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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 15:33

Un peti texte glané sur le Net. C'est bien vrai, ça !!

 

 

Abraham-1

5772 ans ......et nous durons toujours, contre vents et marées nous sommes là , essayant, pas toujours adroitement de transmettre au monde non pas la vérité , ni de dogme, mais des valeurs que nous avons reçues afin que le projet humain ait un sens sur cette terre . que chacun d'entre nous s'en souvienne et tout en conservant ce qui fait sa spécificité aille vers l'autre pour que cette humanité ne soit pas vaine . A tous qui que vous soyez , où que vous soyez je souhaite Shana tova du fond du coeur .

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 09:06

hhazino

 « Cieux prétez l’oreille et terre écoute »

 

 

La paracha de la semaine présente un chant, celui de Moïse. En sortant d’Egypte, après la traversée de la mer, Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ensemble, ici Moïse chante en solo.

 

Les deux témoins :

Le chant de la sortie d’Egypte portait l’espérance de la délivrance, celui qui précède l’entrée en terre promise use d’un langage plus dur. Car entre temps, Israël a révélé des failles (la faute du veau d’or, la faute des explorateurs, des impatiences et des révoltes aussi …). Avant de mourir, Moïse met en garde la nouvelle génération contre l’oubli de l’Alliance avec Dieu, contre l’idolâtrie qui est infidélité au projet divin.

Avant de mettre en garde le peuple, le prophète de Dieu prend deux témoins : les Cieux et la Terre. « Des témoins permanents » commente Rachi.

Les Cieux et la Terre créés au Commencement réapparaissent ici. Le monde n’a de sens que si le bien est pratiqué, si la justice règne souveraine, si l’amour du prochain est recherché, si la paix, (shalom = l’un des noms de Dieu) triomphe.

Dans un monde de violence, d’égoïsme, de médisance, l’homme se pose la question du sens de son existence. L’absurde de la création naît avec le mal.

Moïse prend à témoin les Cieux et la Terre, comme pour dire que les hommes sont responsables du monde en fonction de leur conduite. Lourde responsabilité que notre humanité d’homme ! Nous lisons cela tous les jours dans les journaux.

 

Moïse et Isaïe :

Moïse commence ainsi son chant : « Cieux prêtez l'oreille, et je parlerai ! Terre, écoute les paroles de ma bouche ! » (Dt 31, 1). Quelque six cents années plus tard, un autre prophète en s’adressant au peuple d’Israël utilisera presque la même formule : « Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille !… » (1, 2). Certes, Isaïe connaissait le chant de Moïse, mais il inverse l’ordre des verbes.

 

Moïse :

Cieux -> Prêter l’oreille (verbe : léhaazine. Ozène = Oreille)

Terre –> Ecouter (verbe : lichmoa, comme dans Shéma Israël)

Isaïe :

Cieux –> Ecouter.

Terre -> Prêter l’oreille

 

Pour nos sages, il ne s’agit pas d’un fait du hasard, Isaïe faisait référence au verset de Moïse, et c’est sciemment qu’il a inversé l’ordre des verbes. Pourquoi ?

« Prêter l’oreille » se dit pour une écoute attentive de près. On tend l’oreille pour mieux s’approcher. « Ecouter » se dit pour un son lointain.

Voici la réponse que donne Rabbi Aquiba dans le Midrash Tanhouma sur notre paracha.

« Moïse en enseignant la Torah se trouvait dans les Cieux, et il parlait avec les Cieux comme un homme parle à son ami, c’est pourquoi il dit : Cieux prêtez l'oreille. Voyant la Terre de loin, il dit : Terre, écoute les paroles de ma bouche ! Par contre Isaïe qui se trouvait sur Terre, dit : Terre, prête l'oreille, mais pour les Cieux qu’il voit de loin, il dit : Cieux, écoutez ! »

 

Les Cieux et la Terre :

Ce commentaire peut nous servir de leçon, dans cette période entre Rosh Hashana et Kippour, temps de téchouva, de retour vers Dieu et vers nous-mêmes. Moïse c’est le grand prophète d’Israël, celui qui a fait descendre la Torah des Cieux (le monde des valeurs, de l’absolu) vers la Terre (le monde de l’Histoire, du relatif). Isaïe est prophète aussi, mais il se trouve sur Terre, c’est-à-dire dans l’histoire humaine, et les Cieux sont éloignés.

Il fut un temps où le judaïsme entier tournait autour des synagogues, des maisons d’étude, de l’approfondissement de la Torah et de la pratique des mitsvoth. C’est le temps de nos pères, celui du shtetl ou du mellah. Ces hommes et ces femmes côtoyaient les Cieux tous les jours, la Terre leur paraissait loin, enfermés dans leur ghetto.

Nous vivons aujourd’hui sur la Terre, le judaïsme majoritairement ne se définit plus par l’étude, par la prière, mais plus par une identité revendiquée ou par le rapport à la « terre » d’Israël.

La question qui se pose, une question pour Kippour : comment nous relions-nous les Cieux et la Terre ? Une réponse simple : Par le fait que tous les juifs, ceux des Cieux et ceux de la Terre se retrouvent ce jour-là.

Mais il existe sans doute d’autres réponses, autant que de Juifs qui viennent à Kippour. Quelle est votre réponse, réponse qui se dit en hébreu… téchouva !

 

Chana tova

Philippe .Haddad

 

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:52

  

- Introduction -

Le Shabbath Téchouva est, comme on le sait, le Shabbat situé dans les 10 jours de repentir (assara yémé téchouva). Ces dix jours commencent avec les deux jours de Roch Hachana et s’achèvent avec le jour de Kippour. Le nom « Shabbath Shouva » (Shabbat « Reviens »), découle du premier mot de la haftara de ce samedi (Osée, XIV,2) : « Reviens Israël jusqu’à l’Eternel ton Dieu, car tu as trébuché dans ton iniquité. »

 

Cette haftara n’est pas liée au contenu de la paracha Vayélekh, lue, généralement, durant ce Shabbat (parfois, nous lisons la paracha Aazinou), mais elle s’inscrit dans le thème des « jours redoutables », et traite du repentir. A la fin de sa lecture, nous rajoutons, traditionnellement, trois versets supplémentaires tiré du prophète Michée (VII, 18 à 20) qui annonce que le repentir se réalisera : « Qui est divinité comme Toi, qui pardonnes la faute et passes sur la transgression, en faveur du reste de ton héritage ? Il n'entretient pas sa colère à jamais, car il prend plaisir à la fidélité. Il aura encore compassion de nous, il piétinera nos fautes. Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés, Tu offriras Ta loyauté à Jacob, Ta fidélité à Abraham, comme Tu l'as juré aux jours de jadis, à nos pères. »

 

Shabbath Shouva est, dans les faits, une préparation au jour de Kippour. On comprend pourquoi, dans  la ferveur populaire, ce jour porte ce nom. Ceci est d’autant plus compréhensible si nous déterminons le repentir comme l’élément spécifique de Kippour par rapport au reste de l’année ; tout en soulignant, cependant, comme nous l’avons dit, qu’en vérité la spécificité de Kippour n’est pas d’être le jour du repentir, mais le jour distingué pour rappeler à l’homme le principe de la téchouva, qui ne dépend ni d’un temps particulier, ni d’un lieu particulier.

 

 « Qui est sage comprendra ceux-ci… »

 

Le prophète Osée fils de Bééri connu comme un grand sermonneur d’Israël, fut aussi un grand amoureux de son peuple. Le dernier chapitre (XIV) de son discours qui sert de support à la haftara de  « Shabbat Téchouva » (à partir du verset 2) explicite le chemin du repentir, en mettant en exergue le nouvel amour qui liera le Saint, béni soit-Il au peuple d’Israël. A la fin du chapitre, un dernier verset, fort célèbre, conclut (XIV, 10) : «  Qui est sage comprendra ceux-là, intelligent et il les saura, oui, droits sont les chemins de l’Eternel (YHWH), les justes marchent en eux, mais les pécheurs trébuchent en eux. »

 

Ce verset, à première vue, réveille en nous une interrogation. Du fait qu’il exprime quelque chose de poignant, et quelque peu effrayante. Le verset commence par une sorte de prière ou une formulation d’espérance, à savoir : «  Qui est sage comprendra ceux-là, intelligent et il les saura. » A priori, il parle des justes et des pécheurs, mais qu’est-ce ce verset vient nous faire entendre ?

  

- Quelle différence entre les justes et les pécheurs ? -

Celui qui lit ce verset naïvement comprend que les pécheurs trébuchent par leurs actes, sans distinguer néanmoins ce qui constitue la nature de cette embûche. Remarquons que le prophète ne dit qu’ils pèchent par leurs fautes ou leurs iniquités, mais il dit « en eux », qui renvoie dans ce contexte aux « chemins de l’Eternel » du début du verset.

 

Il s’agit donc de saisir la profondeur du message d’Osée, qui ne parlent pas des pécheurs qui refusent de marcher dans les voies de Dieu. Au début, il mentionne que les « chemins de l’Eternel sont droits », et sur ces chemins marchent et les justes et les méchants, mais les premiers « marchent en eux » - en référence au verset des Psaumes (I,1) « heureux l’homme qui ne marche point selon le conseil des méchants » - et les seconds « trébuchent en eux », sur ces mêmes chemins empruntés par les justes.

 

Ce qui veut dire qu’un homme peut marcher sur les chemins de Dieu, et être classé parmi les pécheurs. Bien-sûr, demandons-nous comment une telle chose est possible ?

 

La réponse à cette question est liée à l’intention du cœur, et sur ce point nous sommes venus plusieurs fois, cette intention qui distingue ceux qui servent Dieu de façon désintéressée et ceux qui servent Dieu de façon intéressée. Nous pouvons comparer ce verset à cet aphorisme de nos sages, de mémoire bénie : « La Torah de celui qui l’étudie de façon désintéressée, deviendra pour lui un élixir de vie ; la Torah de celui qui l’étudie de façon intéressée, deviendra pour lui un élixir de mort. » Dans les deux cas, il est pourtant fait mention de la même « Torah de Dieu parfaite ».

 

Il ressort de l’observation et de l’expression objective des propos d’Osée, qu’il existe deux types de « serviteurs de l’Eternel » à entendre comme deux démarches différentes et en opposition.

 

 - Les méchants de la Genèse par rapport aux pécheurs du livre d’Osée -

 

La paracha Béréchith s’achève par ces mots (Gn. VI, 5) : « L’Eternel constata que grande était la méchanceté de l’homme sur la terre, et que l’inclination des pensées de son cœur n’exprimait que le mal, tous les jours. » Puis (Gn. VI,11) : « Et la terre fut corrompue devant Dieu, et la terre était emplie de violence. » Dans la paracha Lekh Lékha la population de Sodome est ainsi présentée (Gn. XIII, 13) : « Et les hommes de Sodome, méchants et fauteurs devant l’Eternel. »

 

Les propos d’Osée sont différents. Il ne s’exprime pas du tout par rapport aux méchants (réchaïm, sing. racha), mais par rapport aux pécheurs (pochim, sing. pochéa) qui trébuchent sur  « les chemins de l’Eternel. » Le terme « pécheur » présente un concept radicalement distinct, car il peut s’appliquer à des hommes de Torah qui respectent les mitsvoth. 

 

Le concept « service intéressé »  peut être entendu d’abord dans son acception la plus obvie, en référence à ce que nos sages nomment : « Les enfants, la vie et la subsistance ». Un homme servirait Dieu afin d’obtenir le mérite d’une descendance, d’une longue vie ou d’un bon rémunération. Un autre ne transgresserait pas les interdits, de peur d’obtenir le contraire de ces bénédictions. Cependant, ce concept de « service intéressé » va plus beaucoup plus loin, puisque toute intention, tout but, toute démarche qui ne vise pas exclusivement un pur service de Dieu révèle le  défaut et la béance d’une telle démarche religieuse.

 

Certes les paroles et « les chemins de l’Eternel » sont droits, et leur droiture ne dépend d’aucune condition ou clause, mais au regard de ceux qui les acceptent, existe la possibilité de trébucher en eux, lorsque l’intention de l’acteur n’ambitionne pas la seule volonté du Ciel.

 

La marche sur « les chemins de l’Eternel » ne garantie pas que l’homme avancera droit. Si un individu pense que cette marche répondra à ses attentes, alors cette conduite deviendra un leurre.

Philippe HADDAD D’après le prof. Yéshayahou Leibowitz.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:54

Techouva

Lorsqu'un individu se repent et regrette son erreur, concernant la transgression d'une obligation ou d'une interdiction de la Torah, qu'il l'ait fait volontairement ou involontairement, il doit se confesser à Dieu comme la Torah lui en fait obligation.

C'est à haute voix qu'il s'exprimera de la façon suivante :

"Oh ! Dieu. J'ai commis une erreur et ai péché en pleine conscience. Je me suis révolté contre Toi en violant Ta loi en faisant ceci... ou cela... mais je le regrette sincèrement. J'ai honte de mes agissements et plus jamais je ne referai ceci... ou cela".

Cette formulation est l'essentiel du "Vidouye" ou confession.

De même s'il s'agit d'un dommage causé à autrui, le seul dédommagement matériel ne suffit pas, un vrai et sincère repentir est indispensable pour obtenir le pardon divin.

En quoi consiste la Techouvah?

-          Il faut que le pécheur reconnaisse la transgression commise, la repousse de ses pensées et prenne la ferme décision de ne plus jamais la commettre à nouveau.

-          Il lui faut ensuite regretter le passé à un point tel que Dieu qui connait le secret des cœurs puisse témoigner que ce repentant a pris la ferme décision de ne plus jamais commettre cette faute.

-          Enfin il lui faut confesser sa faute à Dieu et exprimer à haute voix ce qui précède.

Yom Kippour est par excellence le jour du repentir et de la confession de ses fautes. Cette confession peut être répétée plusieurs fois, même au cours des différents Yom Kippourim ou même pendant un processus de Techouvah dans le temps (c'est entre autre la raison d'être des 10 jours de pénitence entre Roch Hachana et Kippour).

Il est possible de demander pardon à une personne décédée. Pratiquement c'est aux héritiers du défunt que l'on exprimera ses regrets.

Il est interdit d'être cruel en refusant pardon demandé par son prochain.

On ne peut espérer le pardon à Dieu à l'égard d'une faute commise envers un homme que si l'on a obtenu au préalable le pardon de la personne lésée.

 Il ne faut pas faire seulement Techouvah de péchés où n'entrent en jeu que le geste ou l'acte, mais aussi à l'égard des fautes commises par la pensée ou dans ses attitudes comportementales, lesquelles ont aussi besoin d'être effacées.

En effet, il faut se repentir également de la colère, la haine, la jalousie, la raillerie, l'égoïsme et la cupidité, la poursuite des honneurs, etc.

Un des fondements de la Torah est la liberté qu'a l'homme de choisir entre le bien et le mal, la connaissance du bien et du mal étant innée chez tout individu.

Il ne faut pas commettre l'erreur fréquente de croire que la destinée de l'homme est décidée par Dieu à sa naissance ; chaque individu possède en lui les ressources nécessaires pour devenir un "tsadik" comme Moïse ou un "racha" comme Jéroboam.

Tout homme étant responsable de sa perte comme de sa réussite se doit en conséquence de faire Techouvah et pleurer ses erreurs.

C'est d'une véritable "maladie d'amour" dont doit être atteint celui qui ne pense, ne vit et n'agit que par amour de Dieu, une passion qui le lie à Dieu, d'un lien puissant et de tous les instants, plus fort encore que toutes les passions qui lient des êtres humains entre eux, comme il est dit dans le Chema, "de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir".

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:04

Israel-copie-1.jpg

Un message plein de vérités qui m'a été transmis par un ami Israélien à la veille de notre nouvel an !

 Bonne et Heureuse Année, santé et sérénité, joie et prospérité, et que les esprits s’ouvrent a la vérité  et les cœurs a la tolérance et a l’amour.

 Nous, les Israéliens...

Bien sûr, j'aurais pu aborder la crise avec la Turquie, l'initiative palestinienne à l'Onu, la commémoration du 11-Septembre ou la colère sociale. Mais j'ai préféré, justement cette semaine, faire une pause dans cet univers impitoyable, comme on disait à Dallas, et vous parler de nous, les Israéliens et de notre petit pays.

Ce petit pays, grand comme deux départements français, qui est le centre du monde. Il dérange tout le monde, ceux qui le haïssent sont pour la plupart des théocraties fondamentalistes, des dictatures et des racistes. Il est vrai que nous sommes spécialistes du mélange des cultures, du métissage et de l'intégration, car originaires d'une centaine de pays différents, qui dit mieux?

Plus de 70% sont nés sur cette terre, ce sont des Sabras, ils ne sont plus ni ashkénazes ni sépharades, il n'y a que des Israéliens. Ils adorent le couscous d'où qu'il viennent (pas de jaloux…), le djahnoun yéménite, le koubé irakien, le medjadra iranien, peut-être un peu moins le gefillte fish (moi j'aime, surtout celui de ma mère, mais du poisson sucré, ce n'est pas évident pour tout le monde).

Ils ne sont pas très polis, d'après les normes occidentales. Ils ne disent pas bonjour. Ce n'est pas parce qu'ils sont méchants, mais c'est souvent parce qu'ils sont timides.

Ils sont toujours surpris par le cérémonial à la française : la bise, le serrement de mains, le bonjour de la boulangère, comment allez-vous, etc…

Eux, lorsqu'ils achètent une baguette, ils payent et puis c'est tout, "takhless", droit au but (comme on dirait à Marseille), pas le temps pour toutes ces politesses inutiles.

Ils sont bruts de décoffrage. Mais détrompez-vous, ils sont tout sauf indifférents.

En France ou en Belgique, ou ailleurs, on vous dit certes bonjour et on vous fait la bise, mais lorsque vous êtes attaqué dans la rue, on détourne la tête et on passe son chemin.

Ici, dans notre petit pays, on intervient, le premier vous porte secours, le deuxième poursuit l'agresseur et le troisième appelle la police. Chez nous, les filles peuvent rentrer tranquillement à la maison, la nuit tombée, sans se faire importuner. On peut téléphoner sans se faire arracher son portable. Cette semaine, un tribunal a condamné à 9 ans de prison un type qui avait commis un vol avec violence sur une personne âgée. Dans le 93, ils sont relâchés au bout d'une heure, le sourire aux lèvres.

Et oui, on est poli en France, surtout avec les délinquants et la racaille, comme dirait l'autre.

Comme partout il y a des incivilités. Mais en Israël on peut organiser une manifestation de 300.000 personnes (équivalent de 3 millions à Paris) sur une place de Tel Aviv, le Kikar Hamédina, symbole du luxe, sans qu'une seule vitrine ne soit brisée ou un acte de violence commis. Vous en avez déjà vu, vous, des manifestations de revendication sociale avenue Montaigne à Paris ? Je n'ose imaginer ce qui s'y passerait. Quand on constate les dégâts après chaque manif place de la Nation, quel est le peuple le plus pacifique ? Ici, les forces de sécurité contrôlent les accès aux cortèges par crainte d'un acte terroriste, mais il n'y a pratiquement aucun policier pour surveiller les manifestants. Combien de CRS et gendarmes mobiles seraient mobilisés pour une manif de 3 millions ou même de 300.000 personnes ?

Chez nous, on se dispute, on s'engueule, mais on s'entraide.

C'est le pays de la "houtspa" (le culot) et de la resquille. Au supermarché, on met quelques produits dans le caddie qu'on laisse devant une caisse, puis on va faire tranquillement ses courses et ensuite on passe devant tout le monde. On marchande partout (mais après tout, on est en Orient), on dépasse par la droite, on n'utilise pas de clignotant, bref, c'est chacun pour soi.

Mais ce sont les mêmes qui ne laisseront pas un voisin âgé seul pour Shabbat ou les fêtes. Ici, les adolescents doivent choisir un travail d'intérêt général dans le cadre des activités scolaires : visite aux malades, volontariat au Maguen David Adom, auxiliaire dans la police, etc…

C'est un pays où la qualité de vie est bien supérieure à celle de nombreux pays occidentaux, mais où la situation peut se dégrader en quelques jours, en quelques instants. Et lorsque c'est malheureusement le cas, alors plus de houtspa, fini l'égoïsme, envolées les incivilités. On se tient les coudes, on se réconforte, on aide, on ne compte pas, la solidarité juive est à son paroxysme.

Je me rappelle une période militaire lors de laquelle une dispute très vive avait opposé plusieurs soldats de notre unité. C'est alors que nous fûmes appelés pour une opération assez dangereuse. Pendant le transport, un militaire commença à fredonner une vieille mélodie que nous reprîmes tous en chœur. Ceux qui s'étaient disputés ne se quittèrent pas pendant toute la mission et l'un d'entre eux fut blessé alors qu'il portait secours à l'un de ceux avec lesquels il s'était accroché verbalement.

Nous n'avons pas toujours la manière et les manières, nous ne sommes pas dociles, nous avons la nuque raide, comme le disaient déjà les Romains. Nous voulons bien nous excuser si nous avons vraiment tort (voilà pour les Turcs), nous sommes prêts à négocier, à faire des concessions à condition que notre existence ne soit pas niée, que nous soyons reconnus et respectés en tant que tels (voilà pour les Palestiniens et les Arabes en général).

Il y aurait tant de choses encore à dire sur un peuple vieux de plus de 3.000 ans, qui est redevenu une nation il y a 63 ans. Mais voilà ce que j'avais envie d'écrire aujourd'hui, sur mon pays, sur mon peuple, sur nous, les Israéliens.

Nos pensées, vont ce soir, à Guilead Shalit otage français, détenu depuis 1914 jours par le Hamas. Ses parents sont toujours sans nouvelles.

Les visites, même celles de la Croix-Rouge, lui sont interdites….....

 

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 11:27

 

Le texte suivant a été lu par son auteur, Jacques Tarnero, le 20 septembre au Théâtre du Gymnase, lors d’un grand meeting « des Amis d’Israël, pour la reprise des négociations de paix, et contre toute résolution unilatérale à l’ONU », et qui réunissait, entre autres :

l'ancienne Premier Ministre Edith Cresson (PS), Eric Raoult (UMP), Jean-Marie Bockel (Rassemblement Démocratique et Social Européen), Christine Boutin (UMP), le Président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée Nationale Claude Goasguen (ULM), les députés Jean-Marie Le Guen et Serge Blisko (PS).

C’est parce que le rêve est un moteur de l’histoire que nous pouvons faire nôtres les rêves des autres.

C’est parce que nous nous approprions le mot de Martin Luther King « j’ai fait un rêve… » que nous aussi nous faisons un rêve et que nous souhaitons un vrai printemps pour les palestiniens.

Nous rêvons de souhaiter la bienvenue à la Palestine dans le concert des nations.

Bienvenue aux Palestiniens qui choisiront de bâtir leur Etat, à côté de leurs voisins juifs.

Bienvenue aux palestiniens qui préfèrent bâtir leur Etat plutôt que détruire Israël.

Bienvenue à ceux qui acceptent le principe de deux Etats pour deux peuples.

Bienvenue à une Palestine qui reconnaisse à tous le droit de vivre sur la terre de leurs ancêtres.

Bienvenue à une Palestine qui bannira de ses principes la volonté de détruire son voisin.

Bienvenue à une Palestine qui bannira de sa lutte le terrorisme, les bombes humaines, l’assassinat de civils. Bienvenue aux palestiniens qui ne danseront plus de joie à l’annonce d’un attentat en Israël.

Bienvenue à une Palestine qui bannira de ses méthodes le sacrifice de ses propres citoyens en leur promettant le paradis.

Bienvenue à une Palestine dont les mères font le choix de la vie pour leurs enfants plutôt que la glorification de leur martyre.

Bienvenue à une Palestine n’enseignant plus la haine dans ses livres d’écoles et dans ses média.

Bienvenue à une Palestine pluraliste, ouverte et tolérante. Nous rêvons de dire : "Vive une Palestine libre, humaniste, démocratique, pacifique, respectant les femmes et aimant la vie !"

Bienvenue à une Palestine qui protègera la liberté de pensée.

Bienvenue à une Palestine qui respectera le droit et l’égalité pour les femmes.

Bienvenue à une Palestine qui n'exécutera plus ses homosexuels.

Bienvenue à une Palestine qui respectera les religions des non musulmans et les droits des athées. Bienvenue à une Palestine qui traitera en toute égalité ses citoyens chrétiens, et leur permettra de pratiquer leur culte librement. Bienvenue à une Palestine qui respectera le droit des minorités sur son sol.

Bienvenue à une Palestine qui ne sera pas vide de Juifs.

Bienvenue à une Palestine qui soutiendra les peuples en lutte contre le terrorisme islamiste.

Bienvenue à une Palestine qui soutiendra la lutte des autres peuples contre leurs oppresseurs : telle celle du Darfour contre le Soudan, celle des kurdes contre l’Iran, la Syrie, la Turquie…

Bienvenue à une Palestine qui s'opposera au massacre des siens en Syrie.

Bienvenue à une Palestine qui soutiendra la lutte des syriens contre leurs oppresseurs

Bienvenue à une Palestine qui condamnera la guerre sainte.

Bienvenue à une Palestine qui libère l'otage Guilad Shalit.

Bienvenue à une Palestine qui reconnaisse Israël comme l'Etat du peuple juif.

Bienvenue à la Palestine pour sa contribution à la construction d’un monde civilisé.

Nous espérons n’avoir pas fait qu'un rêve.

© Jacques Tarnero et Drzz.fr

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 18:27

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ISRAEL POUR L’ETERNITE

Les derniers développements dans le monde arabe nous démontrent à quel problème majeur Israël est confronté. Le problème d'Israël n'est ni les palestiniens, ni l'Egypte, ni la Syrie, ni même l'Iran, non! Le vrai problème d'Israël est la non-continuité de l'Etat dans aucun des Etats musulmans!

Comment Israël pourrait-il signer un traité de Paix avec quelque gouvernement arabe que ce soit, quand on sait très bien que cette signature serait "caduque" à la prochaine alternance à la tête de l'Etat. L'exemple récent de l'Egypte et de la Turquie ou l'exemple plus ancien de l'Iran montre à quel point ces signatures sont fragiles.

La confiance est le fondement de tout contrat, et la Paix est le plus important des contrats!

Les israéliens ont fait confiance aux égyptiens, ils ont restitué la totalité de la péninsule du Sinaï occupée en 1967, ils ont eu des rapports cordiaux, si ce n'est chaleureux, avec Sadate comme avec Moubarak, les israéliens étaient des touristes assidus de l'Egypte,... et pourtant! Il a suffi d'une alternance, légèrement teinté de Frères Musulmans, pour que tout cet édifice s'écroule.

De même les liens "privilégiés" économiques et militaires qu'Israël avait réussi à tisser au fil des années avec l'Iran du Chah puis la Turquie laïque ont volé en éclats avec l'arrivée d'islamistes fondamentalistes en Iran ou "modérés" en Turquie.

Dans ces conditions, comment demander aux Israéliens de faire confiance à ses voisins et d’établir avec eux des relations normales?

Comment exiger d'Israël qu'il accepte une reconnaissance unilatérale de l'Etat Palestinien alors qu'un accord assumé par les deux parties, et de surcroît garanti par les alliés d'Israël comme à Camp David peut être foulé aux pieds à la première occasion? N’oublions pas que la guerre des six jours (1967) a eu pour détonateur des circonstances similaires: la libre circulation dans le détroit de Tyran était la principale contrepartie au retrait israélien du Sinaï occupé en 1956. Cet accord était garanti par les Etats-Unis et l'O.N.U!

Il a suffi d'une décision unilatérale de Nasser pour que ce traité devienne un torchon de papier sans qu'aucun des "garants" n'ose intervenir. Alors, des Occidentaux aux abois, ayant perdu le sens de leurs valeurs et parfois même de leur dignité, appellent Israël à accepter le "diktat" palestinien avec comme seule contrepartie soit la "parole de l'autorité palestinienne", soit la parole des Etats-Unis ou de la France!Israël devrait faire confiance à un gouvernement croupion qui "tente de gouverner" la moitié d'un Etat, sur une moitié des terres de cet Etat, et qui, demain, lors d'élections tant de fois repoussées pourrait être dirigé par des islamistes fanatiques! Non, cela n'est vraiment pas sérieux!

Les médias nous assènent jour après jour les difficultés qui attendent Israël sans se rendre compte que ces difficultés sont déjà notre lot quotidien. Si la France, la Grande-Bretagne ou d'autres sont prêts à accepter la dilution de leur "identité", sans combattre pour les valeurs qui ont fait leur grandeur, libre à eux! Mais qu'ils n'exigent pas d'Israël d'accepter cette dhimmitude dont les juifs ont mis tant de siècles à se débarrasser.

La grandeur d'un Etat est ce qu'il inspire plus que ce qu'il est!Et, malgré ses défauts, Israël inspire notre admiration et notre respect. Ce qui n'est, malheureusement, plus le cas pour nombre de pays occidentaux! Pour toutes les raisons ci-dessus citées, et bien d'autres d'ailleurs qu'il serait fastidieux d'énumérer, nous appelons nos concitoyens, notre gouvernement et notre pays à refuser cette déclaration unilatérale d'Etat palestinien. Des parlementaires courageux, ne cédant pas à la facilité politicienne, ont décidé d'alerter notre Président sur les conséquences désastreuses d'un vote "pour cette reconnaissance", conséquences d'ailleurs beaucoup plus désastreuses pour les pays qui auraient renié tout ce qu'ils ont toujours déclaré que pour Israël, désormais habitué aux décisions ignominieuses de ce "machin" que l'on appelle ONU, caisse de résonnance de pays islamiques et de 140 dictatures.

Hubert ZAKINE

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:02

Rosh-Hashana-6

 

 

Le  Centre Culturel Sarah et Aimé Grumbach

5, rue d’Angoulême  - NIMES

 

Vous invite à participer au

SEDER DE ROCH-HACHANA

Le mercredi 28 Septembre

A 20 heures 30

P.A.F. : Adultes 22 €uros

Enfants de moins de 12 ans : 10 €uros

Renseignements et réservations :

Lydie : 04 66 26 16 27

Jeanine : 06 73 04 12 07

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:56

Devarim

« Les absents, levez la main ! »

Vous êtes placés aujourd'hui, vous tous, en présence de l'Éternel, votre Dieu: vos chefs de tribus, vos anciens, vos préposés, chaque citoyen d'Israël ; vos enfants, vos femmes et l'étranger qui est dans tes camps, depuis le fendeur de bois jusqu'au puiseur d'eau, afin d'entrer dans l'alliance de l'Éternel, ton Dieu, et dans son pacte solennel, par lesquels il traite avec toi en ce jour, voulant te constituer aujourd'hui pour son peuple, et lui-même être ton Dieu, comme il te l'a déclaré, et comme il l'avait juré à tes pères Abraham, Isaac et Jacob. Et ce n'est pas avec vous seuls que j'institue cette alliance et ce pacte; mais avec ceux qui sont aujourd'hui placés avec nous, en présence de l'Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici, à côté de nous, en ce jour.

Dévarim / Deutéronome XXIX, 9 et ss.

Contrat avec ou sans tacite reconduction

Moïse va bientôt conclure son discours, commencé au début du livre de Dévarim. Il s’adresse à la nouvelle génération qui est née dans le désert et qui va franchir le Jourdain pour entrer en terre promise. Moïse rappelle que cette terre d’Israël est donnée par Dieu, comme lieu de réalisation d’un contrat, d’une alliance (bérith) qui se traduit par l’accomplissement de la Torah. Avant de quitter ce monde, il va renouveler le contrat qui avait été contractée au Sinaï.

Ce contrat de la Torah engage tout le peuple : les hommes, les femmes, les enfants, les responsables politiques, les plus simples dans l’échelle sociale. Il ajoute une formule étonnante : « Et ce n'est pas avec vous seuls que j'institue cette alliance et ce pacte; mais avec ceux qui sont aujourd'hui placés avec nous, en présence de l'Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici, à côté de nous, en ce jour. »

Comment peut-on engager ceux qui ne sont pas là ? Plusieurs réponses sont apportées par nos commentateurs. Nous en retiendrons une qui nous concerne en tant que parents ou éducateurs. L’alliance avec Dieu ne se limite pas à accepter la Torah pour soi-même, elle signifie l’accepter pour soi et la transmettre à sa descendance. La transmission est au cœur du judaïsme.

Moïse dit au peuple : « Cette volonté qui est la vôtre aujourd’hui d’accepter la Torah, transmettez-la à vos fils et à vos filles. »

La Torah ne se présente pas comme un simple contrat avec tacite reconduction, elle implique dans chaque génération de l’accepter pour soi et pour ceux qui ne sont pas là avec nous aujourd’hui.

D’une manière plus générale, notre manière d’être juif restera toujours liée à notre engagement pour le rester, et pour faire en sorte que nos enfants le restent aussi.

Méditons cette formule de Léon Ashkénazi (manitou) : « Est juif celui dont les enfants continuent de rester juif. »

Ph.Haddad

 

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 09:41

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