Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 09:14

 

frn_logo-copie-2.jpg

 

 

 

Nicole ILLOUZ Présidente, et les membres de son équipe vous souhaitent une excellente année ,heureuse et sereine .
Que cette nouvelle année soit celle de la paix et de la tolérance en Israël et partout dans le Monde .
Santé, succès et prospérité à vous et à tous ceux qui vous sont chers.
Chana Tova


En cette veille de fête ,comme chaque année ,nous vous proposons des plateaux contenants tous les ingrédients nécessaires à la prière :
grenade , miel , jus de raisin , jujubes , figues , pommes  , raisin  sésame ...et même la prière .

Ces plateaux sont à retirer au :
Centre Communautaire
5 rue d’Angoulême  - Nîmes


Les :
Lundi 26 Septembre de 15h à 17 h
Mardi 27 Septembre de 10h à 12h

P.A.F :25 euros


Je vous remercie très sincèrement de soutenir les actions de la Wizo

reconnues pour leur qualité et leur utilité en Israël .


Nicole Illouz
04 66 20 18 91
06 29 84 97 43

 

Repost 0
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:35

12974990LKUGzQxHKB_ph.jpgRosh Hashanah est le Jour du Jugement pour tous les mortels du monde. Ce jour-là détermine pour chacun les évènements de l'année à venir


"Souviens-toi de nous pour la vie,
O roi qui désire la vie,
et inscris-nous dans le livre de la vie
à cause de Toi, Dieu de vie"
Rituel

Trois livres sont ouverts devant le Créateur lors de la fête de Roch Hachana : le premier est le Livre des Méchants, le second celui des Justes, et le troisième celui des "Bénoniim", des "êtres du milieu", ni trop justes, ni trop impies aux yeux de l'Eternel.
Rabbi Yohanan

Quoi, tu dors encore ?
Lève-toi, implore le Seigneur.

" Je suis qui je suis ". Dieu agit selon Son vouloir,
La vie et la mort sont en Son seul pouvoir.
Mets en Lui ton espoir car tu ne peux rien prévoir.
Quand et où, les dessus, les dessous ne cherche point à savoir,
Aime Dieu et crains-L, tel est ton devoir.

Quoi, tu dors encore ?
Lève-toi, implore le Seigneur.
Yehouda Halevi

Repost 0
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:42

ROCH HACHANA

Mercredi 28 septembre -- Veille de Roch Hachana

§  Allumage des bougies :            avant 19h13

§  Min’ha suivit de Arvit :                       19h00

Jeudi 29 septembre ----- 1er jour de Roch Hachana

§  Cha’harit et Choffar :                                       8h00

§  Min’ha, Tachli’h et Arvit :                  18h00

§  Allumage des bougies :            après 20h12

Vendredi 30 sept. -----  2ème jour de Roch Hachana

§  Cha’harit et Choffar :                                       8h00

§  Min’ha suivit de Arvit :                       19h00

§  Allumage des bougies :            avant 19h09

CHABBAT CHOUVA

Samedi 1er octobre-------------   Chabbat Chouva

§  Cha’harit :                                             8h30

§  Min’ha :                                               19h00

§  Fin de Chabbat :                                  20h08

JEUNE DE GUEDALIA

Dimanche 2 octobre ------- Jeûne de Guédalia

§  Début du jeûne :                                   6h15

§  Seli’hot :                                                6h00

§  Cha’harit :                                             7h00

§  Minha                                                       18h30

§  Fin du jeûne :                                      19h55

 

SYNAGOGUE

40, rue Roussy

30000 - NÎMES

Repost 0
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:12

ELIAHU-HAZAN-SPORTING--w-2

 

Ce sont les moments de l'année les plus riches et les plus émouvants dans le domaine de la liturgie et de la prière. Délégués de la Communauté, les 'hazanim se présentent au nom des fidèles devant D. et se prosternent au moment le plus solennel de l'office de moussaf, à genoux (à Rosh Hashana) et complètement couchés (à Yom Kipour). Durant les jours redoutables, ils doivent faire pénétrer les sentiments les plus profonds et les plus sincères dans l'esprit des fidèles présents à la synagogue et par leurs chants et leurs voix, être l'écho de l'âme de chacun pour que, dans un ensemble parfait l'Assemblée toute entière transandée, reconnaisse et prie le Créateur Unique.

 

C'est pourquoi, longtemps avant les fêtes, ils doivent se préparer physiquement et moralement car un 'hazan ne vient pas à la synagogue pour faire un "tour de chant" mais bien pour prier et faire prier sa Communauté ! Aussi, une préparation minutieuse est-elle nécessaire au moins un mois avant Rosh Hashana !

 

Quant aux fêtes joyeuses de Soukoth, Shemini Atzereth et Sim'hat Tora, la même force physique et morale doit les accompagner ! Ce n'est pas parce que les fêtes austères sont passées qu'il faut se laisser aller ! Les offices sont longs, la liturgie splendide, il faut continuer à mener la Communauté vers les "sphères supérieures" faire partager par l'émotion et la voix les moments privilégiés de la prière en commun.

 

Pour le 'hazan, il y a, comme pour tout le monde, des temps forts et des temps plus calmes mais il ne doit pas oublier qu'il est avant tout et chaque jour de sa vie, le délégué de la Communauté devant notre Créateur ; telle est sa mission !..

 

Repost 0
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:26

ki tavo

 

A propos du « peuple élu »

 

Am ségoula :

  Dans notre paracha Ki Tavo nous découvrons l'expression « am ségoula » traduit par « peuple précieux » ou « peuple joyau ». C'est Moïse, notre maître, qui prononce cette formule dans ce verset (Deutéronome XXVI, 18) : « Et l'Eternel t'a distingué pour être pour Lui un peuple précieux. » Ce n'est pas, néanmoins, la première fois que l'expression apparaît, puisqu'elle a déjà été exprimée à deux reprises auparavant. La première fois lors de la révélation du Sinaï : « Vous serez pour Moi précieux (ségoula) d'entre tous les peuples. » (Exode XIX, 5) ; l'autre fois, en ouverture du Deutéronome, paracha Vaéthanan (VII, 6) : « C'est toi que l'Eternel ton Dieu a choisi afin d’être pour Lui un peuple précieux (am ségoula) d'entre tous les peuples. »

 Cette notion de « peuple élu » a fait couler beaucoup d'encre parmi les sages et les penseurs d'Israël, comme elle a interpellé la conscience non juive. Il reste certain que si Moïse a tenu à doubler cette expression dans son discours ultime, c'est qu'il s'agit d'une notion importante. Le peuple d'Israël devait l’entendre en son temps, comme chaque génération devrait intégrer comme élément constitutif de son identité profonde, en tant que peuple de la Torah.

 Dans le discours antijudaïque :

 Dans le discours antijudaïque (qui s'est développé ensuite en antisémitisme) l'expression « peuple élu » définirait une qualité intrinsèque du peuple d'Israël. Israël est l'élu de Dieu, selon un choix arbitraire du Tout Puissant. Dans cette logique de lecture, l'humanité serait disqualifiée, ou tout au moins aurait une valeur humaine inférieure. Partant de cette interprétation, le peuple juif fut vilipendé en paroles quand ce ne fut pas en actes. Du coup, le Dieu créateur d'Adam et Eve fut réduit à une divinité nationale, et le monothéisme ramené à une simple monolâtrie.

Voir le contexte :

Or cette lecture partisane et idéologique est fausse ; elle occulte le contexte dans lequel l'expression am ségoula apparaît. Relisons, en effet, les trois passages qui mentionnent cette locution pour constater de façon significative que les verbes qui la précèdent sont toujours au futur (ou à l'inaccompli). En d'autres termes, la notion de « peuple élu » ou « peuple précieux » ne désigne pas un état de l'être israélite, mais un projet, un devenir. Il s'agit d'une demande divine à l'égard de la collectivité d'Israël. De plus, si l'identité d'Israël était « naturellement » précieuse aux yeux de Dieu, comment expliquer que le même Moïse puisse déclarer quelques paragraphes plus loin, dans la paracha Haazinou (XXXII, 6) : « Peuple corrompu, et point sage" ou (Ib. 20) « car c'est une génération versatile, des enfants qui n'ont pas eu confiance / foi (émouna) » ?

 Autre argument : A l'analyse, nous découvrons effectivement que l'expression am ségoula n'apparaît pas dans un rapport (gratuit) de l'Eternel vis-à-vis d'Israël, mais, bien au contraire, dans un rapport d'exigence à l’égard d'Israël vis-à-vis de Dieu. Cet argument s'inscrit du reste tout à fait dans la logique de notre paracha, qui pose « si vous écoutez la voix de Dieu... et si vous n'écoutez pas... ».

 Corollairement, dans aucun des trois passages nous ne trouvons cette expression isolée ; elle est toujours suivie (immédiatement) d'un appel au respect de la Torah et des mitsvoth, c'est-à-dire ce qui dans l'alliance (bérith) entre Dieu et Israël exprime la part qui incombe au peuple d’Israël.

Si un érudit de la Torah venait argumenter disant : « Mais n'est-il pas écrit sous forme de promesse (Deutéronome XXVI, 19) : ‘afin qu'Il te place très haut en honneur, en renommée et en splendeur, au-dessus de toutes les nations qu'Il a faites, et que tu sois un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu, comme Il l'a dit’. »?

Les conditions de l’alliance :

A cela nous répondrons que la réponse se trouve dans la question elle-même, puisque le verset se clôture par « comme Il l'a dit ». Et où cela a-t-il été dit précédemment ? Au moment du don de la Torah, quand l'Eternel définit ainsi la vocation d'Israël au milieu de l'humanité (Exode XIX, 5) : "Et maintenant si vous écoutez Ma voix et si vous gardez Mon alliance, [alors] et vous serez pour Moi un joyau entre tous les peuples. » En d'autres termes, si Israël ne garde pas l'alliance, s'il n'écoute pas la voix de l'Eternel, il ne pourra mériter ce titre de noblesse, il ne pourra prétendre être « l'émir de Dieu » ici-bas.

L'on comprend donc qu'il ne s'agit là ni d'une supériorité biologique ou d'une qualité d'âme plus raffinée, mais bien d'un projet qui concerne les hommes d'Israël, en tant qu'hommes invités à devenir Israël.

Philippe HADDAD

Repost 0
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:56

le 11 septembre 2001-11

Il y a 10 ans, les États Unis étaient attaqués, 2 avions étaient précipités sur les tours NewYorkaises.

Il y a 10 ans, le monde libre était frappé par des terroristes, envoyés et financés par Oussama Ben Laden.

Nous ne pourrons jamais oublier ces images apocalyptiques et inimaginables.

Nous ne pourrons jamais oublier ces corps qui se jetaient dans le vide et ces visages ensanglantés et recouverts de la poussière du nuage qui transportait la mort.

Nous ne pourrons oublier les cris, les mots, les voix et les regards hagards de ceux qui, impuissant devant l 'horreur, assistaient en direct à la fin d'un monde et une victoire du mal absolu.

Il y a 10 ans, plus de 3000 innocents tombaient sous les coups du terrorisme islamique.

Le 11 septembre 2001, le monde libre avait basculé et se devait de trouver la force de se relever.

Il n'avait d'autre choix que de réagir et de montrer que la vie pouvait et devait triompher des

adorateurs de la mort.

Il y a 10 ans, j'ai voulu croire que les terroristes avaient commis l'attentat de trop !

Il y a 10 ans, j'ai cru en l'union sacrée et j'ai espéré que les terroristes seraient pourchassés,

combattus et éliminés.

Comme un seul homme, le monde avait alors décidé de se battre !

Force est de constater qu'il n'en fut pas ainsi.

Quelques jours à peine après le cauchemar, des scènes de liesse nous parvenaient de Gaza et d'autres pays qui se réjouissaient de voir le " grand Satan " être frappé.

 La théorie du complot apparaissait et aujourd'hui encore certains n'hésitent pas à en parler.

Aujourd'hui encore, dans nombres de pays, les terroristes sont au pouvoir.

Ils sèment la terreur et fomentent des attentats.

Ils enlèvent des civils et sont financés et armés par des dictateurs connus.

Ils bafouent les libertés et se jouent des démocraties et de nos principes.

Aujourd'hui, 10 ans après l'attaque des tours jumelles de New York le monde n'a pas gagné !

Aujourd'hui nous nous souvenons mais nous n'avons pas réussi.

 Ground Zéro sera reconstruit mais le terrorisme est toujours vivant à Teheran, Gaza, au Soudan et trouve même la tribune de l'ONU pour s'exprimer. Les tours renaitront mais le ventre de la bête immonde est toujours fécond.

Aujourd'hui nous nous souvenons de toutes ces âmes arrachées à la vie mais nous assistons impuissant à la résurgence des adorateurs du mal qui manipulent les peuples et gagnent du terrain.

 Il est encore temps de réagir mais il y a urgence, le monde est en mouvement mais ne nous laissons pas endormir par cette danse envoutante qui risque demain de nous frapper.

Gil TAIEB

 

 

Repost 0
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 17:05

Un questionnaire intéressant pour les avocats palestiniens

Par Yashiko Sagamori

 Si vous êtes si sûrs que la « Palestine, le pays, a toujours été reconnue historiquement», j’espère que vous êtes capables de répondre à quelques questions de base sur ce pays de Palestine :

1. Quand le pays a-t-il été fondé et par qui ?

2. Quelles étaient ses frontières ?

3. Quelle était sa capitale ?

4. Quelles étaient ses villes les plus importantes ?

5. Quelles étaient les bases de son économie ?

6. Quelle était sa forme de gouvernement ?

7. Pouvez-vous nommer au moins un leader palestinien avant Arafat ?

8. La Palestine a-t-elle été jamais reconnue comme un pays dont l’existencealors ou maintenant, ne laisse aucune place à interprétation ?

9. Quelle était la langue de la Palestine ?

10. Quelle était la religion prédominante de la Palestine ?

11. Quel était le nom de sa monnaie ?

--Choisissez une date quelconque dans l’histoire et dites quel était le taux de change approximatif de l’unité monétaire palestinienne par rapport au dollar US, au mark allemand, à la livre anglaise, au yen japonais ou au yuan chinois à la dite date.

 12. Et enfin, étant donné que ce pays n’existe pas actuellement, qu’est-ce qui a cause sa disparition et quand est-elle survenue ?

Vous vous lamentez sur le « naufrage » d’une nation « qui fut fière ». Alors dites-moi, quand exactement cette « nation » a été fière et de quoi elle était fière ?

 Et voici la question la moins sarcastique de toutes : Si les peuples que vous appelez par erreur

« palestiniens » ne sont que des arabes génériques arrivés de tout ou qui ont été chassés de tout – le monde arabe, s’ils ont réellement une véritable identité ethnique qui leur donne le droit à l’autodétermination, pourquoi n’ont-ils jamais essayé de devenir indépendants avant que les arabes ne subissent leur défaite dévastatrice lors de la guerre des Six Jours ?

J’espère que vous éviterez la tentation de faire descendre les « palestiniens » actuels des philistins de la Bible en utilisant l’étymologie étant donné que sur le plan historique, cela ne marche pas. La vérité devrait évidente pour tous ceux qui veulent la connaître. Les pays arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël ; ils le caressent encore aujourd’hui. La réalisation de leur objectif diabolique par les armes, ayant encore et encore échoué, ils ont décidé de combattre Israël par procuration.

A cet effet, ils ont crée une organisation terroriste, appelée cyniquement « le peuple palestinien » et l’ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Comment peut-on expliquer autrement le refus de la Jordanie et de l’Egypte respectivement, de reprendre la Cisjordanie et Gaza ?

 Le fait est, que les arabes qui peuplent Gaza, la Judée et la Samarie réclament beaucoup moins d’exister en tant que nation qu’une tribu indienne qui a émergé avec succès dans le Connecticut dans le but de lancer un casino exonéré de taxes ; cette tribu, au moins, était motivée par un but constructif. Les soi-disant « palestiniens » ont une seule motivation : la destruction d’Israël et, à mon avis, ce n’est pas suffisant pour les considérer comme une nation » - ou quelque chose d’autre que ce qu’ils sont réellement

Repost 0
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:07

 

Le vrai combat de l’homme

La paracha de la semaine commence par : « Lorsque tu sortiras en guerre contre ton ennemi ». Déjà dans la paracha précédente, Shoftim, il était question de guerre. La Torah ne parle pas que de l’idéal. La Torah n’est pas pour les anges, mais pour les hommes. L’histoire des hommes peut se ramener aussi à l’histoire des conflits. Depuis que l’homme est homme, la violence, la rivalité demeure permanente. Pensons à Caïn et Abel, Romulus et Remus. Les hommes et les peuples se sont fait la guerre, et toujours pour de bonnes raisons : un territoire, la nourriture, « la belle Hélène », la religion, etc. Même Freud dans « Totem et Tabou » fonde toute la psyché humaine autour du meurtre du père.

La guerre est sans doute liée à notre fonction animale. A défaut d’avoir des griffes et une carapace solide, nous avons inventé les armes pour tuer. Mais quelque chose d’animal réapparaît dans la guerre : l’abus de sa force. Et encore ? Lorsque l’animal a montré sa puissance, il cesse d’agresser ; quand l’homme se sent le plus fort, il use (et jouit souvent) de sa domination. Des femmes sont violées, des biens enlevés. Des lois modernes tentent d’empêcher ses abus, mais ces abus sont toujours là.

 La Torah connaît l’homme. Elle connaît ses faiblesses. Elle demande que même en période de conflit, le soldat reste un homme, un être humain, un « mensh » dit-on en yiddish. Elle annonce au soldat de ne pas abuser de la belle captive, mais de canaliser en quelque sorte sa pulsion. « La Torah parle contre le mauvais penchant » enseigne Rachi. La Torah parle de la vie, elle est « enseignement de vie », même au moment de la guerre, dans ce temps de la mort.

Pourtant, les maîtres n’ont pu se contenter de cette lecture par trop réaliste. L’Eternel s’est révélé à l’homme non pour lui donner des consignes de guerre extérieure (même si cela est parfois nécessaire) mais surtout pour que l’homme parachève Sa création en passant du stade de « Adam » (terrien, terreux) au stade de « Ich », d’homme réalisé. Et pour que cette métamorphose morale et spirituelle puisse s’opérer, il n’y a d’autre voie que le combat : le combat contre soi-même.

 Ecoutons ces adages rabbiniques ! « Quel est le héros ? Celui qui dompte ses passions. » Ou bien « Quel est le héros ? Celui qui fait de son ennemi, un ami. »

 « Lorsque tu sortiras en guerre contre ton ennemi », cet ennemi, aux yeux du Midrash, est le yétser ara, le mauvais penchant.

 Il faut bien comprendre cette idée. Dieu nous a créés avec ce mauvais penchant, qui est au fond la conscience de soi, l’énergie du vivre, le Moi de chacun. Ce combat ne signifie donc pas destruction de cette conscience de soi, mais gestion de ce « désir de recevoir la vie »

 

Cette paracha est lue au mois d’éloul, au mois qui précède tichri.

Elle invite à ce combat permanent pour passer de l’égoïsme à l’altruisme, de l’avoir à l’être. Elle propose un autre bonheur qui n’est plus dans la domination des êtres et des choses, mais dans la capacité de sortir grandi de nos passions destructives.

C’est ce combat, long et parsemé de miroirs aux alouettes, qui ouvre sans aucun doute à la véritable rencontre avec Dieu.

Philippe HADDAD

 

 

Repost 0
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:31

bernheim gilles

 

 

Le Printemps arabe, la disparition de Ben Laden, les discours du Président Obama,

ouvriront-ils la porte à une ère nouvelle et à des espoirs de paix et de sécurité au Proche

Orient? Nul ne le sait. Ce temps m’inspire aujourd’hui de livrer quelques réflexions et espérances

• A mes amis des pays arabes: Israël est un pays imparfait, né d’un rêve nécessaire.

Certains parmi vous refusent Israël parce qu’ils poursuivent un rêve contraire: l’unité arabe

contre l’humiliation coloniale. Ce thème de la colonisation moderne comme événement inouï,

comme une sorte de viol et de coup d’arrêt à une histoire millénaire, veut ignorer la nature

même de cette histoire antérieure, comme probablement de toute histoire. Ainsi, s’il y a

aujourd’hui des Arabes en Afrique du Nord, c’est parce que des Arabes l’ont colonisée à

partir du VIIe siècle. Et les premiers «colonisateurs» non arabes du Proche-Orient n’ont pas

été des Européens, mais d’autres musulmans – les Turcs seldjuks d’abord, avec bien peu de

douceur, les Turcs ottomans ensuite.

 Je ne veux minimiser ni les erreurs, même bien intentionnées, ni les crimes véritables

de l’impérialisme occidental, ni la spécificité de certains des traumatismes qu’ils ont pu

causer, mais il me semble que vous gagneriez à sortir de la mystification qui présente vos

peuples sans aucune responsabilité dans leur propre histoire, comme ayant uniquement subi ce

que d’autres – les Occidentaux – leur auraient imposé. Le Printemps arabe vous donne de

nouvelles raisons d’être fiers.

• A mes amis et concitoyens d’Europe, dire que notre difficulté à désamorcer les

manipulations anti-occidentales m’interpelle. Les pavés de nos grandes villes, habitués aux

manifestations anti-israéliennes, restent désespérément silencieux pendant les massacres en

Libye et en Syrie. J’ai aujourd’hui le sentiment très amer de deux poids et deux mesures dans

la morale, la solidarité et les Droits de l’Homme, selon qu’il s’agit ou non d’Israël.

De façon plus générale, l’inquiétude, le relativisme et le pessimisme prévalent en

Europe. Nos sociétés auraient-elles perdu toute vision et toute ambition? Elles sont perçues

comme riches, puissantes, mais vides de valeurs. Les solidarités tendent à s’y réduire à des

dispositions administratives. Si chaque individu est libre – c’est l’un de nos principes

fondateurs – cette liberté est trop souvent exercée au profit du plus grand conformisme:

consommer, se faire plaisir.

Il est temps pour nos sociétés européennes de retrouver fierté et confiance, solidarité et

espoir. Le Printemps arabe peut nous aider dans cette démarche parce qu’à l’instar de la chute

du mur de Berlin, il ouvre une délicate transition où l’Europe unie peut se mobiliser pour la

construction de sociétés plus libres et plus ouvertes. Mes propos sont loin d’être idéalistes car

c’est l’Europe entière qui devra porter le fardeau si la transition est une impasse.

• A mes amis israéliens: certains d’entre vous, résolument pacifistes, cultivent la

culpabilité d’avoir pris des terres aux Palestiniens. D’autres voient en ces terres la patrie de

nos aïeux et font valoir que les retraits du Liban, puis de Gaza ont seulement abouti à des

pluies de missiles ou de roquettes tirées depuis ces territoires sur les villes d’Israël.

Si j’ai souvent dit ma sympathie pour toutes les victimes, israéliennes et

palestiniennes, j’observe que des dirigeants palestiniens – hier l’OLP, aujourd’hui le Hamas –

ont commis bien des erreurs, nourri bien des chimères, valorisé le jusqu’au-boutisme et la

violence. Un Etat palestinien aurait pu exister dès 1947 à la suite du vote de la résolution 181

par les Nations Unies, si les Palestiniens et l’ensemble des Etats arabes n’avaient pas choisi de

s’y opposer par la guerre. Le Printemps est contagieux: un sondage indiquait en mars 2011

que 67% des habitants de Gaza souhaitaient des manifestations contre le Hamas, à l’instar de

ce qui se passait dans les autres pays arabes.

Tenants du Grand Israël, je comprends votre douleur face à la perspective de devoir

peut-être renoncer à certaines terres, pourtant promises au peuple juif dans la Bible. J’ai

toutefois envie d’ajouter deux choses. Israël étant l’Etat-nation du peuple juif et les Juifs

enseignant la morale depuis des siècles, Israël n’a par conséquent d’autre option que de se

conformer à la morale. Ce raisonnement éminemment valide présuppose néanmoins que l’Etat

d’Israël et son caractère juif soient acceptés par tous, avec sincérité et sans ambiguïté, parce

qu’il est moral que le peuple juif ait son Etat.

 • Aux jeunes générations arabes qui sont aux avant-postes des révolutions: je ne vous

connais pas, mais j’admire votre courage. Vous avez accompli l’impensable, pourtant le plus

dur est devant vous. Les transitions sont longues et souvent troublées parce qu’il faut changer

tous les référentiels. Vous avez la chance de vivre dans des pays très jeunes où vos

générations sont ou seront bientôt majoritaires. C’est une opportunité pour faire peau neuve et

pour regarder autrement l’Europe ou Israël.

 Qu’est-ce que le sionisme si vous faites fi des propagandes qui vous entourent depuis

votre naissance? C’est un humanisme qui offre à tous les peuples des raisons de croire en euxmêmes.

 Le sionisme atteste, par l’exemple, qu’aucune oppression n’est irrémédiable,

qu’aucun désert n’est stérile à jamais et que l’espoir est toujours justifié. Il est une région de

l’esprit autant que de l’espace: idée de l’Homme et de ses droits, patiemment bâtie en Orient

au moment même où, dans ces tragiques années 1930 et 40, elle s’effondrait en Occident. Et il

demeure, dans sa part la moins périssable, profondément fidèle aux paroles de Herzl: «Nous

ne demandons à personne à quelle race il appartient, il nous suffit qu’il soit un Homme».

 • Enfin, je veux terminer par un message à mes frères dans toutes les religions. Dans

ce temps où les statu quo s’effondrent et les lignes bougent, les religions ont un rôle à jouer,

quelle que soit la foi de chacun. Ici en Europe, là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée, elles

sont un vivier où nos sociétés peuvent puiser de quoi retrouver confiance et fraternité,

redonner du sens à leurs valeurs. L’exemple qui m’est le plus naturel est celui du judaïsme,

premier des monothéismes et fondateur d’une certaine idée de l’universalisme: car dire que

Dieu est un, n’est-ce pas une façon de dire qu’il est le Dieu de tous? Et la filiation est évidente

entre les dix Commandements et les droits de l’Homme.

 J’ai la conviction que si elles s’en donnent la peine, les religions peuvent contribuer à

régénérer notre identité à tous, qui se reconnaît certes dans le moment historique des Lumières

et de la formulation des droits de l’Homme, mais qui n’est pas le privilège de l’Occident,

comme les révolutions arabes l’attestent avec force.

 C’est cette identité porteuse d’espoir qui, plus sûrement que les armes et la

technologie, pourra faire barrage à l’inquiétude, au fondamentalisme et à la barbarie. Identité

d’êtres humains rationnels et moralement responsables, humanité de l’homme à laquelle il

faut d’abord s’efforcer mais qu’il faut aussi appeler comme la pluie de la vie par nos prières.

Repost 0
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 12:32

talmud

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Claude SICSIC
  • Le blog de Claude SICSIC
  • : La vie d'une communauté
  • Contact

Profil

  • Claude SICSIC
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste
  • Responsable communautaire, j'ai souhaité créer, avec ce blog, le lien humain et amical qui nous fait tant défaut dans ce monde égoïste

Recherche

Archives