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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:37

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Que faut-il ? Quand ? Comment ?

 - La 1ère coupe

- Bénédictions sur les aliments

 - Récit de la sortie d'Egypte et questions

 - Réponses

 - Bénédictions avant le repas -Repas - Après le repas

 1) Que faut-il pour mener le Seder chez soi ?

Une Haggada pour raconter l'histoire de la sortie d'Egypte et suivre le déroulement de la cérémonie.

Un grand plateau avec les aliments suivant dessus :

seder-plate-40005

• Trois Matsot

• Un verre d'eau salée

• Un ceuf dur et noirci sur un côté

• Des herbes amères

• Du persil

• Un os d'agneau avec un peu de viande dessus

• Le " Harosset ", c'est-à-dire un mélange de pommes écrasées, de vin et de cannelle. (les recettes sont variées)

• Une coupe de vin

 Durant tout le Seder on se tient accoudé sur le côté gauche afin d'imiter la coutume des Romains qui, à l'époque de la rédaction de la Haggada, étaient le symbole même d'un peuple libre.

2) La première coupe de vin.

 La cérémonie du Seder débute par la bénédiction sur le vin qui symbolise la joie de la fête. Il y a quatre coupes de vin durant le Seder. On lève la première coupe et on dit la bénédiction suivante:

 «  Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélékh Haolam Boré Peri Hagafen ».

3) Les bénédictions sur les différents aliments du plateau.

Après le vin, nous continuons le Seder par un certain nombre de rites dont l'objectif est double. Tout d'abord, ils nous rappellent, par l'utilisation de certains symboles, les conditions de nos ancêtres durant l'esclavage et au moment de la sortie d'Egypte. De plus, ces mêmes symboles sont supposés éveiller les questions des enfants de façon à ce qu'ils prennent conscience que cette journée est effectivement différente des autres.

 a) On mange le persil trempé dans de l'eau salée (nous rappelant les larmes de la servitude) en faisant la bénédiction suivante:

« Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélékh Haolam Boré Peri Haadama »

 sederb) On brise la matsa du milieu en deux, et on cache l'une des moitiés, que le plus jeune enfant devra retrouver à la fin du Seder. Ce sera l' Afikoman.

 4) Le récit de la sortie d'Egypte. Les questions des enfants et les réponses.

 Après ces préliminaires, commence le récit de la sortie d'Egypte. Ce récit s'articule autour de deux textes dans lesquels les enfants posent des questions sur le sens de cette fête et sur le sens de la liberté, et où les adultes apportent des réponses en relatant le récit de la sortie d'Egypte.

 a) Le Ma Nichtana. Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits? Pourquoi ne mangeons-nous que du pain azyme? Pourquoi les herbes amères ce soir, alors que nous n'en consommons pas les autres soirs? Pourquoi trempons-nous les herbes deux fois (une fois dans l'eau salée et une fois dans le Harosset)? Pourquoi mangeons-nous accoudés?

  b) Les quatre enfants. La Haggada décrit, par la suite, quatre types d'enfants: un sage, un méchant, un naïf et un qui ne sait même pas poser de question. Ces enfants posent des questions relatives au pourquoi de cette cérémonie. Quel est le sens de toutes ces coutumes, demande le sage? Quelle est la raison de toutes ces traditions que vous accomplissez, demande le méchant? Qu'est-ce que cela, demande le naïf? Quant à celui qui ne sait pas poser de questions, c'est aux adultes de lui expliquer pourquoi Dieu nous a fait sortir d'Egypte.

A toutes ces questions, nous répondons en retraçant les grandes lignes de l'esclavage d'Egypte ainsi que l'intervention miraculeuse de Dieu qui, en frappant l'Egypte des dix plaies, a forcé le Pharaon et son peuple à libérer nos ancêtres. Mais ce que nous enseignent aussi ces quatre enfants, c'est qu'il est de notre devoir de répondre à chacun en fonction de son propre niveau de compréhension. A des enfants différents, des réponses différentes.

c) Les dix plaies d'Egypte. Alors que nous relatons les épisodes de notre délivrance, la tradition nous enseigne que lorsque nous lisons la liste des dix plaies, il convient, avec son doigt, de retirer une goutte de vin de notre verre, et cela pour chacune des plaies. En ce faisant, nous indiquons qu'il nous est interdit de nous réjouir de la mort de nos ennemis:

Le sang 

Les grenouilles

La vermine

Les bêtes sauvages

La peste

Les ulcères

La grêle 

Les sauterelles

Les ténèbres

La mort des premiers-nés

5) Le cadre minimum de la réponse.

 Afin d'apporter des éléments de réponse aux questions des enfants, la Haggada nous enseigne que le soir du Seder il faut au moins avoir parlé des trois choses suivantes:

PESSACH (l'agneau), qui symbolise l'animal que nos ancêtres avaient sacrifié au moment de la sortie d'Egypte et dont le sang devait être répandu sur les portes des maisons des Hébreux, afm que Dieu puisse " passer par-dessus " ces maisons lors de la frappe de la derrière plaie.

MATSA (les pains azymes), nous rappelant que nos ancêtres n'avaient pas eu le temps de faire lever la pâte lorsqu'ils quittèrent précipitamment le pays.

MAROR (les herbes amères) qui nous font prendre conscience de l'amertume de la vie d'esclave.

6) Avant le repas.

 Après avoir terminé le récit de la sortie d'Egypte, on fait les quelques bénédictions suivantes:

 a) Seconde coupe de vin:

« Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélékh Haolam Boré Peri Hagafen »

b) Deux bénédictions avant de manger la Matsa:

« Baroukh Ata Adohaï Elohénou Mélékh Haolam Hamotsi Lekhem Min Haarets. »

 « Baroukh Ata Adonaï Elohéhou Mélékh Haolam Acher Kidechanou Al Akhilat Matsa »

   c) Bénédiction sur les herbes amères:

«  Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélékh Haolam Acher Kidechanou Al Akhilat Maror »

  d) On mange la Matsa et les herbes amères comme un sandwich .

7) Le repas.

 Pessach est une fête de joie, et le repas doit refléter cet esprit. Toutes sortes de traditions existent quant à l'aspect culinaire de Pessach.

8) Après le repas

 - la fin du Seder.

 a) Le Seder se termine assez rapidement après le repas. Tout d'abord, le plus jeune enfant doit aller rechercher l'Afikoman (partie de la Matsa cachée au début du Seder), afin que ce morceau de Matsa soit distribué à chacun comme dessert.

b) Comme pour tout autre repas, on récite le Birkat Hamazon .

c) Les bénédictions après le repas, se terminent par la troisième coupe de vin:

 « Baroukh Ata Adonaï Elohénou Mélékh Haolam Boré Peri Hagafen »

d) Le Seder se termine par la récitation du Hallel, la bénédiction sur la quatrième et dernière coupe de vin, et quelques chants traditionnels comme le `Echad Mi Yodéa' et le `Had gadyia'.

 

 2013-03-0511.18.40

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