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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 10:55

bible-37

L’histoire est bien connue.... Moïse a trois mois, il ne peut rester chez ses parents en Egypte à cause des décrets et persécutions du Pharaon, sa mère lui confectionne un berceau flottant qu’elle jette dans le Nil en espérant, et en priant pour son sort.

La fille du Pharaon, Bitya, décide de se baigner par une belle journée ensoleillée, elle aperçoit alors au loin dans le Nil ce petit berceau. Cela ne fait aucun doute pour elle, un bébé doit y être enfermé. Mais que peut-elle bien faire ? Elle est beaucoup trop loin pour l’attraper !

Un commentateur raconte que Bitya fit un geste, a priori insensé, puisqu’elle tendit la main pour saisir le berceau. A la surprise générale, le miracle se produisit et son bras s’allongea pour atteindre le berceau avec le petit Moïse, dont elle prit le plus grand soin par la suite.

Ce récit, bien qu’extraordinaire, nécessite pourtant un petit éclaircissement : Comment pouvait-elle prévoir qu’un miracle allait rallonger son bras pour qu’elle attrape le berceau ? Pourquoi Bitya a-t-elle tendu le bras ?

Cette question nous invite à une réflexion plus générale. Dans quelle mesure un individu doit-il s’investir pour tenter d’aider son prochain ? Cette implication est-elle souscrite à un contrat de réussite ? Et si j’ai la certitude que mon action n’est pas en mesure de répondre au besoin de l’autre, suis-je pour autant acquitté de ma contribution ?

Bien souvent, on renonce à aider ou à faire part de notre compassion parce que nous considérons notre action inefficace. L’argument est souvent légitime. Une parole douce ou une marque de sollicitude envers une personne en souffrance à cause d’une perte, d’un malheur ou en proie à une détresse profonde, ne pourront jamais combler ces manques. Notre contribution paraît insignifiante face au désarroi de l’autre.

Dans ces conditions, la tentation de l’inertie est réelle : que puis-je faire ?

Certes, le bébé peut se noyer car il est seul sur le Nil et la moindre vague peut l’emporter au plus profond du fleuve, mais mon bras est trop court, je suis trop loin, impuissant !

Bitya, elle, décida qu’il n’en était pas ainsi! Impossible de rester passive devant ce spectacle, elle préfère agir, même si le pourcentage de réussite est proche de zéro, elle ne peut se résoudre pour autant à ne rien faire. Elle tend son bras, « fait le premier pas », et c’est seulement à ce moment-là que le miracle se met en route. Il n’y a pas de miracle sans la tentative de l’homme, il n’y a pas de miracle tant qu’on ne décide pas d’agir.

 

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