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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:46

Gilles William Goldnadel : l'interview que Gilles-William Goldnadel a accordé auFigaro.

 

En réponse à Indignez vous! Gilles-William Goldnadel a écrit Le vieil homme m'indigne !, où il accuse Stéphane Hessel d'imposture.

 

Pourquoi accusez-vous Stéphane Hessel d'imposture?

 

Pour de multiples raisons. Il se présente et se laisse présenter comme le rédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme, alors que, poussé dans ses derniers retranchements, il a fini par concéder un jour – mais un peu tard – qu'il ne l'avait jamais été. Autre imposture de taille: ses choix dans le registre de sa prétendue indignation. Je vous mets au défi de trouver dans ce livre la moindre indignation en politique étrangère à l'exclusion notable de la Palestine. Il ne s'indigne pas de la Syrie, du Rwanda, du Tibet, ni du sort des chrétiens d'Orient, les nouveaux esclaves des émirats. Le génocide au Darfour ne lui arrache pas un soupir: la seule chose qui l'intéresse, c'est de fustiger Israël. J'ai tout de même le droit de trouver cela sélectif et disproportionné!

 

Comment expliquez-vous son succès?

 

Par l'incroyable complaisance d'une très grande partie du corps médiatique, pour cause de bienveillance idéologique pour son post-gauchisme. Le petit livre qui était sur tous les promontoires des grandes librairies, et dont beaucoup d'intellectuels ont fini par reconnaître l'indigence totale, constitue pour pas cher un signe de reconnaissance entre «rebelles résistants». Posture flatteuse s'il en est et, surtout, sans risque! La plus grande imposture de toute cette histoire, c'est sans doute l'écart phénoménal entre l'inconsistance d'un livre qui ne contient aucune idée et son succès planétaire. Je ne crois pas être hyperbolique en disant que c'est une première depuis l'invention de l'imprimerie.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 14:43

Vahera

Les noms des fils de Lévi

« Voici les noms des fils de Lévi selon leurs générations… » (Chemoth 6, 16). Cette introduction, qui précède l’énumération des enfants de Lévi, ne figure pas dans les versets qui précèdent, ceux-ci indiquant d’emblée les noms des fils de Ruben et de Siméon.

Cette différence est expliquée comme suit par le Chela (Rabbi Yecha’ya Horowitz (1565-1630) : On sait que la tribu de Lévi n’a pas été réduite en esclavage en Egypte (Chemoth rabba 5, 16). Elle a cependant tenu, malgré ce passe-droit, à affirmer sa solidarité avec les autres. Cette solidarité a été marquée, tout particulièrement, par les noms que Lévi a donné à ses fils :

Guerchon (גרשון) a été ainsi appelé parce que les enfants d’Israël ont « vécu comme des étrangers (גרים) dans un pays qui n’était pas le leur »

 (Voir Chemoth 2, 22 : גר הייתי בארץ נכריה).

Qehoth (קהת) tient son nom du fait que, littéralement, les dents des enfants d’Israël ont été « ternies » (de la racine קהה) à cause des souffrances qu’ils ont endurées. Quant à Merari (מררי), son nom est à mettre au compte des Egyptiens, qui ont « rendu amère » (וימררו) la vie des Hébreux (Chemoth 1, 14).

Il est vrai que les trois fils de Lévi sont nés en Erets Yisraël (Berèchith 46, 11), donc avant l’esclavage d’Egypte, ce qui s’accorde mal avec l’idée selon laquelle cette tribu a tenu à exprimer sa sympathie avec les autres. Il n’est cependant pas interdit de penser que Lévi a pressenti l’esclavage et qu’il a nommé ses enfants en conséquence.

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Haftarath paracha Waèra – La duplicité de Pharaon

Dans cette haftara, le prophète Ezéchiel commence par promettre que Hachem punira les peuples qui nous ont fait du mal et que nous retournerons sur notre terre.

Cette prophétie s’adresse essentiellement à Pharaon et à l’Egypte, qui ont manqué à leurs promesses de nous aider lorsque les Assyriens de Sennachérib ont attaqué et détruit le Royaume d’Israël, et lorsque les Babyloniens de Nabuchodonosor ont attaqué et détruit celui de Juda. Leur duplicité et leurs manquements répétés à la parole donnée mériteront d’être punis. C’est pourquoi, annonce Hachem, Nabuchodonosor attaquera l’Egypte et la pillera (Ezéchiel 29, 19). Ce sera, ajoute-t-Il, sa récompense pour avoir travaillé pour Lui.

Cette duplicité innée de l’Egypte est mise en lumière dans le verset qui la décrit très exactement : « Voici que maintenant tu te fies à ce bâton de roseau cassé, en l’Egypte, lequel, si quelqu’un s’appuie dessus, lui entre dans la main et la perce. Tel est le Pharaon, roi d’Egypte, pour tous ceux qui lui font confiance » (II Rois 18, 21).

Jacques KOHN.

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 17:36

entretien1Interview du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim parue dans Le Figaro du 14/15 janvier 2012

: ce qui les rapproche, ce qui les distingue

 

Au plan spirituel, quels sont, selon vous, les principaux points de convergence et de divergence entre le judaïsme et l’islam?

Au point de départ, bien sûr, est commune l’affirmation de l’existence du Dieu unique, et le fait qu’il excède toutes les représentations – d’où l’interdit de figurer son image, qui nous sépare des chrétiens catholiques et orthodoxes. Quant aux convergences liées aux implications de ces dogmes dans la vie, je vous répondrai: le principe d’humilité, la fraternité en droit de tous les hommes fils d’un même père, l’exigence de justice, en d’autres termes le respect de la Loi. De là vient l’importance, aussi, du droit: Mahomet, comme Moïse, est un prophète-législateur, d’où ce juridisme, ce «formalisme» religieux qui surprennent tellement les esprits chrétiens, pour qui les fondements de la justification ou de la réconciliation humaine sont tout autres.

Je verrais deux grandes lignes de différenciation, qui s’expliquent avant tout par l’histoire: d’abord l’islam, qui est plus récent, se veut une récapitulation des vérités proclamées avant lui par les patriarches et prophètes du judaïsme, puis du christianisme, et que l’enseignement de son propre prophète vient compléter et couronner. Par suite, la révélation étant désormais complète et à la portée de tous, l’islam est donc une religion qui cherche à faire des prosélytes. Le judaïsme au contraire, extrêmement minoritaire, se regarde comme dépositaire d’une mission particulière, certes au bénéfice de l’humanité entière, mais que lui seul a l’obligation de remplir sous cette forme (Exode 19,6): «choisi pour être un royaume de prêtres, un peuple saint». Israël, tenu à l’observance des 613 commandements, n’espère des autres hommes que l’observance des sept «lois noahides», lois de la morale universelle, qui ne comportent sur le plan religieux que les interdits du blasphème et de l’idolâtrie.

Deuxième différence: le développement de l’islam est souvent inséparable d’une conquête politique et militaire. Là où le judaïsme connaît dès ses textes fondamentaux une opposition entre le politique et le religieux (Deutéronome 17), puis le développement religieux sur les ruines de l’espérance nationale suite à la destruction du second temple en l’an 70, l’islam pose une soumission du glaive politique à l’autorité religieuse.

On rassemble souvent le christianisme, le judaïsme et l’islam dans la formule de «religions du Livre». Vous retrouvez vous dans celle-ci? La Torah, c’est le Coran des Juifs?

L’expression «religions du Livre» est d’origine musulmane. Dans sa version courante que vous citez, elle est moyennement satisfaisante, puisque le Livre n’est pas, dans les trois cas, le même. L’islam, étant apparu le dernier dans l’histoire, peut sans problème reconnaître tous les prophètes antérieurs, de même que le christianisme reconnaît Moïse et tous les prophètes bibliques. L’islam peut avoir sa propre lecture de la Torah et de l’Evangile, de même que le christianisme a sa propre lecture de l’Ancien Testament. En ce sens, les chrétiens sont en présence de l’islam comme les juifs en présence du christianisme. La seule différence, et elle est considérable, c’est que la révélation du Christ intègre la Bible à la lettre, telle qu’elle est reçue par le judaïsme, tandis que l’islam, au nom du Coran qui est dicté mot à mot par Dieu et qui, par conséquent, fait loi, parle d’une Torah et d’un Evangile qui seraient des sortes de pré-Coran, mais ne correspondent pas aux livres qui sont actuellement entre les mains des juifs et des chrétiens, puisque leurs textes auraient été altérés, selon les propos dictés par Dieu à Mahomet en de nombreux versets.

Des points communs tels que le monothéisme, le sens du rituel, les prescriptions alimentaires ou la circoncision sont-ils suffisants pour rapprocher le judaïsme et l’islam?

La proximité tient d’abord au fait que pour les deux religions, les commandements et prescriptions à observer au quotidien sont omniprésents. Un musulman comprend beaucoup mieux ce qu’est une boucherie cachère qu’un chrétien ne le comprendra jamais. Mais il est un autre point commun aux juifs et aux musulmans, c’est l’absence de clergé. Assertion qu’il faut immédiatement tempérer en précisant que le schisme, hérité de Darius et des hiérarchies perses, a donné naissance aux ayatollahs. Le sunnisme, quant à lui, se passe de clergé.
En revanche, le musulman est soumis à la volonté divine, et sa perfection consiste en la perfection à cette soumission. Le juif se ressent plutôt au service d’un projet d’histoire. Le messianisme n’est vécu que comme le stade supérieur de cette histoire et non comme sa fin, alors que cette notion très peu présente dans le sunnisme, quelque peu dans le chiisme mais sous la forme plus vague de l’attente du retour du Prophète.

De votre point de vue, les deux religions ont-elles la même conception de la place du temporel et du spirituel dans la vie de l’homme, dans la cité?

Je ne le crois pas. L’expérience historique des contradictions entre le religieux et le politique est une chose importante. Cette expérience, l’Occident chrétien l’a connue, dans les longues luttes médiévales pour le pouvoir entre le pape et l’empereur, puis autour de la question confessionnelle au temps des réformes, qui a préparé la séparation du politique et du religieux dans la cité, dans la société et dans la vie bien avant les Lumières et la Révolution française.
Jusque récemment, les conditions historiques de cette expérience n’étaient pas réunies dans le monde musulman. Le «printemps arabe» ouvre assurément une nouvelle page avec son lot d’espérances, d’interrogations et d’inquiétudes.

Précisément, des élections viennent de porter au pouvoir des partis musulmans dans plusieurs pays. Quelles sont, selon vous, les conditions pour que la démocratie soit une réalité dans les pays arabo-musulmans?

La première condition est la fin des dictatures et autres régimes autoritaires où les résultats des élections étaient fixés à l’avance. Cette condition a été réalisée dans quelques pays et est en cours de réalisation dans d’autres. Je souhaite dire à nouveau mon admiration pour le courage des peuples qui se sont soulevés.

La question que vous posez va bien au-delà d’éventuelles références à la charia qui a parfois été utilisée ici comme un épouvantail. Cette instrumentalisation d’un objet religieux à la fois complexe et ouvert dans ses interprétations me déplaît et je rappellerai donc que l’inscription de la charia comme principale source de droit dans la constitution égyptienne remonte à 1980, sans que cela ait, depuis, suscité de grandes émotions dans nos sociétés européennes.

La deuxième condition, pour qu’au sein des sociétés arabo-musulmanes l’islam puisse intégrer l’idée de démocratie, réside dans l’affermissement des courants de pensée critiques et dans l’élaboration de véritables pôles laïcs. J’entends ici par laïcité, non point la négation de la religion, mais la sauvegarde de la liberté de conscience et de la tolérance, un lieu où la religion échappe à toute manipulation idéologique ou politique pour qu’elle puisse reposer non sur la contrainte mais sur la liberté et la dignité d’autrui. La démocratie n’est pas qu’une façon d’accéder au pouvoir par le suffrage universel. Elle nécessite la possibilité de l’alternance, la séparation des pouvoirs, le droit d’expression des minorités, ainsi que le respect des libertés fondamentales et notamment celles des femmes. Il n’y aura pas en terre d’islam de paix civile durable, ni de société démocratique, si l’emportent la «sacralisation du politique» ou «la politisation du sacré» qui mènent à la volonté de purification de la société et finalement à la destruction de tout lien social.

Le Coran contient de nombreuses sourates critiquant ou attaquant les juifs et les chrétiens. Considérez-vous ces phrases comme des scories historiques (remontant à la vie du Prophète) ou comme les fondements de l’animosité de certains pays (ou individus) musulmans à l’égard des juifs, d’Israël, des chrétiens ou de l’occident?

Les conflits anciens, les rivalités spirituelles, ont laissé de toutes parts bien des traces dans les textes qui eux-mêmes imprègnent les esprits. Jules Isaac a naguère analysé l’«enseignement du mépris» chrétien à l’encontre des juifs et l’Eglise a prêté attention à ce travail. Peut-être y a-t-il matière à une démarche similaire sur les sources musulmanes.

Le judaïsme, l’islam et le christianisme font à la femme une place spécifique qui n’est pas bien perçue du monde moderne. Peut-on reprendre cette antienne générale sur le «machisme» des religions ou y a-t-il des différences dans le statut que chacune d’entre elles réserve à la femme?
Commençons par évacuer l’actualité: quelques milliers de juifs extrémistes ont eu récemment en Israël un comportement déplorable que je condamne fermement.

L’enseignement du judaïsme est clair: si la femme n’est pas semblable à l’homme, elle l’est en dignité. Longtemps le monde juif orthodoxe a négligé la vie sociale et professionnelle ainsi que l’instruction religieuse des femmes. Aujourd’hui, les femmes peuvent à la fois accéder aux professions de toutes sortes et étudier les textes sacrés du judaïsme. Il n’y a aucune raison pour que les femmes soient tenues pour mineures dans l’ordre religieux. Et je ne vois pas pourquoi l’islam resterait étranger à cette évolution globale.

Permettez-moi d’ajouter un mot sur l’idée de décence puisque le débat sur les femmes et la religion est parfois réduit aux seules considérations vestimentaires. Chaque individu a son référentiel, explicite ou implicite, en matière de décence et s’habille comme il l’entend. Il est bien évident que le respect dû à une femme n’est pas proportionnel à la longueur de ses vêtements. Pour autant, mon référentiel religieux en matière de décence m’amène à préférer les jupes longues pour les femmes dans l’espace public. Et s’il me fallait récuser la décence religieuse pour faire moderne, alors ne comptez pas sur moi pour faire moderne!

Le catholicisme se réfère au Vatican. Le judaïsme et l’islam ont, quant à eux, des autorités nationales. Parle-t-on de la même chose à propos du judaïsme de France et de l’islam de France?

Pour le judaïsme comme pour l’islam, il n’y a pas d’autorité religieuse suprême comparable au Pape. Ces religions ont maintenu leur identité, leur vitalité et même leur unité fondamentale, sans chercher à s’unifier dans un dogme vérifié ou garanti par une hiérarchie réputée infaillible. Pour autant, on ne parle pas de la même chose quand on évoque le judaïsme de France et l’islam de France. Le judaïsme français a une histoire très ancienne et très particulière de près de vingt siècles, qui se fonde sur trois sentiments: la gratitude à l’égard du pays qui, le premier en Europe, sut faire des juifs des citoyens, la véritable communauté d’inspiration et de destin qui lie deux universalismes – celui des droits de l’Homme et celui des dix commandements – mais aussi la mémoire de la shoah qui a vu la déportation, depuis la France, de plus de 70 000 Juifs. Une mémoire si singulière est forcément unique.

Quels sont vos projets et quelles sont vos aspirations pour les relations entre le judaïsme et l’islam en France?

Une plus grande connaissance mutuelle, qui repose notamment sur un travail d’ordre véritablement théologique, fondé sur l’étude de sources sacrées qui nous rassemblent bien plus qu’elles ne nous séparent. Et d’autre part une relation qui se fonde sur un lien commun avec la France, son histoire, sa littérature, ses paysages, sa culture – et qui sache laisser de côté d’autres attachements et d’autres affections, d’ailleurs légitimes. C’est ici, en France, que se joue notre destin collectif et que nous avons une histoire à écrire au sein de la communauté nationale. La Conférence des Responsables de Culte en France, qui réunit six religions, s’est construite sur cette idée et continuera en 2012 à agir pour lui donner réalité.
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:28

 

Par la répétition grossière des mêmes arguments, l’anti sionisme cache mal son essoufflement et ses difficultés croissantes pour tenter de convaincre une opinion de plus en plus méfiante. La question palestinienne commence à lasser les élites qu’on voit, de plus en plus émettre des réserves et suggérer soit de basculer franchement dans le camp de l’antisémitisme, soit de se rendre à l’évidence : Israël étonne le monde, en dépit de sa taille, et de l’acharnement de ses ennemis.

Le débat argumentaire piétine et s’enferme dans un « ron ron » médiocre et inadapté. Les arguments n’évoluent plus avec une réalité en mouvement et qui évolue. Les oppositions cessent de s’aventurer sur le terrain de la légitimité ou du caractère Juif de l’Etat pour se limiter à l’anecdote, à l’incident, bref, à la péripétie. C’est, manifestement le signe que l’antisionisme deviendra sous peu moribond car les anti Juifs perdent de vue qu’ils n’ont été « efficaces » que lorsqu’ils ont fait suivre leur constat de l’inutilité et de la dangerosité du peuple Juif par des mesures immédiates et effectives d’extermination.


Ils commettent présentement une grave erreur de jugement et d’appréciation. En passant leur temps à condamner sans prouver, ils s’exposent à l’affaiblissement. Il n’est pas possible de tenir le monde en haleine sans commencer à ouvrir, soit le livre des preuves soit le registre de la mort. Le monde commence à saisir les balbutiements de la tromperie antisémite. Certes, ce n’est pas Austerlitz, mais ce n’est plus Waterloo. La haine anti-israélienne n’est pas éteinte mais le feu manque de vigueur…

En parallèle, le monde découvre les visées expansionnistes de l’Islamisme et déjà, se pose la question du recours que pourrait représenter Israël. L’opinion occidentale qui avait cru que l’affaire de Tunis annonçait le retour du nationalisme tunisien, découvre avec stupeur la désignation d’un pouvoir extrémiste religieux à Tunis. Pour le moment, limité à une élite minoritaire, cette prise de conscience que le problème palestinien « anesthésiait » la capacité réactive de l’Europe commence à prendre corps. Sa constitution en puissance de contre attaque prendra du temps mais le temps des illusions semble se conclure.

Et pendant ce temps, le reproche fait à Israël, qu’il se vendait mal, qu’il se défendait mal est en train de se retourner contre ceux qui l’utilisaient. L’Etat Juif continue à vivre comme s’il ignorait la guerre qu’on lui fait. Ses chercheurs persévèrent à « étonner » le monde, mission première du Peuple rédempteur, pendant qu’on assiste à l’affaiblissement progressif des empires hostiles.

Incapable et convaincu de son échec, l’Occident a passé le relais de la mort d’Israël à l’Orient mais les coups que ce dernier porte rapprochent singulièrement Israël de ses anciens bourreaux !

Nous vivons vraiment une époque exceptionnelle. Les analyses pessimistes des prospecteurs d’avenir sont rattrapées par une réalité qu’ils n’imaginaient pas, parce que, n’inclure que le rationalisme pour saisir le fil d’Ariane de la réalité proche Orientale, c’est manquer cruellement d’imagination.

Arnold Lagémi

 

www.arnoldlagemi.com

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 08:55

chemot

UN DÉSIR D"ASSIMILATION

Nous trouvons dans notre Parasha Chemot ce que j’appellerais l’ancêtre de l’antisémitisme.

"Et le pays était rempli d'eux" (Ex.1:7). Nos maîtres déduisent de cette phrase que après la disparition de la génération des ancêtres, leurs descendants ne voulurent plus se cantonner dans la province de Goshem; et ils se dispersèrent dans toute l’Égypte. Agissant ainsi contre la volonté de Jacob qui leur avait assigné cette province, et qui de manière générale, avait toujours recherché l'isolement par rapport aux nations.

Les nouvelles générations commencèrent a s’émanciper et a fréquenter les théâtres les cirques, et les sociétés païennes. Elles s'affranchirent du devoir de la circoncision a l'exception des Lévites, tout en restant fidèles a certaines traditions comme celle de la pureté des mœurs.

Mais ces abandons ne tardèrent pas a produire leur effet. Les juifs se virent repoussés par la population Égyptienne et les premiers symptômes d'un antisémitisme farouche se déclarèrent très rapidement.

 

"MITSRAIM" L'ESPRIT ÉTROIT

 

L’Égypte en hébreu se dit "Mitsraim" la terminaison "im" est la forme du pluriel. Son singulier, c'est "Matsor" qui signifie l’étroitesse, l'angoisse. L’Égypte ancienne est le cas-type d'une puissance qui se proclame totalement indépendante, soumise a son seul bon plaisir, et ne vivant que pour soi et par soi. Son paganisme, c'est l’étroitesse d'esprit un système de pensée qui édifie toutes sortes de constructions pour refuser la connaissance véritable de la réalité Divine.

Le Talmud nous rapporte que Israël avait atteint la quarante neuvième porte (sur cinquante) de l’impureté, c'est a dire l'assimilation a l’Égypte. A ce stade la, seule une violente persécution pouvait provoquer la rupture.

Les juifs en s'assimilant, exilent leur conscience de la présence de D-ieu dans le monde, ils échangent la conviction de l’existence d'un ordre précis, contre des idoles; et de ce fait exilent le plus noble de leur personnalité.

 

L’ANTISÉMITISME UN REMÈDE AMER

 

En Égypte comme dans les autres exils il-y-a le danger qu' Israël oublie sa vocation. Si les nations avaient été plus tolérantes, moins hostiles et xénophobes, c'est probablement ce qui serait arrivé!

Mais lorsque la persécution devient excessive on comprend qu'il ne s'agit pas d'un simple accident historique; on pressent que nous sommes les victimes d'un antagonisme foncier, que nos persécuteurs et nous sommes deux essences différentes; et plus la persécution devient forte, plus cette conscience-la s'affermit.

La souffrance est donc la clef qui nous a permis de découvrir notre propre identité et de nous des-identifier des nations.

Mais la souffrance n'est pas la seule alternative a notre conscience elle n'est que l'une des alternatives de notre liberté.

Si nous reconnaissons spontanément notre identité, on n'a pas besoin de nous torturer pour nous faire avouer ... En revanche, si nous nous efforçons de ressembler aux autres peuples qui nous entourent, alors inévitablement, nous subissons de telles rebuffades que nous finissons par comprendre: que nous avons notre rôle et eux ont le leurs, et on ne peut ni échanger ces rôles, ni s'en soustraire.

Si nous oublions notre vocation, le monde se charge sans s'en rendre compte de nous rappeler a nos devoirs.

 

IL NE FAUT PAS NOUS LEURRER

 

Se leurrer signifie s'imaginer des choses qui n'existent pas par exemple, mimer un personnage qui ne correspond pas a notre vraie situation. Chacun est unique et nul ne pourra accomplir pour nous la mission qui nous a été donnée.

On ne peut occuper notre place et assumer notre tache que si l'on s'accepte tel que l'on est au départ. Avec l'intention de remplir notre mission spécifique.

Si l'on joue un autre rôle, si l'on copie notre voisin, nous ratons notre destin; et on s’égare dans l'illusion. Cette attitude consiste a se débarrasser de ses responsabilités.

Aussi l'individu Israélite devra assumer son originalité envers et contre tous les courants, en dépit des modes quitte a paraître toujours décalé. Savoir que ce qui compte pour lui, c'est de rester lui-même quoiqu'en pense son entourage. C'est précisément de cette façon qu'il enrichira l’humanité.

 

Basé sur: « Kol ha Thora » de Elie Munk

« Le chandelier d'or » de Josy Eisenberg et Aldin Steinsaltz

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:10

vayehi

Les noms des fils de Joseph

Jacob est arrivé en Egypte. Il peut enfin passer ses dernières années de vie entouré de l’affection de tous ses enfants, et même de ses petits-enfants. Il peut notamment recevoir la visite de Joseph, le fils bien-aimé, perdu et retrouvé.

 Deux nouvelles tribus :

Au début de la paracha, Joseph se présente à son père malade avec ses deux fils, Manassé et Ephraïm. Joseph les bénira en disant : « Les deux fils qui te sont nés en pays d’Egypte jusqu’à ma venue vers toi en Egypte, ils sont à moi ; Ephraïm et Manassé sont comme Ruben et Simon … »[1]. Par cette bénédiction les fils de Joseph sont inclus dans le compte des tribus d’Israël, si bien que la tribu de Joseph sera toujours décomposée selon le nom de ses garçons. Joseph est d’une certaine manière reconnu comme un père, comme un patriarche qui engendre deux identités fils.

La condition juive en exil :

Réfléchissons à ces deux noms : Manassé et Ephraïm, l’aîné et le cadet. Ces noms ont été donnés par Joseph en relation avec sa propre histoire. A travers ses enfants il se rappelle son passé et son identité d’hébreu en exil.

Manassé renvoie à l’oubli : « car Dieu m’a fait oublié mes souffrances ».

Ephraïm renvoie à la réussite sociale : « Car Dieu m’a fait fructifier dans le pays de ma souffrance. »

N’est-ce pas là une allusion à la condition juive de l’exil :

Oublier suffisamment nos malheurs pour ne pas rester figé sur notre passé, même si les commémorations sont importantes.

S’investir dans le monde pour le faire fructifier au plan matériel, intellectuel et spirituel.

Philippe HADDAD

 

 

 

 

 

Haftarath Waye‘hi – David et Joab

Dans ses ultimes recommandations faites à son fils Salomon par David sur son lit de mort, celui-ci s’en prend énergiquement à Joab, son général en chef en même temps que son neveu, lui reprochant « ce qu’il a fait aux deux chefs des armées d’Israël, à Abner, fils de Ner, et à Amasa, fils de Yéther, en les tuant et en versant le sang comme dans la guerre ». Salomon devra « agir selon sa sagesse, et ne pas laisser la vieillesse de Joab descendre en paix dans la tombe » (I Rois 2, 5 et 6).

Joab avait en effet désobéi à plusieurs reprises aux ordres de son roi :

1. Alors qu’Abner, général des armées de Saül, venait de faire allégeance à David, Joab le tua sournoisement (II Samuel 3, 27).

2. Lorsque David avait envoyé Urie, le mari de Bethsabée, sur le champ de bataille, il avait demandé à Joab de le placer en première ligne du front, puis de se retirer et de le laisser seul afin qu’il soit tué par l’ennemi. Cependant Joab, au mépris des ordres reçus, plaça Urie parmi d’autres soldats et provoqua ainsi leur mort (II Samuel 11, 15 et suivants).

3. Joab a tué Absalon, qui s’était rebellé contre son père, le roi David, désobéissant ainsi à celui-ci qui voulait qu’il soit épargné (II Samuel 18, 14).

4. Après la mort d’Absalon, David nomma Amasa, un autre de ses neveux, comme général en chef à la place de Joab. Et celui-ci, aussi traîtreusement qu’il l’avait fait avec Abner, le mit à mort (II Samuel 20, 10).

Après qu’Adonias eut échoué à se faire proclamer roi à la place de son père, Salomon fit tuer Joab, obéissant ainsi aux dernières volontés de David.

faire proclamer roi à la place de son père, Salomon fit tuer Joab, obéissant ainsi aux dernières volontés de David.

Jacques KOHN.

 

 

 

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:31

 

J'accuse

 

 

 

 

J'ACCUSE........................

J'accuse tous les supporters des révolutions arabes, qu'elles se nomment printemps arabe ou révolution de jasmin par une envolée lyrique des médias occidentaux en mal de titres accrocheurs, de faire le lit de l'antisémitisme généralisé.

 

Messieurs qu’on nomme grands, vous avez applaudi debout sur vos sièges, les mouvements de protestations ayant aboutis à la chute de dirigeants considérés comme des dictateurs dans les pays arabes. Ceux la même que vous embrassiez sur la bouche il y a peu en leur déroulant le tapis rouge dans vos chancelleries. Vous avez plébiscité les mouvements qui devaient conduire à la démocratie pour ces peuples soumis aux dictateurs. Vous avez même utilisé l’OTAN pour bombarder je ne sais quels objectifs militaires lybiens, en occultant les massacres de population en Syrie, les attaques répétées contre la communauté juive de Tunisie.

 

Vous applaudissez des deux mains l’initiative palestinienne à l’ONU sans jamais prendre en compte la population israélienne qui vit depuis 63 ans dans un déni du droit à l’existence et qui doit son salut uniquement à sa volonté farouche de survivre face aux attaques de ceux que vous défendez aujourd’hui. Vous avez soutenu les flottilles pour Gaza. Vous n’avez eu aucune réaction aux multiples missiles envoyés par les terroristes du Hamas sur les populations civiles israéliennes.

 

Vous ne vous levez pas non plus contre les menaces du premier « sinistre » turc qui attise la haine contre Israël, au risque de déclencher une troisième guerre mondiale pour exiger d’Israël des excuses pour avoir défendu ses frontières en faisant, hélas, 9 morts.

Ce même premier « sinistre » turc qui ne montre aucune compassion pour les milliers de morts en Lybie, en Syrie ou ceux qui sont tombés sous la torture dans les geôles iraniennes sous la botte d’Ahmadinedjab, autre enfant de cœur de la scène politique qui vous manipule sur le bout de ses doigts ...

 

Que ferez vous aujourd’hui pour protester contre les manifestations anti israélienne du Caire ?

Laisserez-vous s’installer cette haine génétique contre tout ce qui porte une étoile bleue aujourd’hui, jaune hier ?

Avez-vous admis la nécessité de faire disparaitre un peuple qui dérange ces populations arabes, et qui, quelque part, doit vous déranger aussi un peu ?

Serez-vous complice de ce crime contre l’humanité qui se prépare sous vos applaudissements ?

 

Vous avez choisi votre camp, mais votre mémoire est très courte. Vous êtes confronté aujourd’hui à l’invasion de vos campagnes par une immigration anthropophage qui dévore votre civilisation et qui se félicite de votre incapacité à protéger votre propre population.

Vos campagnes fleurissent de minarets et de mosquées. C’est vrai, vous êtes le pays des droits de l’homme. Je pensais que c’était les droits de tous les hommes mais il me semble que dans cette définition, il y ait une hiérarchie, des hommes ayant plus de droits que d’autres. Mais qu’en est-il des devoirs de ces hommes ?

 

L’Ambassade d’Israël au Caire a été récemment sauvagement attaquée par des centaines de partisans de la démocratie que vous avez aidé hier à se libérer de Moubarak. Il y a pour le moment 1 mort et 450 blessés, bilan qui illustre la détermination et la haine de ceux que vous pensiez capable de sauver la paix et la démocratie.Vous ignorez dans vos journaux les 15 millions de juifs de part le monde blessés par ces attaques répétées contre Israël.

 

Quand sauverez-vous votre honneur en défendant ces juifs persécutés par des islamistes fanatisés ?

Vous prouvez encore une fois qu’ Israël ne doit compter que sur elle-même pour assurer sapropre sécurité.

 

Il ne vous reste qu’une seule chance de sauvez le monde du chaos dans lequel les islamistes tentent de vous entrainer, dites NON à la déclaration unilatérale pour la création d’un autre état palestinien, proposée à l’ONU par Mahmoud Abbas allias Abbou Mazen, dans le flou le plus absolu.

L’acceptation de cette proposition serait synonyme de la fin des accords d’Oslo et surtout de la paix relative qui règne dans cette région qui s’embrasera dès le lendemain du vote que vous aurez cautionné.

Je vous accuse d’être responsable de ce qui va arriver demain. Je vous accuse d’avoir sacrifié Israël en particulier et la communauté juive du monde entier en général, à votre tranquillité électoraliste.

Je ne vous dis pas merci, vous devrez rendre des comptes à vos petits enfants qui vous jugeront pour les avoir abandonnés et trahis.

Mais Chuuuuuut, ce n’est qu’Israël qu’on assassine !

Article de Denis Benkemoun dans le blog du nouvel obs. publié le 2 Janvier.

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 20:06

Anne Le musical

Chers Amis,

Je voudrais vous signaler un spectacle musical qui est salué unanimement par toute la presse et que la WIZO présente à NIMES,

DIMANCHE 29 JANVIER 2012, à 15 heures, à l' ATRIA

Vous avez la possibilité de réserver par correspondance pour ce spectacle unique.

Pour tous renseignements, Nicole ILLOUZ, présidente de WIZO-NIMES

Se tient à votre disposition au 04 66 20 18 91

 

 D’autre part, une exposition se tiendra au Lycée Daudet 3 Boulevard Victor Hugo à Nîmes, du 24 Janvier au 3 Février 2012.

Nous espérons vous y voir nombreux.

 

Logo ACING

 

 

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 15:41

wizo logo

 

Nicole Illouz et les membres de la section Wizo-Nîmes vous souhaitent

une année 2012 illuminée par le bonheur, la santé et

la réussite pour vous et tous les êtres qui vous sont chers.


Puisse cette année voir évoluer les hommes vers un monde meilleur

fait de Tolérance, de Solidarité et de Paix.


En espérant vous retrouver très prochainement,


Je vous envoie mes meilleurs pensées


Nicole Illouz
Présidente de la section Wizo-Nîmes

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:56

15104161

Ceux qui nous gouvernent

 

Lorsque Joseph se fit connaître à ses frères, il leur conseilla de déclarer au Pharaon qu’ils sont des éleveurs de bétail, afin de demeurer dans le pays de Goschen, loin de la capitale.

Comment expliquer que Joseph se voit obligé de donner de tels conseils à ses frères, des conseils de prudence en vue de leur assurer une vie paisible et conforme à l'idéal familial ? Sachant combien il sera difficile à cette infime minorité nationale de sauvegarder son autonomie culturelle au milieu du peuple égyptien, Joseph leur recommande de paraître peu intéressants à tous points de vue aux yeux du Pharaon afin que celui-ci ne veuille les avoir auprès de lui. Joseph avait une trop grande expérience de la vie mondaine et de la politique pour savoir quels écueils il fallait épargner à ses frères.

La fréquentation des VIP

La fréquentation des « Grands », « des personnalités au pouvoir », peut susciter la jalousie, la cupidité, la colère et entraîner le malheur. En quelque sorte, Joseph faisait sien cet avertissement de Rabbane Gamliel « Hévou Zehirine barashouth... Soyez prudents dans vos relations avec les Grands, car rien ne les rapproche des hommes sinon leurs propres intérêts : ils apparaissent comme des amis tant qu'il y va de leur profit, mais ils n'accordent aucun soutien à l'homme au moment de sa détresse ».

Cet avertissement s'adressait, durant l'époque romaine, aux chefs des communautés pour les prévenir contre l'avidité et la cupidité des proconsuls : Jamais, leur disait Rabbane Gamliel, vous ne pourrez satisfaire l'avidité de ces hommes qui se montrent aimables et prévenants aussi longtemps qu'ils sont comblés de cadeaux mais dès que les moyens viennent à manquer à la communauté, ils accablent les juifs et n'interviennent pas auprès de l'Empereur romain en leur faveur.

Cette situation s’est perpétuée dans les pays où les juifs trouvèrent résidence. Nos aïeux ont fait, dans ce domaine, de tristes expériences. Grands ou petits, les souverains ont pratiqué à l'égard de nos pères la politique du chaud et du froid, les tolérant quand ils en avaient besoin et les expulsant dès qu'ils n'étaient plus utiles, tout en ayant soin, en passant, de les délester de tous leurs biens.

Cette michnah de Rabbane Gamliel n'a rien perdu de son actualité. Le mot employé pour désigner les grands, Rachoute, a une connotation péjorative. Il s'agit de personnes qui profitent de leur titre, de leur fonction ou de leur rang social pour avoir à l'égard de leur entourage un comportement tyrannique et pour satisfaire leur instinct de domination, leur orgueil et faire avancer leurs intérêts.

L'avertissement de Rabbane Gamliel est double. Il s'adresse à la fois aux " victimes " mais aussi à " ces grands " eux-mêmes.

Certains individus sont flattés de côtoyer et de fréquenter les grands de ce monde. Ils s'en vantent comme si cette fréquentation leur conférait une position sociale élevée. En fait, ils ne sont que les jouets entre les mains de ces grands, qui les manipulent tant qu'ils en ont besoin. Tout le monde connaît les sourires, les poignées de mains, les promesses en période électorale. Ces relations non fondées sur la sincérité et la vérité, finissent par faire des dupes dont le réveil est toujours douloureux.

 

La déconvenue des Grands

Quant aux « grands » eux-mêmes, – et un simple chef de service, un président d’association, devient un " grand " à cet égard – ils sont l'objet d'une cour assidue, entourés de soins attentifs de ceux qui dépendent d'eux pour un avantage matériel, un avancement ou tout profit quelconque.

Ces " grands " finissent par penser qu'ils sont véritablement des hommes de valeur et que l'empressement, le respect, la sollicitude dont ils sont l’objet de la part de leurs subalternes, sont l'expression d'une affection réelle à la mesure de la valeur de leur personnalité. En fait, dès que la fonction disparaît, dès que leur fréquentation n'est plus profitable, ces " grands " sont ignorés, parfois même méprisés. Ils ne comptent plus comme s'ils n'avaient jamais existé. Ils avaient tout le monde à leurs pieds, à présent ils sont livrés à leur solitude, plus personne ne s'intéresse vraiment à leur sort, sauf quelques rares amis, car ces " grands " ont rarement de vrais amis.

L’avertissement de Rabbane Gamliel s’adresse donc à tout individu qui aurait cette tentation de se prendre pour un « Grand » afin de l'en dissuader et de lui en montrer la vanité.

Grand Rabbin Jacques Ouaknin.

 

 

 

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