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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:16

Exclu-Public-Miss-France-2012-

 

 

Election Miss France : un complot judéo-sioniste ?

Samedi 3 décembre, à Brest, a été annoncé le nom de la gagnante du prestigieux titre Miss France 2012. La nouvelle reine de beauté est une étudiante de 19 ans, répondant au doux nom de Delphine Wespiser. Delphine une magnifique rousse de 19 ans, aux yeux verts, mesurant 1,75 m et qui vient d’Alsace. Laura Madelain, Miss Midi-Pyrénées, Jenna Sylvestre, Miss Languedoc, Julie Vialo, Miss Roussillon et Claire Zengerlin, Miss Aquitaine, ont donné le meilleur d’elles-mêmes pendant un marathon de 4 heures, entre strass, paillettes et glamour.

Miss France 2012

Alors que Delphine savoure sa victoire, la blogosphère est déjà en ébullition : c’est un nouveau complot judéo sioniste. Les commentateurs affirment déjà que “Miss France 2011, Laurie Thilleman est juive”, alors imaginez un peu une “Wespiser”, patronyme juif alsacien, très populaire également au sein de la communauté ashkénaze américaine.

Et ce n’est pas fini : Miss France 2006 était aussi accusée d’être juive. Alexanra Rosenfeld a même eu le toupet de gagner Miss Europe la même année. En 2008, le titre a été donné à Valérie Bègue, dont les médias diront qu’elle a une beauté “importée d’Israël.”

Imaginez la colère des complotistes antisémites et anti-sionistes quand, en plus de voir défiler des filles en maillots de bain, elles portaient toutes une couronne avec une magnifique étoile de David au milieu. Sur les forums islamiques, on n’y va pas de main morte : “complot sioniste!”

Et c’est sans parler du présentateur de l’émission, Jean-Pierre Foucault, né de mère juive et de père Juste Parmi les Nations… Encore heureux que le comité Miss France ne soit plus patronné par Geneviève Mullmann-Tanenbaum (Fontenay) !

Ils sont vraiment partout ces salauds !

Elinor Cohen-Aouat – JSSNews

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:10

sans-titre 300X300

Pourquoi il faut lire et faire lire « Comment le peuple palestinien fut inventé »

 

Depuis mon retour d’Israël, j’ai fait des conférences en divers lieux de France pour porter la vérité sur le Proche-Orient. J’en ferai d’autres encore, sans prendre en compte la fatigue ou les kilomètres.

Je pense qu’il le faut absolument, car l’heure est très grave.

 

Jamais l’image d’Israël n’a été aussi négative dans les grands médias européens. Jamais les falsifications sur l’histoire du Proche-Orient n’ont été aussi hégémoniques dans les discours tenus en Europe.

 

Jamais la délégitimation de l’Etat du peuple juif n’a atteint ces proportions. La menace iranienne se précise. L’hiver islamique qui touche la région s’appesantit. L’Europe est au bord de l’implosion. Les Etats-Unis sont dans l’ère Obama, et c’est tout dire.

 

Jamais aussi les effets de la délégitimation de l’Etat du peuple juif n’ont débordé à ce point vers une remontée de l’antisémitisme en Europe, et, plus particulièrement, en France.

Partout où je parle, on me demande ce qui peut être fait en ce contexte. Je réponds : réagir face au mensonge, rappeler les faits, ne pas laisser la calomnie et la propagande l’emporter, faire preuve de vigilance.

C’est pour donner les moyens d’aller en ce sens que j’ai tenu à publier Comment le peuple palestinien fut inventé *.

C’est pour que le livre soit diffusé aussi largement que possible que j’ai tenu à ce qu’il soit bref et concis.

Je demande à ceux qui me lisent de le lire et de le faire lire. Je leur demande, en toute amitié, de le faire circuler.

Il faut rendre ce livre incontournable. Il faut que les barrières du boycott qui le touche soient ébranlées.

Une seule émission de télévision a cité ce livre, Ce soir ou jamais de Frédéric Taddei.

Les autres émissions de télévision, les grandes radios, font la sourde oreille et gardent leurs portes closes. Les ennemis d’Israël et du peuple juif, et tant de menteurs professionnels, sont, eux, invités quotidiennement.

Je ne refuse aucun débat et aucun interlocuteur.

 

Je veux juste que les portes s’ouvrent. Pas pour moi. Absolument pas pour moi. Pour ce qui doit être dit.

Je veux que le livre soit entre toutes les mains. Pour ce qui doit être dit là encore.

Merci d’avance. Merci pour la vérité. Merci pour la liberté. Merci pour Israël. Merci pour les victimes de l’antisémitisme ou de son masque frelaté : l’ « antisionisme ».

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

 

© Guy Millière pour www.Dreuz.info

 

   

 

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:53

vayetse

Une confiance aveugle

Jacob quitte la maison de ses parents de Béer Chéva pour se rendre chez son oncle Laban à Haran, à la fois pour se marier et pour échapper à la vengeance de son frère Esaü.

En chemin, il décide de se reposer.

 

Il prend alors, des pierres de l’endroit et les place sous sa tête.

 

Il fera un rêve prophétique merveilleux, où il voit une échelle reliant le ciel et la terre et des anges qui y montent et y descendent.

Dieu promet au patriarche qu’il sera avec lui dans les épreuves à venir en terre étrangère.


Pourquoi plaça-t-il donc une pierre sous sa tête, il aurait été plus à l’aise en dormant directement sur le sol ?

Si la Torah insiste sur ces détails, c’est qu’elle veut que nous tirions des enseignements.

Quel enseignement veut-elle nous léguer ?

Selon le sens simple, admis par le commentateur de Rachi, on peut expliquer que Jacob dispose les pierres comme une barrière autour de sa tête cherchant ainsi à se protéger d’animaux dangereux, tels que les serpents et les scorpions, qui risqueraient de l’attaquer pendant la nuit.


Cette explication de Rachi semble déroutante.

En effet, Jacob se coucha en prenant soin d’entourer sa tête de pierres pour se protéger des animaux sauvages.

Si les animaux sauvages constituaient un danger, il aurait dû protéger l’ensemble de son corps qui reste vulnérable, en construisant une grande et solide muraille.

A quoi servait donc ce muret ? S’interrogent les commentateurs.

Très souvent, les hommes sont convaincus que tous leurs biens, leurs acquisitions et leurs réussites matérielles sont les fruits de leurs efforts personnels, de leur perspicacité, finissent à avoir le sentiment inébranlable de leur maîtrise et de leur supériorité.

Par son attitude assez surprenante, Jacob nous met en garde contre une telle attitude et souhaite, nous enseigner qu’en réalité chaque aspect de la vie, la santé, la subsistance… est régie depuis le ciel.

Même si évidemment nous sommes obligés de déployer des efforts parfois difficiles, on ne doit jamais perdre de vue le fait que tout provient directement de D.ieu.

D.ieu intervient pour nous à chaque instant.

Toutefois, cette intervention divine est très souvent maquillée.

Lorsqu’un homme parvient à une foi parfaite et inébranlable, il réalise que ses actes, son talent et ses réussites ne sont en faites que le fruit des mains de D.ieu qui dirige le monde.

Nous comprenons maintenant la conduite de Jacob de se contenter de disposer quelques pierres autour de sa tête, ceci afin de se conformer à son obligation de fournir un effort individuel. De toute façon, sa protection viendrait directement de D.ieu.

 

 

Rabbin Yoni KRIEF

 

 

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:35

Deux enfants, deux éducations

 

Toledot«Les jeunes hommes grandirent : Esaü devient un homme qui savait chassé, un homme du champ alors que Jacob était un homme intègre, assis dans la tente » (Gen 25, 27). Ce verset oppose les deux frères jumeaux : le premier sait chasser. Rachi explique : Esaü connaît l’art de capturer le cœur de son père. Il est rusé et utilise sa parole pour piéger Isaac. Jacob est, au contraire, intègre, entier avec lui-même. Il ne joue pas avec les autres et montre son vrai visage. Seconde opposition : le premier est l’homme des champs, de l’extériorité, donc de l’apparence. Jacob est assis dans les tentes. Il cultive son intériorité et la vie de sa conscience.

Toutefois, ces différences de caractères, des dissemblances d’attitudes, ces contrastes de projets de vie ne se sont révélés qu’une fois les frères adultes, comme le souligne le verset cité en exergue.

Durant leur enfance, Jacob et Esaü ont reçu une éducation identique. Ensemble, ils ont étudié, ensemble, ils ont découvert, ensemble ils ont appris. Comment comprendre alors qu’une même éducation (et pas n’importe laquelle) ait pu générer deux résultats à ce point antinomiques ?

Le Rav Chimchon Raphaël Hirch (dans son commentaire sur ce verset) répond judicieusement à cette question en écrivant que c’est précisément parce que les deux frères ont eu une éducation quasi similaire qu’ils ont ensuite marché sur des chemins si discordants. Le deuxième couple des patriarches « a oublié un principe important de l’éducation : « Eduque le jeune homme selon son chemin » (Proverbes 22, 6) ». Chaque enfant a ses particularités, une singularité qui lui est propre. On ne s’adresse pas à Esaü comme on s’adresse à Jacob.

Durant sa grossesse, Rébecca avait été avertie qu’elle allait engendrer deux personnalités qui seraient complètement distinctes l’une de l’autre. L’un serait l’homme de l’esprit, l’autre de la puissance. L’un tiendrait un livre en main, l’autre une épée (commentaire du Rav Hirch sur le verset 23). « Si Isaac et Rébecca avaient pénétré l’âme d’Esaü, si au préalable, ils s’étaient demandé comment intégrer au service divin la bravoure et la puissance, alors Esaü aurait été un puissant devant D… » et non un puissant chasseur et Esaü et Jacob « seraient rester des frères jumeaux dans leur esprit et dans leur mode de vie ».

D’ailleurs, beaucoup plus tard, quand Jacob bénira ses enfants, il comprendra bien que « se tiennent là la tribu sacerdotale, la tribu royale, celle des commerçants, celle des paysans, celle des guerriers ». Chaque tribu recevra la bénédiction qui lui convient, selon son essence, selon son être.

Mais pourquoi a-t-on oublié que le premier né était différent du second ? Peut-être, pouvons nous proposer de nous inspirer d’un autre commentaire du Rabbin de Frankfort sur le verset 24 qui décrit la naissance des deux enfants : « Vehiné, et voilà que c’étaient des jumeaux ! ». Le vocable « vehiné », « et voilà » connote toujours, dans le texte de biblique, un effet de surprise. Il annonce quelque chose de tout à fait inattendue. Ce ne peut être donc la naissance de jumeaux qui a provoqué la stupéfaction de Rébecca puisqu’on lui avait déjà annoncé qu’elle mettrait au monde deux garçons. L’étonnement provient du fait que les êtres qu’on lui avait décrit si opposés, si antinomiques, voilà que ces deux êtres sont jumeaux et se ressemblent ! Esaü et Jacob différaient dans le sens où le premier était davantage développé au niveau pilaire mais outre cette avance physique, ils se ressemblaient physiquement.

Ce n’est pas parce que deux hommes sont frères ou qu’ils se ressemblent qu’ils sont les mêmes.


Rabbin Jacky Milewski

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:35

C'est avec une infinie et profonde tristesse que nous venons d'apprendre le décès de

 

Monsieur le Grand Rabbin de Paris Rav David Messas (zal).


GRPDMLe Grand Rabbin de France Gilles Bernheim, le Président Joël Mergui, les administrateurs du Consistoire de Paris, et l'ensemble des permanents partagent douloureusement cette terrible nouvelle avec son épouse, ses enfants et sa famille.


Le Rav David Messas (zal) à été pendant de très nombreuses années le guide spirituel, l'âme et la colonne vertébrale de la communauté juive de Paris qui pleure aujourd'hui une disparition qui laissera un vide immense pour tous ceux qui l'ont connu.

 

Son action et son rayonnement ont largement dépassé les frontières de Paris et de la France.

Il a porté avec une énergie de chaque instant les projets, les réalisations, les préoccupations, les joies et les peines de notre communauté, de nous tous.

 

Sa sagesse, son savoir et son courage resteront un exemple gravé pour toujours dans le cœur de la communauté juive avec lequel il a vibré jusqu'aux derniers instants.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:35

desert 3

Quand Isaac est dans les champs !

 

Et Isaac sortit pour [lasouah' dans le texte] dans le champ, au moment du soir. Et il leva ses yeux et il vit, et voici des chameaux venaient.

Genèse/Béréshith XXIV, 63.

 

La vie des patriarches est importante pour la construction de l'identité d'Israël. L'idée doit être précisée : les patriarches ne sont pas que les antiques géniteurs de la nation d'Israël, que l'on mentionne avec nostalgie comme on évoque la mémoire de pieux ancêtres.  Ils sont les fondateurs, les références le modèles à imiter. Aussi éloignés dans le temps qu’ils soient, ils demeurent présents, contemporains, vivants sous nos yeux à travers le texte écrit et la tradition orale. Ils proposent un chemin d'être. Pour la conscience religieuse : Ils sont du passé, du présent et de l'avenir.

Un lien indéfectible :

C'est ainsi qu'il faut comprendre notre lien permanent à leur histoire. Leurs actions, leurs paroles deviennent ainsi sources d'enseignements pour les fils que nous sommes. C'est pourquoi une attention particulière est attachée aux versets qui exposent des éléments de leur vie. Même l'aspect le plus profane, le plus bénin, le plus anonyme devient objet d'analyse, puisque la Torah en parle. Le Talmud va jusqu'à affirmer que « la simple conversation des serviteurs des patriarches est supérieure à la Torah révélée aux fils. » Une autre formule rabbinique pose : maassé avoth siman labanim. « Ce qui est arrivé aux patriarches doit servir de modèle aux fils.»

La paracha de la semaine présente, entre autres, la rencontre entre Isaac, fils d'Abraham, avec Rébecca sa future épouse et deuxième matriarche. Avant cette rencontre, Isaac se trouve dans les champs pour [lasouah']. Que signifie ce terme, et de quelle leçon religieuse permanente est-il porteur ?

Prier dans les champs :

A l'analyse, les exégètes  se divisent en deux. Les premiers interprètent le verbe lasouah dans le sens de prier, c'est la cas de Onkélos (verbe tsalal, comme en arabe [tslâ = synagogue]), de Yonathan ben Ouziel, de Rachi, de Baal Hatourim et Sforno.

Siah (qui donne en hébreu moderne siha = conversation) se trouve mentionné dans le psaume de la supplication du pauvre « qui épanche sa parole devant l'Eternel » (Ps CII, 1).

Pour ces commentateurs, que fait Isaac dans les champs ? Il prit, « il s'écarte du chemin, pour ne pas être troublé par les passants» (Sforno). De là, l'allusion à l'institution de la prière de l'après-midi, minha (TB Bérakhoth 26 b).

L'idée est fondatrice, si les patriarches ont explicitement prié, c'est-à-dire si nous trouvons une source scripturaire justifiant cette conduite, alors l'attitude de la prière devient intrinsèque à l'identité d'Israël.

Isaac jardine :

Deux exégètes ne partagent pas ce point de vue : Rachbam et Abraham ibn Ezra. Pour ces deux commentateurs, qui recherchent avant tout le sens littéral, lasouah vient de la racine siah = végétal, comme dans Gn II, 5. Pour Ibn Ezra, Isaac se promène dans le champ, entre les herbes (ben hasihim) sans exprimer une attitude religieuse particulière.

Pour Rachbam, le petit-fils de Rachi, Isaac plante même des arbres, il est cultivateur, jardinier. Il renoue avec la première fonction de l'homme « et Dieu plaça Adam dans le jardin « pour le travailler et le garder » (Gn II, 15). La première fonction religieuse de l'homme, avant la prière, est de travailler la terre, aménager le territoire, et conséquemment sans aucun doute, ne pas polluer son environnement.

Travail et travail :

Nous voilà donc en présence de deux lectures, dans la première c'est le rapport au Ciel qui est mis en évidence, dans la deuxième le rapport à la Terre. Cette ambiguïté peut être harmonisée en se rappelant que le terme avoda en hébreu est utilisé aussi bien pour l'agriculture de la terre (Gn III ) que pour le service du Temple (Ex), par extension pour la prière.

Depuis le jardin d'Eden, l'homme et la femme sont mis en effort de travail : travail de mise au monde pour la femme (on dit que le travail à commencé), travail de production pour l'homme (transformer la nature), travail pour faire jaillir la vie pour l’un et l’autre.

La prière apparaît alors comme la reconnaissance envers le créateur et l'appel de sa bénédiction pour perpétuer le travail du choix de la vie.

Philippe Haddad

 

 

 

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:13

Ecrit par la journaliste Akbal Le Ahmed – dans le journal du Koweït "Le Kabs"

 

"Shalit, tu as de la chance avec ta patrie… puissions nous un jour être comme toi.... Shalit… qu'Allah te bénisse dans ton pays…

 

Imaginez… mais non , cela ne peut s’imaginer, c’est la vérité…

 

1000 mâles et 27 femelles en pleine forme… 1027 hommes et femmes arabes placés sur un plateau de la balance. Le plateau est tombé par excès de poids en raison de la grand volume. Un jeune israélien , amaigri, avec des yeux cernés, a été mis dans l'autre plateau de la balance.

 

Le plateau de la balance contenant les 1027 arabes est monté au niveau de Shalit, le seul israélien.

"Savez vous pourquoi j’envie Shalit ? Pourquoi j’aimerais être à sa place et pourquoi je bénis son pays? Par la valeur et l’importance donnée à l'être humain dans sa patrie…"

 

Dans notre monde arabe le gouvernement est celui qui tue. C’est lui qui arrête et fait disparaître au soleil ses citoyens et citoyennes…

 

Je prie jour et nuit pour être comme Shalit dans mon pays. Que les médias s'intéressent à moi comme à Shalit et exercer des pressions par tous les moyens possibles pour que je puisse retrouver ma famille, s’il m’arrivait de m’en éloigner pour servir ma patrie et être comme Shalit un numéro important et principal contre d'une série de numéros et plus de numéros. Shalit, profite d’être citoyen de ta patrie. Apprécie ton importance et ta valeur. Savoure que le monde entier continue, et non seulement dans ton pays, les évènements en ta faveur depuis le premier jour de ton enlèvement…

Shalit, tu as de la chance d’avoir une telle patrie ..."

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 14:57

sodome

Abraham s'avança et dit : "Anéantirais-tu, d'un même coup, l'innocent avec le coupable? 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans cette ville : les feras-tu périr aussi et ne pardonneras-tu pas à la contrée en faveur des cinquante justes qui s'y trouvent ? 25 Loin de toi d'agir ainsi, de frapper l'innocent avec le coupable, les traitant tous deux de même façon ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre serait-il un juge inique ?" 26 Le Seigneur répondit : "Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes, je pardonnerai à toute la contrée à cause d’eux" 27 Abraham reprit en disant : "De grâce ! J’ai entrepris de parler à mon souverain, moi poussière et cendre ! 28 Peut-être à ces cinquante justes, en manquera-t-il cinq : détruirais-tu, pour cinq, une ville entière ?" Il répondit : "Je ne sévirai point, si j'en trouve quarante-cinq" 29 Il insista encore, en lui disant : "Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante ?" II répondit : "Je m'abstiendrai à cause de ces quarante." 30 Il dit : "De grâce, que mon Souverain ne s'irrite point de mes paroles ! Peut-être s'en trouvera-t-il trente ?" II répondit : "Je m'abstiendrai, si j'en trouve trente" 31 II reprit : "De grâce, puisque j'ai osé parler à mon Souverain, peut-être s'en trouvera-t-il vingt ?" II répondit : "Je renoncerai à détruire, en faveur de ces vingt." II dit : 32 "De grâce, que mon Souverain ne s'irrite pas, je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s'en trouvera-t-il dix ?" II répondit : "Je renoncerai à détruire, en faveur de ces dix." 33 Le Seigneur disparut, lorsqu'il eut achevé de parler à Abraham; et Abraham retourna à sa demeure

 

Les justes au milieu de la ville

Ce passage mentionné au-dessus est connu comme le plaidoyer d’Abraham pour les habitants de Sodome, la cité moralement corrompue selon Gn XIII, 13. Cette attitude interventionniste est en rupture avec le silence de Noé qui est par ailleurs qualifié de « juste ».

Noé représente un juste pour lui-même, qui ne semble pas avoir de souci de l’autre. Peut-être devant une humanité violente, il ne sait faire autre chose que de se couper de ce monde. Cette attitude s’est toujours retrouvée dans le judaïsme ou d’autres religions. Ici, il s’agit de rompre avec un monde que l’on considère irrécupérable, autant donc opérer son propre salut, plutôt que de tenter de sauver les autres.

Abraham, nous le voyons, parle à Dieu, mais à l’analyse il ne plaide pas directement pour les méchants. Il se demande à quelle condition une cité humaine peut-être sauvée de la destruction, à entendre de sa propre autodestruction ? A quelle condition la violence peut-elle être éradiquée ou tout au moins être contrecarrée par les vertus de justice et d’amour.

La réponse finale est : à la condition qu’il se trouve 10 justes « au milieu de la ville ». Cette formule peut ainsi s’entendre : Si une société humaine est capable de susciter en son cœur, en son « milieu » (dans son double français, en « son sein » et « son centre ») alors, cela signifie que les forces du bien peuvent triompher des forces du mal.

C’est sans doute parce que dans la France de Vichy, il s’est trouvé au moins 10 justes pour sauver des juifs ou au moins 10 résistants contre l’envahisseur nazi, que la France n’a pas basculé dans la barbarie.

La réponse de Dieu à Abraham peut se dire ainsi : dix justes sont les signes que tout espoir n’est pas perdu pour la réussite d’un projet moral.

Quant à la prière d’intercession pour sauver les pécheurs, il faudra attendre Moïse plaidant pour les enfants d’Israël coupables de la faute du veau d’or. Mais c’est là une autre paracha

Philippe HADDAD

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 14:01
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 10:02

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Les temps anciens confinaient les populations dans des territoires étroits où la promiscuité permettait la transparence identitaire. En Afrique du Nord et tout autour du bassin méditerranéen, les différentes communautés créaient des quartiers à leur image. Les espagnols, les italiens, les maltais, les juifs, les arabes se repliaient sur eux-mêmes, attirant les nouveaux arrivants vers ces quartiers pittoresques qui revendiquaient une appartenance ethnique ou religieuse. Les moyens de locomotion balbutiaient encore et les distances ne s'allongeaient que de quelques hectomètres par an. Dès lors, il était aisé de se marier dans sa rue comme les villageois se mariaient dans leurs villages. Les épousailles se négociaient autour d'une anisette, d'une boukhah ou d'un ouzo et les nouveaux nés arrondissaient les cercles de famille. Les prénoms Miguel, Pedro, Francisco complétaient les patronymes de Soler, Munoz ou Solbès; les petits Luigi, Gianluca, Cesaré adoptaient les noms de Liguori, Capomazza ou Pappalardo et les bébés Moïse, Jonas ou Abner s'accouplaient aux noms de Dahan, Lévy ou Zenouda.

De nos jours, les peuples en cavale caracolent tout autour de la planète. Les distances raccourcies brassent les enfants de tous pays. Le langage des mots et des idées a tendance à  s'uniformiser. Les temps modernes violent les traditions humaines de nos parents et, même si la leçon tourne encore dans nos têtes, l'inexorable est en marche. Le comportement de ces peuples déracinés varie selon les époques, les climats et les sociétés. Le juif n'échappe pas à la règle. Au fil des années, il aura apprivoisé la langue, les mœurs, le drapeau du pays d'accueil. Il pensera français en France, Américain en Amérique, Israélien en Israël, et c'est humain. Mais il gardera toujours en lui cette flamme, cette façon bien à lui de penser, de raisonner, d'appréhender la vie, de se préparer à l'adversité dans ses rapports avec autrui, cette propension à la tristesse et à la joie selon les moments, cette exubérance  et ce sens du tragique. Une différence, tout simplement!

Cette différence s'inscrit aussi dans sa reconnaissance du juif. On se sent, on se sait juif. On sait juifs, les autres! Par des expressions entrecoupées de mots yiddish ou arabes, par de petits signes distinctifs ignorés des "autres" mais repérés par un œil exercé, par des petits riens à l'évocation de la mère, par le respect dû au père qui voit un fils refuser de fumer devant son géniteur, par la superstition qui habille chaque propos, par le cinq dressé devant "les yeux", par une multitude de gestes empruntés à la mythologie juive: le juif reconnaît le juif. Mais le premier passeport du judaïsme figure dans le patronyme israélite. Que disparaisse cette carte d'identité, ce moyen de s'identifier à une nation, à un peuple, à une communauté, et le temps se chargera de brouiller les cartes d'une façon telle que les savants, eux-mêmes, ne s'y retrouveront plus.

Extrait de  "L'ENFANCE SACRIFIEE DES MARIAGES MIXTES" de Hubert ZAKINE

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