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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:53

lek leha

Réflexion sur la paracha/ Lekh Lékha

Nos patriarches (avoth) et Jérusalem

Notre paracha débute par l'appel de Dieu (YHWH) à Avram (qui n'est pas encore Abraham) qui lui demande de quitter son ancien monde pour aller en Israël (Canaan).

Dans cette terre promise à des promesses, le patriarche se déplacera dans tout le pays. L'exégèse traditionnelle mettra en exergue la rencontre de notre patriarche avec une ville particulière : Yéroushalaïm, Jérusalem. Pour autant, à aucun moment le nom de Yéroushalaïm n'apparaîtra explicitement dans le Torah (Pentateuque). Il faudra attendre le chapitre X de Josué (verset 1) pour découvrir ce nom. Cependant nous trouvons des allusions à cette ville dans le livre de Béréshit / Genèse, nous vous proposons une ballade shabbatique.

Abraham et Jérusalem :

Ainsi dans notre paracha, le verset parle-t-il de « Malki - Tsédek, roi de Shalem ». Rachi, Abraham ibn Ezra et Ramban se rejoignent pour affirmer que « Shalem est Yéroushalaïm », chaque commentateur apportant sa preuve scripturaire.

Pour sa dernière épreuve (paracha de la semaine prochaine), Abraham est appelé par Dieu à « sacrifier » son fils Isaac, sur le mont Moriah. Pour Rachi, le Moriah n'est autre que Jérusalem. Pour le maître de Troyes deux raisons justifient cette correspondance, l'une s'appuyant sur une lecture midrashique, l'autre sur une lecture littérale.

La première raison est tirée d'un enseignement de nos sages qui posent que Moriah viendrait du verbe Léhoroth qui veut dire « enseigner » ; que l'on retrouve par exemple dans Moré, « Enseignant ». Pourquoi Jérusalem se nomme-t-elle Moriah ? Car de Jérusalem sortait et sortira la Torah. En effet, c'est à partir du Sanhédrin, le grand tribunal qui était situé dans l'une des salles du Temple, que l'enseignement des sages se promulguait à tout Israël. C'est encore de Jérusalem que selon nos prophètes (Isaïe II, 3 & Michée IV, 2) « la parole de l'Eternel » sera offerte à l'humanité.

La deuxième raison, plus littérale, voit dans le mot Moriah, la racine Mor, le « Myrte ». Le mont Moriah serait la colline de cette plante odoriférante. Rachi, partant de cette considération, cite la traduction araméenne de Onkélos (Akylas). Dans cette traduction - commentaire, Onkélos propose : « La colline de la combustion de l'encens » allusion à l'autel d'encens du futur Temple.

Isaac et Jérusalem :

L'allusion à Jérusalem réapparaît avec Isaac. Rachi sera de nouveau notre guide. A propos du verset (: « Et Isaac sortit pour méditer dans le champ » (Gn. XXIV, 63), Rachi, constate qu'il est écrit « le » champ, et non « un » champ. Pour notre exégète le deuxième patriarche allait prier dans le champ où il fut, quelques années, auparavant ligoté : le mont Moriah.

Isaac va prier à l'endroit où il a découvert que la vie est une grâce de Dieu, qui appelle l'homme à vivre.

 

Jacob et Jérusalem :

On ne s'étonnera pas de retrouver, le fils d'Isaac, Jacob, lui aussi à Jérusalem. Comment se nomme la ville ici ? Beth El, littéralement « Maison de Dieu », par préfiguration du Temple futur, enseigne toujours Rachi. C'est à partir de la formule de Jacob : « C'est ici la porte des Cieux » (Gn. XXVIII, 18), que la tradition posera la Jérusalem terrestre en vis-à-vis de la Jérusalem céleste, un thème important de la Kabbale.

Jérusalem, mémoire originelle de l'identité d'Israël :

Cette exégèse nous donne à penser. Si la tradition tient à lier la vie de nos patriarches à la ville de Jérusalem, c'est bien entendu pour fonder un lien indéfectible entre la conscience juive et sa mémoire religieuse. Le nom de Jérusalem, comme ceux d'Abraham, Isaac et Jacob, reste fondateur de notre mémoire.

Colline, champs et maison :

Nous terminerons par cet enseignement talmudique :

« Il est écrit : Des peuples s'y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu'Il nous enseigne ses voies, Et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la Torah, et de Jérusalem la parole de l'Éternel » (Isaïe II, 3). [Question : pourquoi] Dieu de Jacob, et pas d’Abraham et d’Isaac ? [Car il ne désigneront pas Jérusalem] comme Abraham qui a appelé [Jérusalem] Har « Colline », ni comme Isaac qui l’a nommé Sadé « Champ », mais comme Jacob qui l'a nommé Bayith « Maison ». (Traité Pessahim 88 a).  

Quel sens général donner à cet enseignement ? A l'analyse nous constatons une progression : Colline, Champ, Maison.

  • La colline est un lieu naturel que Dieu a créé. Dans la Bible, la nature, le monde profane, est la signature divine des « six jours du Commencement ». La spécificité de la nature (créée par Dieu) est de se présenter comme un espace infini de forces aveugles. Chaque force, mue par un mouvement intrinsèque, tend à se maintenir. D'où la possibilité de conflits entre les forces naturelles. (ex. Une plante tend à vivre, le feu du centre de la terre tend à jaillir : l'irruption volcanique détruira la plante.). Ici, la colline abrahamique renvoie à cette nature, dans sa dimension sauvage. (Dieu ne demande-t-il pas un acte sauvage au père, pour mieux interdire toute barbarie au nom du Ciel ?)
  • Le champ est toujours un lieu de nature, mais cette fois, géré par l'homme. L'homme favorise le fait de nature, il organise, il délimite, il soigne ; il met de l'ordre, à l'image du Dieu créateur qui met de l'ordre à partir du Tohu-Bohu originel (Dieu donne-t-Il des ordres ? Ne nous demande-t-Il pas plutôt, à travers Ses ordres (mitsvoth), de continuer à mettre de l'ordre dans le monde inauguré en « six jours » ?).
  • La maison est l'espace de l'homme, fait à l'image de l'homme. Les matériaux mondains (minéraux, végétaux, animaux) peuvent servir à cet aménagement du territoire. Un exemple éloquent pour nous : La Palestine d'avant 1948 : un immense désert. Aujourd'hui, Israël et ses villes. Autre exemple : L'écologie. L'écologie se fonde sur l'humanisation du monde sans la destruction de l'espace naturel (sens de « Remplissez la terre et conquérez-la » Gn. I, 25).

Nous pouvons tirer cette leçon : A travers nos trois patriarches, Jérusalem symbolise le passage de la nature brutale, sauvage, agressive, fondé sur un rapport de forces aveugles au respect de la vie humaine. Pour une utiliser une image d'actualité : le passage du monde où l'on brûle les voitures au monde où l'on aide son voisin à changer sa roue.

Le Talmud comprend que les nations ne monteront pas dans une Jérusalem indompté, désertique ou simplement cultivée, mais dans une Jérusalem construite comme une maison. Leur désir à la fin des temps ne sera mû par la haine d’Israël, mais par l’amour de Dieu.

« Et étends sur nous ta Souccah (Cabane) de paix et sur Jérusalem. Amen ».

Philippe Haddad

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:33

Leçon pédagogique d’un patriarche

 

Le récit de la Torah que nous lisons ces dernières semaines retrace la fondation du peuple juif à travers l’histoire de ses ancêtres. C’est ainsi notamment, qu’il nous est donné l’occasion de redécouvrir Avraham, le premier des patriarches. Empreint d’une dimension particulière, il fut le révélateur du monothéisme. Il ne s’agit pourtant pas là de sa caractéristique essentielle, puisque le succès de sa mission est le témoignage de ses qualités d’enseignant, de leader et de pédagogue hors pairs.

Analysons l’une de ses méthodes, qu’un célèbre Midrash se plait à relater: Avraham dressait sa tente dans le désert et offrait l’hospitalité aux bédouins. En tant qu’hôte légendaire, il faisait préparer les mets les plus succulents pour ses invités. Mais une fois le repas savouré, Avraham refusait les remerciements en son nom, prétendant que seul l’Eternel était digne de les recevoir, Lui seul capable de donner la vie et d’offrir la subsistance à toutes Ses créatures.

Si l’invité refusait, la note devenait alors plutôt salée… comptes tenus des paramètres de distances géographiques et de rareté en matière de restauration, il devenait irraisonnable de s’acharner vers une voie fort onéreuse. Aussi, les populations de l’époque s’habituèrent à évoquer D.ieu dans leurs conversations et la diffusion de Son nom devint concrète.

Cette méthode peut tout de même nous interpeler à plus d’un titre : Pourquoi ne pas prévenir ses invités dès leur entrée sous la tente ? N’était-il pas plus commode d’annoncer le prix à payer avant de servir le repas ?
Et si Avraham cherchait à tout prix l’efficacité en dissimulant volontairement ses motivations, n’aurait-il pas eu plus d’impact en demandant à ses invités de prier le Tout-Puissant dès leur arrivée, tandis que la faim les tiraille et que la tentation d’un menu « haute gastronomie » attise leur appétit ? En pareilles conditions, personne n’aurait pu refuser de prier !

En réalité, Avraham le précepteur des nations, ne cherchait pas à gagner des adeptes en troquant de la nourriture contre une conscience, car sa volonté était de transformer les mentalités idolâtres environnantes pour la croyance en un Maître Suprême de l’univers. Or le changement profond d’une telle conception nécessite de se projeter dans la condition mentale et psychologique de ses interlocuteurs afin de saisir le sens de leurs convictions et de leur mode de vie. Parce qu’il ne s’agit pas de prêcher la bonne parole pour se faire entendre, mais bien de chercher à comprendre l’autre afin de se faire comprendre.

Si la souffrance fait rage, qu’elle soit morale, physique ou psychologique, l’individu n’est pas en pleine possession de ses moyens et grande est la tentation de lui vendre toutes sortes de marchandises, sachant que sa force de résistance est alors quasi inexistante. Mais de cette faiblesse-ci, Avraham n’en veut pas.

Il choisit plutôt de restaurer, de se mettre à l’écoute de son hôte, de l’apaiser et de comprendre ses besoins. Ce n’est que par la suite qu’il lui donne à penser et expose les valeurs qui lui sont chères. L’invité se trouve ainsi devant un choix qui lui est acceptable, il peut raisonner et assimiler ce qui lui est enseigné, mais peut tout autant refuser, auquel cas, il lui faut payer le prix du marché… le prix fort !

Sommes-nous à même de marcher sur les pas d’Avraham, en étant capable d’écouter, de donner et de d’apaiser avant de vouloir convaincre ?

 

 

 

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 18:45

"Ham : contrôler la pulsion"

 

La semaine dernière nous avons lu que selon la Torah le désir humain s'exprimait dans trois directions : a) le désir de consommer (au sens strict comme au sens large, ne parle-t-on pas aujourd'hui de "société de consommation" ?), b) le désir du regard (l'esthétique), c) le désir de savoir (satisfaire notre curiosité).

 

Depuis la première désobéissance d'Eve et d'Adam, suivi du meurtre d'Abel par Caïn, l'humanité va connaître une chute morale telle (vol, violence, abus de pouvoir des riches, déviances sexuelles, etc.) que le Créateur décide d'effacer l'homme ; mais "Noé trouva grâce aux yeux de Dieu".

 

Ce Noé, Noah, dont la paracha porte le nom n'est pas n'importe qui : c'est le premier juste (tsadik) ouvertement mentionné dans le texte biblique.

 

Noé est le père de trois fils : Chem, 'Ham et Yaphet. Les noms sont ici hautement significatifs (quoi que ce soit souvent le cas dans la Torah), car ils sont révélateurs du projet pédagogique que Noé voulut transmettre à ses enfants.

 

Chem, dont le nom signifie "Nom" justement, représente la vertu par excellence : l'éthique du vivre ensemble, car il n'y a de fraternité que par la reconnaissance du nom de l'autre, de la place de l'autre. Tout conflit commence par la négation du nom, la négation du chem, par l'anti-chémisme, dont malheureusement l'antisémitisme est une constante de l'histoire depuis des millénaires.

 

A l'autre bout de la fratrie se trouve Yaphet, dont le nom évoque la beauté (yafé), l'esthétique.

 

Entre les deux frères, est placé 'Ham dont le nom signifie "Chaud" (qu'on retrouve dans hammam par exemple). 'Ham symbolise la pulsion vitale, l'éros. Livré à lui-même 'Ham peut être dangereux pour les autres ou pour lui. La pulsion peut être la source de la convoitise, du meurtre, de la luxure, de toutes les déviances dont souffrira la société.

 

La sagesse de Noé consiste à reconnaître cette pulsion vitale de l'être humain, mais de la placer entre l'éthique et l'esthétique. Dès lors la pulsion de vie peut trouver des voies d'épanouissement qui non seulement ne détérioreront pas le monde, mais au contraire l'épanouiront dans le sens du bien.

 

A travers Noé, qui fut le nouvel Adam de l'humanité, la Torah nous donne une grande leçon à méditer pour l'éducation de la jeunesse en tout lieu et en tout temps.

Philippe Haddad

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:08

Israël a devant lui un long et bel avenir

Le 18 octobre dernier, j’ai écrit que les Israéliens sont les seuls à accorder suffisamment de valeur à leurs concitoyens, au point de libérer des criminels pour un échange.

J’ai également écrit que je partageais exactement le même sentiment que Binyamin Netanyahu, à savoir, je cite : « aujourd'hui, nous sommes tous unis dans la joie et la douleur. La mission de ramener chez lui Guilad Shalit sain et sauf a été menée à bien », avait déclaré Netanyahu ; « décision très difficile », en parlant de l'échange de prisonniers. « Là bas (dans les Territoires), on fête le retour d'assassins alors qu'ici nous sanctifions au contraire la vie », avait souligné Netanyahu.

Et, toujours pour ce qui me concerne, j’avais écrit que, une fois l’émotion passée, la libération de Gilad Shalit, ne manquerait pas, de soulever, quelques questions. C’est désormais le cas. En effet, je lis sur Guysen (extraits adaptés ; lien vers la source en bas de page) qu’après la libération de Guilad Shalit, pour laquelle Israël a payé le lourd tribut de 1027 terroristes, plusieurs dizaines d’adolescents ont décidé de se mobiliser pour qu’un tel évènement ne se reproduise pas. Ils ont lancé une pétition pour qu’on ne relâche plus de prisonniers, même s’ils étaient, eux, jeunes, retenus otages.

 « Si je suis capturé, je préfère rester en prison pour éviter que des terroristes soient relâchés », déclare David Lotan, adolescent de Rishon Le Sion signataire de la pétition.

« Ma vie n’est pas plus importante que celle de ceux qui seront tués si ces terroristes sont libérés ».

La pétition stipule que les signataires ne s’opposent pas à un échange de prisonniers, dans la mesure où celui-ci est conforme aux conventions internationales qui stipulent qu’un prisonnier de guerre doit être échangé contre un autre.

Les pétitionnaires demandent également une dégradation des conditions de détention des prisonniers détenus suite à des activités terroristes. « Une situation dans laquelle des meurtriers haineux profitent d’études universitaires et de bons repas est une disgrâce intolérable », peut-on lire.

La plupart des lycéens signataires dit vouloir servir en tant que combattants, certains disent même avoir déjà été acceptés dans des brigades d’élites.

« Je ne veux pas que l’Etat soit mis en danger à cause de moi », déclare Yohai Kadosh, 17 ans.

« Nous ne devrions pas compromettre notre idéologie à cause de menaces ». Le jeune homme, qui se destine à devenir combattant, se déclare pleinement conscient des risques qu’il encourt.

« Si je suis libéré, mais qu’un autre citoyen israélien est tué à cause de cela, ça n’en vaut pas la peine », ajoute Idan Zion, 17 ans également.

Beaucoup des adolescents à l’origine de la pétition pensent que libérer 1’027 prisonniers, dont des terroristes notoires, en échange du retour de Guilad Shalit était une erreur qui risque de coûter des vies à Israël (fin des extraits adaptés de la dépêche Guysen ; lien vers la source en bas de page).

Pour conclure, j’aimerais confirmer que la libération de Gilad Shalit fut pour moi source de joie et aussi source de douleur. En même temps, j’aimerais dire à quel point je suis, une fois de plus, admiratif devant l’héroïsme de la jeunesse israélienne. Je dirais même que l’on peut évaluer les chances de survie d’un pays en observant le sens du sacrifice de ses enfants. Vu sous cet angle, Israël à devant lui un long et bel avenir. L’on ne peut, hélas, pas en dire autant de l’Europe, et, notamment, de la France…

Michel Garroté

Rédacteur en Chef – http://www.dreuz.info

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 14:32

images

 

 

 

La valeur de l'interdit

Cette paracha Noah présente une humanité violente et corrompue qui se laisse aller à ses instincts sans retenue. Les hommes refusent l'interdit de Dieu qui avait dit à Adam "de tous les arbres du jardin tu mangeras, mais l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas…"

En fait cet ordre laisse :

1-      La possibilité de jouir (manger de tout),

2-      Tout en limitant une jouissance dévastatrice.

Des recherches psychologiques ont montré la valeur structurante de l'interdit (celle du père, des parents, des éducateurs). Le jeune se confronte à la limite pour mieux apprendre à se connaître.

Le "il est interdit d'interdire" de mai 68 n'a-t-il pas laissé un arrière-goût amer à une jeunesse tente de plus en plus de connaître toutes sortes de dépendances (vidéo, alcool, drogue, violence, sexualité, etc.).

Il fut un temps, pas si lointain, où les parents voulaient être les amis de leurs enfants, les bons copains. Selon la Torah, les relations verticales doivent rester verticales. Les enfants apprennent à être des adultes, quand ils rencontrent des adultes, même s'il faut parfois passer par des tensions entre les générations.

L'interdit, surtout s'il est d'origine divine, doit sans doute s'entendre comme une bénédiction pour tous les hommes.

Les états d'âme de l'Eternel

Avant le déluge, Dieu nous fait part de ses "états d'âme" : "L'Eternel regretta (vayinah'em) d'avoir fait l'homme sur terre. Nous avons là un anthropomorphisme qui appelle une interprétation de nos maîtres.

Voici une discussion que nous trouvons dans le midrash Genèse Rabba § 27.

Rabbi Yéhouda et Rabi Néhémie discutent. R. Yéhouda interprète : Je regrette car ce fut une erreur de ma part d'avoir créé l'homme d'en-bas (de la terre), car si Je l'avais créé d'en-haut (du ciel), il ne serait pas rebellé contre Moi. R. Néhémie interprète : Je me console d'avoir créé l'homme d'en-bas, car si je l'avais créé d'en-haut, il aurait entraîné la rébellion en haut.

Deux lectures d'un même mot

Ces 2 interprétations sont possibles du fait que le verbe nih'am peut signifier "regretter" ou "consoler". C'est là un aspect récurrent de la lecture biblique d'où la possibilité de lire différemment. Pour R. Yéhouda Dieu exprime Ses regrets, pour R. Néhémie Dieu se trouve une consolation, comme on dit "ça aurait pu être pire". Comment interpréter cette discussion ? Nous nous référerons aux enseignements d'Emmanuel Levinas.

L'en-bas et l'en-haut :

L'en-bas, la terre, est le monde relatif, le lieu où le bien et le mal sont mélangés, au point que l'on peut nommer mal ce qui est bien et bien ce qui est mal (la justice des uns n'est pas la justice des autres) Dieu crée l'homme d'en bas, c'est-à-dire loin des valeurs absolues. C'est en quelque sorte le pari de Dieu : Demander à l'homme de réussir une histoire morale en étant travailler par le bien et le mal, et en choisissant le bien.

R. Yéhouda exprime une vision pessimiste: l'homme tel qu'il est ne pourra pas avancer vers le bien de Dieu. Il y aura toujours conflits, guerres, violences, rebellions. Tout au plus tout au long de l'histoire, des êtres d'exception deviendront des phares à condition qu'ils soient écoutés. Pour autant, le monde des valeurs absolues reste une référence pour tout un chacun.

Pour R. Néhémie, Dieu se console, car la situation aurait pu être plus grave : une rébellion d'en-haut.

Selon Levinas, le monde d'en-haut représente le monde des valeurs absolues : la justice, la vérité, la bonté, etc. Ce monde est la référence du monde d'en-bas dans lequel ces valeurs sont donc relativisées. Pour Hegel, l'Histoire est la marche en avant de l'incarnation des valeurs absolues. Levinas critique cette conception hégélienne, car au nom de cette conception de l'Histoire, l'individu reste relativisé. Si au nom des valeurs absolues (le monde d'en-haut) on écrase le sujet humain, alors du point de vue de la Torah, ce serait la catastrophe absolue. C'est ce que dit Levinas : "toute valeur porte en son sein son stalinisme qui pervertie cette valeur".

Philippe Haddad

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 08:42

"Le cœur de l'homme"

 

Nous recommençons le rouleau de la Torah, en écoutant de nouveau la paracha Béréchit qui est l'une des plus riches au plan des enseignements et qui a fait couler beaucoup d'encre chez les commentateurs et autres exégètes, aussi bien juifs que non-juifs ; de nombreux passages comme le récit de la création du monde ou celui de Caïn et Abel a aussi interpelé des philosophes, des peintres, des poètes et des musiciens.

 

La Torah est inaugurée par la description de la création de l'univers que la Bible nomme "les cieux et la terre et toute leur armée, "armée" à entendre comme l'ensemble des forces physiques, chimiques, biologiques et autres, placées dans l'univers.

 

A l'analyse on se rend compte que la Torah ne justifie aucunement la création du monde. Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde ? Pourquoi a-t-il créé toutes les formes d'existence depuis le minéral jusqu'à l'humain ? A ces questions la Torah ne donne aucune justification.

 

La Torah pose simplement une différence majeure, et de taille, entre l'être humain et toutes les autres créatures vivantes : l'homme peut avoir conscience d'être face à Dieu. Mais pour la Bible cette conscience ne s'arrête pas à un sentiment religieux, cette conscience impose des règles de comportements. En effet, dès la première rencontre de l'homme avec Dieu dans le jardin d'Eden, Dieu ordonne à l'homme : "De tous les arbres du jardin tu mangeras, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas".

 

Alors que l'animal peut manger de tout ce que la nature lui offre, Adam est obligé de sélectionner sa nourriture au sein du jardin. D'une certaine manière, la première règle donnée à l'homme est une règle de cacherouth.

 

L'homme se trouve dès sa naissance placé face à un choix, face à un acte de liberté : obéir ou désobéir à Dieu. L'Adam du jardin d'Eden n'est pas différent de l'homme que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire de l'éternel humain qui caractérise l'homo sapiens que nous sommes, homo sapiens signifiant « Homme savant » en latin.

 

Ce choix du bien voulu par Dieu est possible, en effet l'homme peut accomplir la volonté de Dieu à condition que l'homme le veuille. Mais la volonté de l'homme peut être fragilisée par ses désirs de satisfactions personnelles. La Torah utilise trois expressions pour parler des désirs de l'être humain, à travers la conduite de Hawa (Eve) : "Et la femme vit que l'arbre était bon à manger, désirable à voir et agréable à connaître".

 

Tout être humain connaît trois types de désir : le désir de jouissance (notamment la jouissance de manger, la jouissance de dominer ou la jouissance sexuelle), le désir esthétique (la recherche du beau) et le désir de savoir (satisfaire sa curiosité).

 

Suite à cette première faute, la Torah va décrire la chute morale et spirituelle de l'humanité, où chacun selon sa capacité tentera de satisfaire l'un ou l'autre de ces désirs.

Avant le déluge, un verset exprimera une sorte de constat de Dieu qui pourrait paraître défaitiste : "car le cœur de l'homme est mauvais depuis sa jeunesse".

 

Dans son film, le cercle rouge, Jean-Pierre Melville, alias Jean-Pierre Grumbach fait dire au préfet de police "l'homme naît innocent, mais il devient très vite coupable, tous les hommes…".

Pourquoi Dieu n'a-t-Il pas créé un ange ? Pourquoi avoir créé une telle créature qui peut selon le philosophe Thomas Hobbes peut devenir "un loup pour l'homme" ? Pourquoi le monde fonctionne-t-il ainsi ? Job lui-même posa la question mais ne reçut aucune réponse du Ciel.

 

La seule réponse, qui n'en est pas une, est d'une certaine manière la parole que Dieu exprima à Caïn avant qu'il n'assassine son frère Abel : "Si tu fais le bien, tu t'élèveras, si tu ne fais pas le bien, le désir te saisira, mais toi domine-le".

Quelques millénaires plus tard, Hillel et Chamaï se sont opposés de savoir si cela avait été une bonne chose de créer l'homme. Chamaï (le réaliste) dit "il aurait mieux valu que l'homme ne soit pas créé ; Hillel (l'optimiste) dit : il valait de créer le monde." Etonnamment les maîtres du Talmud donnent ici raison à Chamaï, il aurait mieux valu que l'homme ne soit pas créé. Que faire selon Hillel ? Accomplir les mitsvoth et faire le bien.

 

Face à la désespérance des haines et des conflits, il reste le choix de l'amour, l'amour de Dieu et l'amour du prochain. C'est la seule espérance que nous pouvons construire.

Philippe Haddad

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 16:19

GSmc

Bien sûr viendra le temps des débats ardus et les mots seront affinés comme des épées tranchantes ;

Les arguments des uns seront tout aussi justifiés que les arguments des autres et ce pourrait être le lieu d'un nouveau drame qui se joue en Israël ;

Bien sûr, la profonde joie de voir Guilad revenir enfin à la maison ne saurait faire oublier la terrible douleur de ceux qui ont été frappés par le terrorisme et qui, aujourd'hui, ont vu les assassins fêter la joie de leurs crimes, libres d'armer à nouveau leurs mains contre de nouvelles victimes juives ; 

Mais il est revenu ; et revoir ce jeune homme amaigri, livide, affaibli après plus de cinq années de détention, sans que jamais la lumière du jour ne vienne caresser son visage, isolé, seul au monde et enterré vivant dans un trou, a fait battre les cœurs de notre peuple à l'unisson.

Il est revenu ! Revenu près de nous, près des siens, à la maison, revenu à lui-même, enfin pas encore, mais bientôt, nous l'espérons.

Ici, en Israël, notre émotion est celle de la réunion d'un fils à ses parents, à sa famille et à son peuple. Ce fils est un jeune homme qui parle de paix et a servi son pays pour le défendre contre les agressions du Hamas et du Hezbollah, deux organisations terroristes qui ne vivent que de la haine et de la mort. Ce jeune homme a été attaqué, enlevé et maintenu dans un isolement total sans qu'aucun droit  lui soit accordé et sans qu'il ait pu recevoir la moindre visite d'une organisation des droits de l'homme, si prompte par ailleurs à condamner Israël !

Là-bas, à Gaza ou à Ramallah, la joie est celle de plus d'un millier de terroristes aux mains pleines de sang, assassins des civils pris au piège au détour d'une rue, dans un autobus, un café, dans une discothèque ou tout autre lieu de vie banal. Ces terroristes ont été jugés et condamnés, et purgeaient leurs peines dans une prison israélienne, avec des droits de visite des membres de leurs familles et la possibilité d'étudier et de passer des diplômes universitaires… aux frais de l'État d'Israël.

Il est vrai que la victoire militaire de cet accord est celle des terroristes qui ont de nouveau plus de mille candidats aux attentats suicides et attaques terroristes ;

Il est vrai que de savoir remis en liberté les assassins qui se remettront à l'œuvre demain nous déchire le cœur ; il est vrai.

Et cependant, je veux l'écrire : ne doutez pas que le retour de Guilad Shalit est la vraie victoire, celle qui sanctifie la vie et combat les forces du mal.

Le retour de Guilad Shalit en Israël est la victoire spirituelle du peuple juif qui signe ainsi sa sortie des ténèbres.

Cette semaine, nous allons fêter le don de la Thora au mont Sinaï quand le peuple juif se tenait uni devant Lui.

<<Nous sommes unis dans la joie et la douleur>> a dit notre premier ministre, et il a dit vrai. Nous sommes effectivement unis comme lors du don de la Thora et nous fêterons cette année avec une très grande joie le don de la Thora et le retour de Guilad.

Cette semaine, nous allons recommencer la lecture de Bereshit, la Genèse, soit « Au commencement… » Et c'est un commencement formidable pour Guilad, notre fils, notre frère, notre enfant à tous et c'est un commencement miraculeux pour nous aussi dont l'avenir est lié à cette âme pure, partie en captivité au milieu des forces du mal et qui nous est revenue.

Cette semaine, nous allons aussi lire Isaïe, Chapitre 42, verset 5 et voici ce que le hasard auquel je ne crois pas, nous fait lire ce samedi dans toutes les synagogues :

« Moi, l'Éternel, je t'ai appelé pour la justice et je te prends par la main ; je te protège et je t'établis pour la fédération des peuples et la lumière des nations ; pour dessiller les yeux frappés de cécité, pour tirer le captif de la prison, du cachot ceux qui vivent dans les ténèbres… ».

Gloire et remerciement à l'Éternel qui nous appelle pour la Justice, nous prend par la main, nous protège et nous consacre fédération au bénéfice de toute l'humanité et lumière des nations !

Gloire à l'Éternel qui délivre nos yeux de la cécité et a permis à Guilad Shalit de sortir de prison, du cachot où il vivait dans les ténèbres ! 

Le nom de famille de Guilad est également un signe pour nous tous. Il s'appelle Shalit et les racines hébraïques de son nom écrivent la Maitrise. Avec Guilad Shalit revenu en Israël, c'est aussi la maitrise et le chemin de la sagesse qui sont revenus dans nos cœurs et dans nos mains.

Bonne fête à toi, Guilad, enfant du pays qui a tenu de manière si touchante ton cœur avec la main droite, tant les émotions étaient fortes a la vue de ton peuple en liesse !

Bonne fête à la famille Shalit  dont le nom est promesse de lumière !

Et bonne fête à tout le peuple d'Israël, uni aujourd'hui dans la joie !

Rachel Franco

Israël, 19 Octobre 2011

Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

Rachel Franco

© Rachel Franco pour www.Drzz.fr

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 11:00

GSmcGS artnews

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:13

pomme

UN PLURIEL, BIEN SINGULIER

« Dieu dit : Faisons homme, à notre image, comme notre ressemblance, et ils domineront sur le poisson de la mer, l'oiseau du ciel, les animaux et sur toute la terre et sur les rampants qui rampent sur la terre. »

Béréshith / Genèse I, 26

 

 Ce verset a posé beaucoup de questions à nos commentateurs, nous retiendrons celle du pluriel « faisons ». S'agit-il d'un pluriel de majesté, Dieu dirait « nous » pour parler de Lui, comme dans le Coran. Mais en général dans la Bible Dieu dit « Je », Anokhi, le « Je » absolu, comme au début des dix paroles. Dieu s’adresse-t-Il à d’autres êtres, Il ne serait donc pas seul ?

Nous citerons trois commentateurs : Rachi, Nahmanide et Obadia Sforno, qui offrent trois éclairages intéressants :

Un Dieu moral :

Rachi justifie ainsi ce pluriel en posant que Dieu a consulté les anges, créés selon le Midrash, le deuxième jour du monde. « Cela t'apprend l'humilité du Saint, béni soit-Il » écrit le rabbin de Troyes.

Voilà donc un Dieu tout puissant, qui consulte Ses subalternes !

Retenons la leçon, le Dieu de la Bible est un Dieu moral. Pour la Torah, la morale n'est pas fondée par la morale elle-même, mais par l'attitude de Dieu. « Comme Dieu habille ceux qui sont nus (Adam et Eve), toi aussi habille ceux qui sont nus ; comme Dieu rend visite aux malades (Abraham après l’alliance de la circoncision), toi aussi rends visite aux malades, etc.. Dieu est moral, cela signifie qu’Il n'est pas au-dessus d’elle, alors l'homme aussi, dans l'imitation de Dieu, doit rechercher l'humilité, la générosité, etc.,

Ciel et terre, partenaires :

Pour Ramban, Nahmanide, Dieu s'adresse à la terre en lui disant : faisons ensemble l'homme. Toi tu fourniras la terre, Moi le souffle (comme cela sera mentionné au chapitre II, de notre paracha). L'homme est ici le produit d’un contrat entre le ciel et la terre.

Le judaïsme est toujours fidèle à cette vision : pas de reniement du corps au profit d’une spiritualité désincarné, et pas d’excès de l’instinct qui déséquilibrerait les aspirations vers le Ciel. Un corps sans âme est un cadavre, une âme sans corps est un fantôme. L’homme, corps et âme, face à Dieu.

Racines du bien et fleurs du mal :

Rabbi Obadia Sforno développe l’idée suivante : Dieu a donné au monde d’en haut l’ordre de répandre l’énergie vitale sur cette créature terrestre particulière qui est l’homme. De ce point de vue, l’homme ressemble par un certain côté aux anges, à savoir sa capacité à faire le bien (l’acte moral), qui découle du bien d’en haut. Mais alors que l’ange, selon la tradition, est programmé pour ne faire que le bien, l’homme peut choisir le mal.

C’est là une grande question théologique pour le monothéisme qui affirme l’existence d’un Dieu bon, c’est-à-dire qui offre la vie en pure grâce. Comment le mal est-il possible, et pour nous le mal absolu aujourd’hui, c’est le fascisme, sous toutes ses formes, une salle de torture (que Dieu nous en préserve).

La question peut ainsi se poser : Si Dieu n’existe pas, alors la question est comment le bien est possible ? Mais si Dieu existe comment le mal est possible ?

Si nous ne sommes que le produit d’un chaos originel qui s’ordonne selon sa propre logique, alors dans le jeu de forces aveugles, comment expliquer l’amour (de l’autre ; pas de soi, bien sûr). Si nous sommes produits de l’amour de Dieu, comment expliquer la haine qui sommeille ou se réveille de notre cœur ?

Le Talmud (Haguiga 14 b) rapporte que quatre rabbins sont entrés dans le jardin de la connaissance), Elisha ben Abouya devint renégat, car « il arracha les plantations ». Tant que les racines de l’homme restent attachées à la source de la vie, il offre la vie autour de lui. Mais s’il se coupe de ses racines de vie, il devient une conscience indépendante, qui définira lui-même le bien et le mal. Emporté par ses propres jouissances mortifères, il produira les fleurs du Mal.

Philippe Haddad.

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 09:20

Simhat Torah

 

 

Les fêtes de Chemini Atséret et Simh'at Torah succèdent à celle de Souccot. Après avoir offert à D. dans le Beth Hamikdach les sacrifices propres à la fête de souccot, l'Eternel nous retient un ultime jour à Yérouchalayim afin que nous lui présentions une dernière offrande.

Contrairement aux sacrifices offerts les sept premiers jours de Souccot pour le bien-être des soixante-dix nations, le présent apporté en ce jour de Chemini Atsérét vient défendre les intérêts du peuple juif. Pour autant quelle est la raison implicite qui justifie ce cadeau à l'Eternel ?

D. ne supporte pas de voir ses enfants Le quitter. Aussi Il nous demande de rester un jour de plus à Ses côtés. Offrez-moi ne serait-ce qu'un taureau et un bélier en ce jour de Chémini Atséret demande-t-Il. Le principal est que vous demeuriez encore un jour à mes côtés.

Cette offrande souligne donc l'amour particulier que D. nous porte. Pour autant cela ne nous explique pas en quoi la séparation sera plus facile le lendemain ?

Durant les sept jours de Souccot le peuple juif s'est uni autour de la mitsva du « loulav ». Ce geste a réuni quatre espèces représentant les quatre catégories du peuple juif.

Le tsadik (l'étrog) empli d'étude de thora et d'accomplissements des mitsvots comme l'homme simple (la Arava) qui n'a aucun mérite à son actif, tout le monde s'est uni autour de la mitsva du «loulav» durant les sept jours de Souccot.

Avec la conclusion de ces festivités s'estompe le lien qui nous maintenait unis ensemble à l'Eternel. Il nous demande alors de Lui offrir un sacrifice le jour de Chémini Atsérét. A travers cette offrande nous puiserons la force de demeurer soudé durant toute l'année. A l'image de ce sacrifice unique qui symbolise l'unité par excellence.

Contrairement aux quatre espèces qui demeurèrent physiquement dissociables durant tout Souccot, le cadeau unique que nous présentons à l'Eternel le jour de Chemini Atsérét nous donne la force de demeurer unis dans toutes les circonstances. L'Eternel est alors heureux. Lui qui se réjouit de nous voir unis et souffre lorsque nous nous divisons. Il peut nous laisser rentrer dans nos maisons en toute tranquillité. Cette entente mutuelle potentiellement acquise sera le réceptacle adéquat pour recevoir Ses bénédictions.

Que D. fasse qu'avant la venue des fêtes de Chemini Atsérét et Simh'at Thora, nous ayons le mérite de nous réjouir en dansant et en écoutant la « nouvelle thora » de notre juste Machia'h

Repris d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -

 

 

 

 

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