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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:19
La Sidra de la semaine : EMOR

« Parle aux pontifes, fils d’Aharon et dis-leur »

La paracha de Emor (« Parle ») commence par l’énoncé des lois concernant les Cohanim (les « prêtres »), le Cohen Gadol (le « Grand-Prêtre ») et le service du Temple : un Cohen ne doit pas se rendre rituellement impur par le contact avec un cadavre, si ce n’est lors de la mort d’un parent proche. Il ne peut épouser une femme divorcée ou qui s’est déshonorée par la débauche. Le Cohen Gadol ne peut épouser qu’une femme vierge. Un Cohen atteint d'une difformité physique ne peut effectuer de service dans le Temple, de même qu’un animal atteint d’une malformation ne peut y être offert.

Un veau, un agneau ou un chevreau nouveau-né doit être laissé avec sa mère pendant sept jours. Il est interdit d’abattre un animal et sa progéniture le même jour.

La paracha énumère ensuite les Convocations Saintes, les fêtes du calendrier juif : le Chabbat hebdomadaire, le sacrifice pascal le 14 du mois de Nissan vers le soir et les sept jours de la fête de Pâque (Pessa’h) commençant le 15 Nissan. L’offrande du Omer sur les prémices de la moisson d’orge a lieu au second jour de la fête de Pâque à partir duquel, pendant quarante-neuf jours, a lieu le compte du Omer qui aboutit à la fête de Chavouot, le cinquantième jour. « Une commémoration de sonnerie de Choffar » a lieu le premier Tichri (Roch Hachana) ; le 10 Tichri un jour de jeûne solennel (Yom Kippour) ; la fête de Souccot pendant laquelle, à partir du 15 Tichri, on réside dans des cabanes et l’on prend les « quatre espèces » (palmier, myrte, saule et cédrat), suivie immédiatement par la fête du « huitième jour » de Souccot (Chémini Atséret).

La Torah évoque ensuite l’allumage de la Ménorah du Temple et le pain de proposition (Lé’hem Hapanim) placé chaque semaine sur la table du sanctuaire.

Emor se termine par l’incident lors duquel un homme fut exécuté pour blasphème et l’énoncé des peines applicables en cas de meurtre (la mort) et de blessure à son prochain ou dégradation de sa propriété (compensation financière).

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 10:39
LAG BAOMER

Lag BaOmer, le 33ème jour du compte du Omer – cette année le dimanche 28 avril – est un jour de fête dans le calendrier juif, traditionnellement célébré par des sorties (lors desquelles les enfants jouent à tirer à l'arc), des feux de joie, et d'autres réjouissances. Des milliers de Juifs se rendent à Mérone, dans le Nord d'Israël) auprès du tombeau du grand sage et mystique Rabbi Chimon bar Yo'haï dont ce jour est la Hiloula (l'anniversaire de son décès).

Rabbi Chimon bar Yo'haï, qui vécut au 2ème siècle de l'ère commune, fut le premier à enseigner publiquement la dimension mystique de la Torah connue sous le nom de "Kabbalah". Il fut l'auteur de l'oeuvre de base de la Kabbala, le Zohar. Le jour de son départ de ce monde, Rabbi Chimon demanda à ses disciples de considérer cette date comme "le jour de ma joie".

Les maîtres 'hassidiques expliquent que le dernier jour de la vie terrestre d'un Juste, "toutes ses actions, ses enseignement et son service de D.ieu" atteignent leur point culminant et le zénith de leur impact sur nos vies. Ainsi, nous célébrons à chaque Lag BaOmer la vie de Rabbi Chimon et la révélation de l'âme ésotérique de la Torah.

Lag BaOmer commémore un autre joyeux événement : le Talmud relate que, dans les semaines entre Pessa'h et Chavouot, une épidémie frappa les disciples du grand sage Rabbi Akiva "parce qu'ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres" ; Ces semaines sont donc considérées comme une période de deuil, ce qui implique que certaines formes de réjouissances y sont interdites par la loi et la tradition. Le jour de Lag BaOmer, l'épidémie cessa. Ainsi, ce jour porte également le thème de Ahavat Israël, le devoir d'aimer et de respecter son prochain.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 14:48

ahare moth

« Signifie à Aaron, ton frère, ne peut entrer à toute heure dans le sanctuaire, dans l’enceinte du voile »….  Il sera vêtu d’une tunique de lin… » « Au septième mois le dixième jour du mois, vous mortifierez vos personnes… Car en ce jour on fera propitiation sur vous afin de vous purifier….. Vous observerez donc mes lois et mes statuts, que l’homme exécute et vive par eux…  Craignez que cette terre ne vous vomisse et vous la souillez… »

 Ces versets résument pratiquement toutes les valeurs morales  exposées dans ces deux péricopes : Le Saint des Saint n’est accessible au grand Prêtre que le jour de Kippour où le peuple entier est en recueillement. C’est ce jour que se produit le contact spirituel et moral entre l’assemblée et son délégué.  Le grand prêtre est vêtu d’une simple tunique de lin ; L’habit le plus simple et non la grande toilette doit être choisi pour l’événement le plus solennel de l’année. Le grand prêtre doit donner l’exemple de la simplicité. Citons encore la valeur du jeûne, la contribution active de la collectivité à l’acte de propitiation, la valeur du pardon pour le relèvement moral du peuple, le respect de la vie humaine, le respect de la terre, le lien entre le pays et ses habitants, l’importance de la sainteté de l’homme créé à l’image de Dieu, le respect des parents, la valeur de l’équité envers le travailleur. Ces deux Sidroth constituent le fondement de toute la morale juive. Tout y passe, la charité, la valeur du serment dont la transgression équivaut à la profanation du nom divin, la justice envers le salarié, l’interdiction d’induire en erreur le faible qui ne sait pas se défendre, la médisance et ses conséquences néfastes, La valeur de la protection accordée aux étrangers : ils bénéficieront non seulement d’une tolérance pleine de bienveillance, mais encore d’un sentiment cordial qui les libérera de tout complexe d’infériorité.

 Comme on peut le constater la Torah contient tous les principes d’une loi universaliste. Elle ne renonce pas à sa forme nationale qui assure la conservation du peuple d’Israël. Elle nous défend de suivre les mœurs corrompues des nations et règle notre vie dans les moindres de ses détails. La Torah a été donnée pour prolonger la vie de l’homme et non pour l’abréger. Cependant nous observons au cours de l’histoire ce phénomène singulier que des centaines de milliers de Juifs préfèrent mourir plutôt que la transgresser. Pour le comprendre, il convient de bien distinguer la souplesse de la loi à l’égard des exigences intérieures et sa fermeté par aux imposteurs extérieurs. Le but de la Torah est  de former une humanité supérieure, le peuple juif en est l’instrument. Sa sauvegarde est d’une nécessité absolue. Le Judaïsme magnifie la vie, pour sauver la vie le Juif a l’obligation de passer outre les prescriptions ne portant préjudice à aucun membre de la société. Par contre, il a aussi l’obligation, quand il se sent menacer dans le principe vital de son existence religieuse et nationale, il doit se laisser retrancher de la vue que de la trahir. Sa véritable vie est incompatible avec toute fausse conception de l’idéal supérieur.

Rabbin Harboun

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:24
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:31

zikaron daten

La journée du Souvenir des soldats tombés pour la défense d'Israël et des victimes du terrorisme (Yom Hazikaron) est commémorée le 4 Iyar.

Une sirène retentit deux fois au cours de Yom Hazikaron. Toute activité, y compris la circulation, cesse immédiatement. Les gens sortent de leur voiture, même au milieu des autoroutes, et observent une minute de silence en mémoire du sacrifice de ceux qui sont morts en défendant Israël. La première sirène marque le début de Yom Hazikaron, et la seconde annonce la récitation publique des prières dans les cimetières militaires.

La veille, les sirènes retentiront pendant deux minutes dans le pays. et, en silence, la nation tout entière se souvient de sa dette et exprime sa reconnaissance éternelle à ses fils et à ses filles qui ont donné leur vie pour que le pays parvienne à l'indépendance et poursuive son existence. Cette cérémonie est également dédiée aux victimes du terrorisme.

Peut-être parce que la plus grande partie de la population israélienne a des parents ou des amis proches qui ont ainsi perdu la vie, Yom Hazikaron est largement respectée, à l'exception de la plupart des Arabes (sauf les Druzes et les Bédouins, dont beaucoup ont servi dans l'armée) et des Haredi non-sionistes. Tout au long de la journée (la veille au coucher du soleil, selon le calendrier lunaire juif) les magasins, restaurants, cinémas, lieux de divertissement, etc sont fermés par la loi. Radio et télévision passent des programmes sur les guerres d'Israël.

Malgré une forte composante laïque, Il y a une composante religieuse dans Yom Hazikaron. On lit un yizkor particulier, la prière "El Male Rahamim" ainsi que le Kadich.

 

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haatsmaout daten

La journée de Yom Hazikaron est immédiatement suivie par le jour de l'Indépendance (Yom Haatsmaout), l'anniversaire de la Proclamation de la création de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948. Le drapeau d’Israël est levé lors d’une cérémonie officielle au Mont Herzl et 12 torches sont allumées.

La veille du jour de l'Indépendance, les municipalités organisent des célébrations publiques, les haut-parleurs diffusent de la musique populaire et les foules descendent dans la rue pour participer à l'atmosphère de la fête. Dans la plupart des synagogues ont lieu des offices spéciaux marquant la renaissance nationale d’Israël, au cours desquels sont récités les hymnes de louange qui composent le Hallel. C'est ce jour-là que sont décernés les Prix Israël de littérature, des arts et des sciences et qu'a lieu le concours international de Bible organisé pour la jeunesse juive. Les bases militaires sont ouvertes au public et l'armée de l'air et la marine procèdent à des parades militaires.

Un peu d'histoire...

 

Motivés par leur attachement historique à Israël, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations. Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.

      Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan.

 tikva texte

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 15:03

Tazria

Nous avons aborde la semaine dernière quelques notions sur les concepts de la pureté et de l'impureté.

L'une des causes d'impureté, qui n'est plus connue a notre époque, et l'apparition sur le corps de la maladie qui s'appelait "tsaraa", que l'on a l'habitude de traduire par "lèpre" bien que ceci ne soit pas une traduction précise.

Un cas particulier et étonnant lié à cette impureté est que si cette maladie atteint la totalité du corps, la personne devient pure.

Comment une telle chose est-elle possible ?

D'une part, car il s'agit d'un décret divin. Et même si cela va à l'encontre de notre logique,

 D-ieu a décidé qu'il en soit ainsi et l'état de pureté est donc décrété "d'en haut".

Mais on peut cependant appréhender une autre explication. Lorsque la tsaraa est partielle, elle s'identifie bien à une plaie. Si elle devient totale, elle est alors simplement la nature de l'enveloppe extérieure de cette personne, et non plus une plaie.

Le Talmud rapproche cette loi de l'avènement messianique. La plaie en question symbolise les fautes, et l'état de pureté la délivrance. Nos sages ont ainsi déclaré : "Le fils de David ne viendra que lorsque toute la royauté se sera changée en hérésie". C'est à dire que lorsque le rejet de D-ieu régnera, ce sera un signe de l'approche de la délivrance.

La même question revient alors : Comment est-il possible que la lumière de la délivrance puisse apparaitre dans une génération si basse, que c'est spécialement lorsque le mal domine que l'époque est propice a la délivrance ? Ceci va à l'encontre de notre logique.

A cela on peut appliquer les deux réponses précédentes: D'une part que c'est ainsi qu'il a été décrété par D-ieu, que la délivrance ne soit pas la conséquence logique de l'etat du monde, mais simplement un décret de Sa volonté , comme il est écrit : "Lemaani, lemaani, ehesse" "C'est pour moi, pour moi, que je le ferai".

Cependant, on peut voir dans ceci également un aspect logique. Lorsque le mal s'étend au monde entier, ceci signifie que l'on ne peut plus parler d'une simple augmentation du mal. Un tel déploiement témoigne au contraire que ce sont toutes les forces cachées du mal qui font surface, car elles n'ont plus où se cacher.

Cette situation désigne le raffinement final du monde, le moment ou le mal est totalement séparé du bien et s'exprime à l'extérieur, alors que l'intérieur est quant à lui déjà prêt à recevoir la lumière de la délivrance.

Et de fait s'accomplira, vraiment rapidement et de nos jours, la parole suivante : "Alors j'inverserai les peuples en une langue raffinée afin que tous appellent par le nom de D-ieu et le servent d'une même façon".

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 09:31

5773 0013 384X512Pourquoi ce jour est il différent des autres jours :

Cette question, nous nous la sommes posées lors de la soirée du Seder de Pessah.

Nous avons alors raconté à nos enfants comment après avoir été esclaves, nous avons été libérés.

De génération en génération nous le répétons afin de ne jamais oublier.

Aujourd'hui, ce jour du Yom A Shoa est aussi un jour pas comme les autres !

Aujourd'hui, partout dans le monde, la communauté juive se souvient.

Ce n'est qu'après des années de silence et de torpeur que des rescapés de la plus grande catastrophe humaine, orchestrée par des " Hommes" contre des " Hommes", ont parlé et raconté.

Au fur et à mesure de leurs récits, l'horreur que l'on savait indescriptible était livrée à l'Humanité toute entière.

Les images sortaient et les témoins parlaient.

Ils l'ont fait car le silence devenait trop pesant.

Ils ont raconté car le regard des autres et les questions sans réponses ne pouvaient plus continuer à hanter les mémoires et les fantasmes.

Ils ont parlé car ils en avaient besoin car déjà l'amnésie commençait à toucher les esprits.

Ils devaient cela à ceux et celles qui avaient été gazés !

Ils devaient parler car le peuple juif avait besoin de savoir !

Ils devaient raconter pour leurs enfants, pour nos enfants.

Pendant des dizaines d'années ils n'avaient osé le faire.

Certains avaient même honte d'avoir survécu.

Ils étaient les témoins vivant et gênant de la bassesse humaine.

Ils révélaient ce côté sombre de l'humanité.

L'Homme avait été faible, traître, jaloux, délateur, menteur, collaborateur, bourreau et meurtrier. Une bête immonde !

Ils craignaient tant qu'on ne les croit pas !

Comment faire admettre qu'au 20 eme siècle, 6 millions de juifs, hommes, femmes et enfants, avaient été exterminés dans le silence et par haine ?

Au lendemain de la guerre, le monde découvrait l'horreur et héritait alors de ceux qui avaient survécu et qui resteraient, à jamais, les témoins de sa bestialité.

Les juifs vivants devenaient inconsciemment et malgré eux des témoins gênants.

2013 1000X889Pendant des dizaines d'années leur histoire a été racontée par d'autres jusqu'au jour ou ils ont décidé de nous la raconter.

Ils ont alors parlé de ceux qui les avaient abandonné et trahi mais aussi de ceux, trop peu nombreux, qui les avaient secouru.

Ils ont raconté Leur Histoire, Notre Histoire !

Grâce à eux des noms et des visages ont été rendus à ces numéros partis en fumée.

Aujourd'hui, ils sont encore quelques uns à pouvoir nous transmettre la vérité et nous devenons ainsi les héritiers et descendants de ceux qui ne sont plus et que beaucoup aimeraient oublier.

Nous sommes les porteurs de cette flamme que nous devons entretenir et ne jamais laisser s'éteindre au nom du passé mais aussi par vigilance face aux négationnistes et antisémites d aujourd'hui.

Ceux qui nient la Shoa, ceux qui ont tué des juifs à Bueno Aires, Bombay, Paris, Toulouse ou en Bulgarie et face aux anti sionistes qui cherchent à éliminer Israël.

Ce jour de Yom A Shoa est un jour de recueillement et de mémoire.

Un jour difficile et pesant nous replongeant dans cette sombre Histoire.

Mais, notre peuple a toujours gardé l'espoir et nous savons tous qu'au bout de ce tunnel noir, il y a eu une petite lueur qui a vu la renaissance de l'état d'Israël.

Dans une semaine nous fêterons les 65 ans de ce petit pays juif qui a tellement manqué aux 6 millions de nos frères lorsqu'ils étaient abandonnés sans défense et sans Terre.

 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 15:18

yom hashoah2013n

La Shoah fut la plus grande entreprise d'anéantissement industriel jamais conçue, avec ses méthodes scientifiques, son processus systématique de recherche de victimes, sa mise en place d'une organisation bureaucratique du crime, ses expérimentations médicales horribles.

Le monde découvre ces camps d'internement, ces convois de déportés transportés dans des conditions inhumaines, dans des trains de marchandises ou des wagons à bestiaux vers les camps de concentration : Dachau, Struthof, Mathausen, Dora, Bergen Belsen, Ravensbrück, Buchenwald, Flossenberg, Sachsenhausen, Neuengamme...

...et aussi tous les camps d'extermination spécialement conçus pour détruire tous les juifs tombés entre les mains de l'Allemagne nazie.

Ces noms qui ont sonné le glas de l'humanité : Auschwitz, Birkenau, Maïdanek, Treblinka, Chelmno, Sobibor, Belzec...

Leur seule évocation éveille en nous un sentiment de révolte, car chaque instant du martyr de nos frères et soeurs est à jamais inscrit dans notre mémoire collective.

Ainsi ont péri assassinés des millions de juifsHashoahn

sans sépulture, sans la moindre prière

Le 12 avril 1951, le Parlement Israélien a proclamé la date hébraïque du 27 nissan à la fois jour de commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie (19 avril 1943) et de la Shoah (en hébreu : catastrophe), où six millions de juifs ont péri, victimes des nazis.

Cette date a été choisie parce qu'elle se situe entre l’anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie et le Yom Hazikaron, Jour du Souvenir, qui précède l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, Yom Haatsmaout.

Comme seul ce qui est ritualisé est mémorisé, il a été préconisé en Israël et dans la plupart des communautés juives d’observer la journée du 27 nissan comme journée d’évocation de l’histoire de la Shoah, au seuil de laquelle il faut allumer une bougie ou une veilleuse, comme on le fait traditionnellement à l’anniversaire de la disparition d’un être cher.

Ce jour-là, un Kaddich s'élève à l'unisson de toutes les synagogues du monde pour ceux qui sont partis sans prière

 

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:54

Chemini

J'espère que les fêtes de Pessah se sont bien passées pour chacun de vous.

Nous sommes maintenant dans la paracha Chemini, qui traite entre autres sujets des regles de la purete et de l'impureté. Ces règles font partie des plus complexes de toute la loi juive. Nous ne disposons pas aujourd'hui de tous les modes de purification nécessaires. Aussi sommes-nous dans l'obligation de rester dans un état impur.

Du fait de cette impureté, il ne nous est pas permis, par exemple, de pénétrer à l’ endroit ou se situait le Beth Hamikdach. Le service lie au Beth Hamikdach ne pouvait se faire qu'en état de pureté, ainsi que certaines consommations d'aliment qui ne sont donc pas consommes de nos jours mais le seront à l'époque messianique.

Il y a donc certains types d'impureté que l'on ne cherche pas à éviter aujourd'hui, mais d'autres par contre sont toujours gérés.

A l'époque du Beth Hamikdach, lorsque l'on disposait de tous les moyens de purification, les gens se comportaient de manière à rester autant que possible dans un état pur, même lorsque ceci n'était pas indispensable, et bien que ceci ne faisait pas l'objet d'une obligation.

L'impureté se transmet de façons diverses selon les cas, et il est important afin de s'en préserver de connaitre l'état des personnes, des ustensiles, de la nourriture ou des boissons avec lesquels on est en contact.

On comprend donc dans ce domaine l'importance de mesurer la fiabilité des affirmations des personnes que l'on côtoie.

La loi juive stipule que l'on peut faire confiance à ceux qui ne sont pas verses dans l'étude de la Torah pour les cas d'impureté importante, mais que l'on ne peut pas leur faire confiance pour ce qui est des cas d'impureté légère. S'il déclare qu'il n'a pas contracté l'impureté liée au contact avec un mort, on peut le croire, car il s'agit d'un  cas particulièrement important, et qui est connu de chacun. Il aura donc fait ce qui est nécessaire pour s'en purifier. On ne pourra par contre pas le croire pour des cas d'impureté légère, puisqu'il n'a pas les connaissances nécessaires à leur sujet.

La loi a ce sujet est donc que l'on ne peut les croire pour ce qui concerne les détails.

Cette loi est ainsi toute l'année, sauf lors des fêtes de pèlerinage, au cours desquelles on peut alors considérer que chacun est pur, de même que ses ustensiles et sa nourriture, puisque les ignorants purifient le tout avant de se mettre en route pour Jérusalem.

Par contre, dés la fin de la fête, ils retrouvent leur statut initial et l'on doit de nouveau les considérer comme impurs pour ce qui concerne les détails des lois de purete.

Ce dernier point soulève une question : S'ils sont restes impurs, alors comment peut-on les considérer comme purs, et s'ils sont purs, que vient alors changer le fait que la fête prenne fin ?

Deux explications sont présentées quant à ce qui provoque que lors des fêtes chacun était digne de foi.

Le Talmud de Jérusalem (Talmud Yerouchalmi) considère que c'est la ville de Jérusalem elle-même qui motivait leur purification, alors que celui de Babylone (Talmud Bavli) l'attribue au rassemblement et a l'unité du peuple qui avait lieu a ce moment, ou ils étaient tous considérés "comme un seul homme".

Nous comprenons ainsi que lorsque les juifs se rassemblent en un même endroit, la sensation d'existence particulière de chacun s'annule et laisse place à une sensation d'existence

Communautaire. Ceci explique qu'un seul statut s'applique alors a toute la communauté et en touche chaque membre, y compris ceux qui ne sont pas verses dans l'étude de la Torah, qui sont donc également considérés comme purs.

De la, nous constatons la grande force que constitue l'unite. Lorsque les juifs sont rassembles, ils deviennent alors réellement une seule entité, au point que D-ieu lui-même "réside avec eux dans leur impureté", et comme l'explique Rachi: "Même s'ils sont impurs, la présence divine est avec eux".

Ceci est lie au fait que l'union dévoile le point profond et commun a chaque juif, sur lequel l'impureté n'a pas de prise.

L'union entre nous provoquera également la fin de notre exil et la construction du troisième Beth Hamikdach, par le dévoilement de Machia'h, très prochainement.

 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 15:39

mimouna09-3

Si la mimouna m’était contée.

Cette tradition marque la rupture avec la Pâque, pendant laquelle les juifs ne mangeaient qu'à la maison afin de diminuer le risque de consommer du 'hametz par inadvertance. En ouvrant tout grand les portes de leurs maisons le soir et en accueillant les voisins chez eux, l'on signifie à ses voisins que cet isolement n'était que le fait d'un respect de la religion et non d'une querelle. Il existe d'ailleurs une très belle tradition de voisinage au Maroc où le premier pain introduit dans la maison après Pâque est offert par les voisins musulmans qui l'apportent à leurs voisins juifs.

 Si la Mimouna m’était contée, je dirai qu’elle est d’abord une perpétuation de la tradition judéo marocaine. Elle est un instant des rencontres et de communion entre le juif et le musulman dans un lieu magique qu’est le Maroc. Magique, car il est le berceau du monde dans lequel l’abnégation de soi au service de la rencontre avec l’autre se produit.

On s’y retrouve certes pour partager et jouir d’un délicieux instant de vie. Une atmosphère dans laquelle les parfums du bois de santal, celui des gâteaux, du jasmin et de la fleur d’oranger se mélangent et se propagent, le spectre de couleur des pâtisseries traditionnelles contribuent à l’éclat de la table dressée, le tout langoureusement accompagné par les notes de la musique andalouse.

Mais qu’est ce que le partage de la table si ce n’est un délectable moment de retrouvaille. Comme par magie, le juif et le musulman se retrouvent, repensent à leurs racines communes ou seul est évoqué ce qui rassemble.

Cette soirée, unique pour exprimer le renoncement aux divergences entre les peuples. Unique car c’est le seul instant ou les deux se refusent d’évoquer les revers de la politique, la matière à partir de laquelle les hommes et les peuples sont susceptibles de se diviser.

Certes, la mimouna est une tradition profondément juive, qui n’aurait jamais vu le jour si les juifs n’avaient jamais célébré la fête de Pessah (Pâques). Mais cela reste une condition nécessaire mais pas suffisante, si cette célébration ne s’était déroulée dans une terre d’Islam qu’est le Maroc, car, elle n’aurait jamais vu le jour. Preuve en est que la Mimouna reste exclusivement célébrée au sein des communautés juives marocaines.

Il y a de quoi en faire tout un fromage, ou plutôt des “maflétah, des sfnjs, du jabane et de la mroziyah. Ils sont même pour cause de circonstance.

J’ai donc pour habitude de dire à mes amis juifs d’ailleurs, si vous n’avez pas vécu la Mimouna, vous ignorez ce qu’est en partie la fête de Pessah.

Bien qu’elle ne soit en rien religieuse, elle met un terme dans la joie à la fête de la liberté. Nous juifs marocains, nous achevons cette fête de la liberté dans la joie du partage avec ceux que nous qualifions comme étant nos cousins.

A L’heure où le mot Fraternité nous est servi un peu à toutes les sauces, n’est ce pas là l’occasion de manifester un formidable exemple de partage et d’espoir entre les peuples ?

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