52)

La Paracha continue avec l’énumération des limites géographiques du futur territoire du peuple juif et la répartition de ces territoires aux tribus d’Israël.
Cette Paracha aurait pu s’intituler ‘‘Israël mon amour’’, car c’est véritablement une paracha sioniste.
De nos jours il est de bon ton de dénigrer le mot de ‘sionisme’, mais c’est oublier un peu vite que le sionisme véritable n’est pas né avec Théodore Herzl en 1898. Le sionisme est né à l’époque d’Abraham, lorsque Dieu lui donna la terre d’Israël pour lui et sa descendance.
C’est pourquoi, cette paracha Massei est à rapprocher de la paracha Lekh Lekha (Genèse 12), quand Dieu dit à Abraham : « Va pour toi hors de ton pays natal, de la maison de tes pères, et va dans le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai ; et par toi seront bénies toutes les races de la terre. »

Au sujet de ces deux Sidrot (Genèse 12 et Massei) Ramban, rabbi Moshé ben Na’hman, appelé aussi le Na’hmanide écrivait déjà au 12ème siècle ‘‘Il s’agit là d’une Mitzva positive. Dieu nous demande de peupler la terre qu’Il nous a donné et de nous installer en Erets Israël’’. C’est d’ailleurs ce que fit Ramban qui vers la fin de sa vie, quitta sa Catalogne natale pour s’installer en Erets Israël.

Bien sûr la première partie de notre citation nous laisse perplexe, car il nous est explicitement demandé de chasser les habitants de Canaan et de détruire leurs hauts-lieux ainsi que leurs idoles. Ceci n’est pas à rapprocher des populations palestiniennes qui vivent en Israël de nos jours. Les palestiniens sont des musulmans, monothéistes et qui comme les juifs ne font aucune représentation de Dieu.
Ce commandement de Dieu ne parle uniquement que des populations polythéistes de Canaan, adoratrices d’idoles, et qui peuplaient la terre donnée par Dieu aux enfants d’Israël.

Voilà pour l’histoire telle qu’elle est relatée dans la Torah. Or ce mot de Torah, vient du mot Ora’a, qui signifie ‘enseignement’.
Aussi cette paracha doit nous interpeller et nous devons nous poser la question de savoir en quoi cette paracha est-elle actuelle et que nous apprend-elle ?

Pour qui veut ‘monter’ en Israël, cette Alya ne doit pas seulement être physique, mais doit être également une Alya spirituelle. Il faut savoir se débarrasser des vieilles habitudes, (les vieilles idoles) et des symboles du vieux monde, pour aborder sur tous les plans (matériel et spirituel) la venue en terre d’Israël. Ce doit être l’occasion de renouveler sa foi, son engagement envers Dieu et Sa Torah.

Et pour ceux qui ne montent pas encore en Erets Israël, il est bon de lutter, où que nous soyons, contre ces idoles qui envahissent notre civilisation. Dans nos sociétés, les valeurs se nomment désormais, argent, pouvoir, et paraître. Le ‘‘tout et tout de suite’’ semble être devenu la règle. Télés-réalité qui fabriquent des idoles d’un jour le lendemain oubliées, soif de pouvoir, importance de l’image que l’on renvoie, bling-bling et autres modes superficielles, telles sont les nouveaux dieux, les nouvelles idoles de nos sociétés modernes, soi-disant évoluées.
Chacun de nous se pose la question de savoir quelles valeurs transmettre à nos enfants. La Torah nous sert de guide : ‘‘vous anéantirez tous symboles, toutes leurs idoles…’’
Dégagés des emprises artificielles de ces nouvelles divinités nous pourrons alors être des hommes et des femmes responsables, ayant remporté une victoire sur la facilité et l’idolâtrie : ‘‘Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez’’. Nous aurons conquis notre dignité et nous pourrons nous établir en tant que juifs responsables ne cédant pas aux modes et aux idoles.

Rabbi Yonathan

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 07:55
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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 20:59

soleil-lune

Les sacrifices quotidiens dans le Temple sont au programme de la lecture de la Torah cette semaine. S’agissant de ceux offerts lors du Roch ‘Hodech (le premier jour du mois) le verset termine en disant : « et un bouc comme sacrifice d’expiation pour l’Eternel… ».

Quel sens prend ici le terme « l’expiation pour l’Eternel » ?

L’explication première rapportée dans le Rashi dit qu’il s’agit d’une faute dont seul D.ieu a connaissance ; mais ce n’est pas parce que nous ne savons pas que nous avons fait une erreur qu’elle n’existe pas, il faut aussi nous en faire pardonner.

Toutefois, Rashi termine avec une autre explication du verset, pour le moins surprenante, en disant qu’ici, il s’agit d’apporter une offrande d’expiation pour D.ieu. Mais de quelle faute s’agit-il ? Comment D.ieu peut-Il fauter ? Faire une erreur ?

Rashi répond que cela se rapporte au fait d’avoir réduit la taille de la lune après sa création.

En effet, lors de la création des luminaires (le quatrième jour de la création), la lune et le soleil brillaient à puissance égale, mais la lune s’est démarquée en arguant qu’il n’était pas possible d’avoir deux grands luminaires qui règneraient en parallèle. La réponse du Créateur fut pathétique pour elle puisque D.ieu appliqua la règle du conseilleur payeur et diminua la taille de la lune.

C’est pourquoi, chaque début de mois, tandis que la lune se remémore ce traumatisme (même si elle en est responsable), D.ieu demande au Peuple d’Israël de faire un sacrifice pour Le pardonner.

Revenant de Pologne pour un voyage de recherche sur les victimes de la Shoa, je trouve un sens vraiment particulier dans ce Midrash cité par Rashi (qui pour le traducteur Yonathan ben Ouziel c’est l’explication principale de ce verset).

Il est expliqué à maintes reprises dans la Kabbale que le Peuple Juif est comparé à la lune : il grandit, il connaît des périodes de gloire intense et malheureusement, comme l’histoire le montre, des moments dramatiques de diminution, de solitude voir presque parfois, de disparition. Puis il réapparait, pour connaître de nouvelles phases de splendeur et de plénitude…

Il est un principe premier qui nous enjoint d’avoir une foi absolue en la justice de D.ieu (sans pour autant pouvoir la comprendre ou l’appréhender). Pour autant, D.ieu s’adresse au Peuple Juif à chaque début de mois, lorsque la lune « disparaît ». Lorsque Son peuple est rabaissé, humilié, affaibli, lorsque Ses enfants souffrent d’une injustice accablante et que certains y voient même une éclipse divine, où tous les cauchemars sont permis, D.ieu demande alors à Ses enfants d’apporter une offrande expiatoire pour Le pardonner. Il nous demande à nous – être humains totalement dépendants de Sa volonté – de bien vouloir Lui accorder le pardon pour les moments sombres que nous avons vécus !

Serions-nous insensés de penser qu’Il nous a oubliés ? Jamais ! Car pendant que nous souffrons, notre Père dans le ciel verse des larmes de douleur pour Ses bien-aimés. Tel un engagement, cette demande de pardon est bien le signe qu’un jour, la lumière de la lune sera aussi grande que celle du soleil, que le peuple d’Israël brillera de sa grandeur d’antan et que D.ieu effacera les larmes de tous les visages ! Puisse cette promesse s’exaucer rapidement de nos jours !

Rabbin Mendel SAMAMA

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:25

matot

PAS D’ADN  POUR LA LIBERTE !

 

Le jeu d’échec :

 Vous avez déjà joué aux échecs ou vous en connaissez au moins la règle. Un plan de 64 cases, deux armées de 16 pions, une blanche et une noire, s’affrontent. Le but est de vaincre le roi adverse, et de conclure en arabe par l’expression cheik met « le roi est mort », qui a donné échec et mat.

Dans  une partie chaque pièce joue son rôle. Le pion avance droit et mange de côté. La Tour avance toujours en ligne droite, le Fou choisit la diagonale. Le Cheval fait du jumping. La Reine est une femme heureuse car elle peut aller dans toutes les directions. Et le Roi, plus bedonnant, avance pas à pas.

Admettons que nous soyons arrivés au quinzième coup. Les blancs doivent jouer. Un mathématicien nous dira que des centaines de possibilités sont offertes. Et parmi ces centaines de possibilités, le joueur devra choisir son seizième coup en fonction du dix-septième. Et si c’est un Kasparov, il choisira en fonction du dix-huitième, voire du dix-neuvième coup.

Ce qu’il faut comprendre c’est que le présent est totalement défini par le futur. Tout ce qui s’est passé auparavant ne compte plus.

 La preuve, si un inconnu approche du jeu, il pourra suggérer un déplacement sans avoir assister au début de la partie.

La liberté est uniquement humaine :

A travers cet exemple trivial, nous pouvons tirer une grande leçon !

 

L’être humain se distingue radicalement de tous les autres êtres de la nature, dans la mesure où il peut envisager son avenir.

La nature possède son avenir à l’intérieur de son propre système. Comme l’enseigne la Torah, l’Eternel a créé « chaque arbre fruitier faisant fruit selon son espèce » (Gn. I, 11) Ainsi le pommier donnera toujours des pommes et le poirier toujours des poires. Le futur de l’arbre est inscrit dans son ADN. De même le lion sera toujours carnivore et la vache toujours herbivore (sauf si l’homme rend la vache folle en lui administrant une nourriture carnée.)

L’homme, par contre, peut choisir. Il n’existe pas d’ADN de la liberté.

Il y a quelques années, l’hypothèse a été avancée que les criminels possédaient une malformation chromosomique. Mais cela est faux !

La Torah affirme que l’homme est libre de choisir entre le bien et le mal ; c’est-à-dire libre de faire le bien à autrui ou de se faire du bien, libre de faire le mal à autrui ou de se faire du mal.

 

Ecoutons ce qu’écrit Maïmonide dans son Michné Torah :

 « Ne pense pas, comme le croient les sots des nations ou d’Israël, que le Saint, béni soit-Il, a déjà décrété sur l’homme, au début de sa création, qu’il sera juste ou méchant. Cela n’est pas : mais chaque homme peut être juste comme Moïse ou méchant comme Jéroboam[2], sage ou sot, miséricordieux ou cruel… »

C’est à un homme libre que la Torah s’adresse quand elle lui commande d’accomplir les mitsvoth. Si une personne n’a pas toute sa santé mentale ou si elle est infantile, elle est dispensée des mitsvoth.

La fonction essentielle de l’éducation est de rendre responsable les enfants. Dans le judaïsme, l’éducation est élevée au rang de commandement divin. Eduquer signifie apprendre à un enfant à être responsable. Le jeune homme ou l’adolescent se dit en hébreu bahour, de la racine BHR = choisir.  Celui qui fait un choix.

Un enfant ne choisit pas, on choisit pour lui. Choisir est un acte adulte.

 Le vœu, mouvement de sainteté :

 Le choix de l’avenir peut se faire, entre autres, par la parole. Tel est le sens du néder, le « vœu » dont parle notre paracha.

S’engager par la parole n’est pas une petite chose. Pour amplifier cette valeur, la Torah précise « celui qui fait un vœu pour l’Eternel », c’est-à-dire qu’il a la conscience de se trouver face à l’Eternel au moment où il parle.

 Ce vœu est pris tellement au sérieux que la Torah précise « il ne profanera pas sa parole. » Le vœu devant Dieu situe l’homme dans un mouvement de sainteté ; s’il ne tient pas parole, il profane son engagement, exactement comme on dirait de quelqu’un qu’il profane le Shabbat.

Celui qui considère que la parole possède une valeur importante dans toutes ses relations, méditera le début de notre paracha.

Philippr HADDAD

 

 

 

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 11:39

Pinhas

Un feu pour l’Eternel.

Une paix cassée :

La paracha de la semaine dernière s’achève par un meurtre : celui de Pinhas exécutant Zimri, l’un des chefs d’Israël, coupable d’idolâtrie avec la prêtresse Kozbi. Celle de cette semaine s’achève par la longue présentation des sacrifices qui devaient être offerts au Temple, quotidiennement, le Shabbath et les fêtes.  Certes, la Torah ne condamne pas (vraiment) Pinhas ; une « alliance de paix », Bérith Shalom, est même conclue avec lui, par Dieu. Mais dans le texte de la Torah, le mot Shalom possède un waw cassé. C’est la règle de la Massorah, de la tradition orale. Alors qu’en général, la moindre faille dans l’écriture rend le sefer Torah impropre à l’usage public (passoul), ici la loi juive exige cette faille d’écriture. En quelque sorte, le texte doit porter la trace du meurtre. Car une paix fondée sur le meurtre, sur la guerre, n’a pas la même valeur qu’une paix signée par la paix. Le traité de paix après la Shoah n’aura jamais le même goût que celui qui aurait été signé auparavant, sans ces millions d’être humains morts à cause de la folie d’un homme et de ses acolytes.

Dans le même ordre d’idée, la halakha interdit à un Cohen meurtrier, même par inadvertance, de bénir l’assemblée, de lever les mains pour cette bénédiction pontificale qui se termine par le mot Shalom.

De la mort à la vie :

Ce qui nous paraît important ici c’est la manière dont la paracha a été construite, et le fait qu’elle s’achève par le sacrifice animal. Bien entendu, il existe une intention dans l’écriture et dans l’agencement. Cette logique d'écriture peut nous faire penser à un  transfert, le transfert originel : le non-sacrifice d’Isaac par Abraham. Le bélier recevra le coup décisif, à la place du fils. Le thème du bouc émissaire qui joue un rôle majeur dans la conscience humaine (et le peuple juif ne le sait que trop) est structurant de la loi juive. Pensons au bouc émissaire de Kippour, et aussi à la génisse à la nuque brisée. Mais, comme nous aimons à la répéter, pour le judaïsme : le bouc émissaire est un bouc. Or la fin de la paracha traite des sacrifices d’animaux, celui du Shabbath et celui des fêtes, et celui quotidien, du matin et du soir. Sur ce dernier point, l’opinion du Maharal de Prague est éloquente : les deux agneaux quotidiens symbolisent Abraham et Isaac, comme si ce double sacrifice de l’agneau  rappelait que l’homme ne devait pas être sacrifié. La paracha Pinhas présenterait le mouvement de la logique biblique : la fin du sacrifice humain pour le sacrifice animal, séparation de la mort et choix de la vie, évolution de la guerre à la paix.

Philippe Haddad

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 21:23

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Cette semaine, les provocateurs pro palestiniens ont cherché à nuire à l'ordre public. Après l'échec de leur flottille de la haine, démasquée, condamnée et stoppée par la majorité des instances internationales, c'est par les airs que les ennemis d'Israël ont cherche à nuire, N'hésitant pas a mettre en danger l'ensemble des vols qu'ils voulaient emprunter

Ils furent à peine600 au départ de plusieurs villes du monde à tenter cette nouvelle provocation. 600 militants de la haine, manipulateurs et menteurs qui n'avaient pour seul objectif que d'attirer une fois de plus les cameras complaisantes du monde toujours prêtes à relayer la moindre mobilisation des ennemis d'Israël.

C'est ainsi que pour une centaine de perturbateurs, on a vu toutes les télévisons et radios françaises se mobiliser et faire écho à cette mascarade. Comment peut on donner autant d’importance à ce rassemblement d’ennemis de la démocratie ? Comment nos médias peuvent ils accepter de relayer une action aussi peu mobilisatrice ? Comment consacrer autant de reportages a des ennemis de la paix n'hésitant pas à enfreindre la loi qui autorise toutes les nations à se préserver de trublions à l'ordre public?

Chaque jour en France, des dizaines de rassemblements sont organisés par des associations de défense des opprimés en Afrique, en Syrie, et dans d'autres endroits du monde ou les peuples sont malmenés, opprimés et assassinés...Non, les médias n'ont d'yeux que pour les acteurs du plus grand mensonge de notre siècle. Il est tellement facile d'attaquer Israël, seule démocratie du Moyen Orient ! Il est tellement simple et peu risque de provoquer Israël alors que dans la région le sang des peuples syriens, libyens, soudanais, irakiens coulent dans le silence des nations. Il est tellement lamentable de voir que, pour les Olivia Zemor, Besancenot, et autres gauchistes, les pseudo larmes des palestiniens valent plus que le sang des syriens ou des darfouris !

 En cette veille de 14 juillet qui rappelle à chacun que le peuple français s est libéré du joug de la monarchie, j émets le vœu de voir la France se ressaisir et reprendre la voie du combat pour la liberté et la vérité. Il est encore temps de nous libérer des nouveaux dictateurs de la pensée unique. Il est temps de libérer le plus ancien et le plus jeune otage du monde aux mains du Hamas soutenu par les Besancenot, Melenchon autres comparses. Exigeons la libération de Guilad Shalit pour que chaque enfant de la révolution française sache que la France reste le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité !

Gil TAÎEB

 

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