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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 11:11

    

 Que faudra-t-il retenir de la 63e année de l’indépendance de l’État d’Israël qui s’achève ? En guise de bilan, nous avons choisi de retenir, dans l’actualité économique, les dix titres qui continueront à faire parler d’eux dans le courant de la soixante-quatrième année.

1. Les Israéliens se sont lourdement endettés pour accéder à la propriété.

La flambée de l’immobilier a contraint les ménages israéliens à s’endetter pour accéder à la propriété. Dorénavant, le volume total des prêts hypothécaires contractés par les Israéliens se monte aujourd’hui à 202 milliards de shekels, soit 40 milliards d’euros. Pour le seul mois de mars dernier, les Israéliens ont emprunté 5 milliards de shekels (1 milliard d’euros) pour devenir propriétaires. Autre sujet d’inquiétude : 63 % du volume des prêts ont été octroyés à des taux variables, ce qui est considéré comme des crédits dangereux par la Banque d’Israël : les taux peuvent s’envoler et de plus en plus de ménages israéliens risquent de se retrouver dans l’impossibilité de rembourser leurs emprunts.

2. L’automobiliste israélien est une « vache à lait » de l’État.

La hausse continue du prix de l’essence à la pompe agace les Israéliens : le 1er mai, le prix du 95 SP a été porté à 7,62 shekels le litre, soit 1,55 euro. La hausse du cours du brut dans le monde n’est pas la seule cause de l’inflation de l’essence : en Israël, près de 55 % du prix de l’essence aboutissent dans les caisses de l’État. Si en 2006, la fiscalité sur l’essence a rapporté à l’État 10 milliards de shekels, elle lui rapportera 17 milliards de shekels en 2011 (3,5 milliards d’euros), soit + 70 % en cinq ans. La sortie prochaine des premières voitures électriques finira, peut-être, par convaincre le gouvernement que l’automobiliste ne peut pas être mis indéfiniment à contribution.

3. En Israël, on n’a pas de pétrole mais on a du gaz en grande quantité.

La soixante-troisième année de l’État d’Israël aura été l’année de la découverte d’énormes nappes de gaz au large des côtes israéliennes. Dorénavant, les réserves israéliennes totales sont estimées à 700 milliards de mètres cubes de gaz, pour une consommation actuelle de 4 milliards de m³ par an seulement ; autrement dit, Israël a de quoi garantir sa consommation intérieure de gaz pendant plusieurs décennies et même d’en exporter à l’étranger. Si Israël a encore moins de réserves que l’Iran, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Russie, il en a davantage que l’Égypte, les États-Unis et les pays d’Europe. Voilà qui tombe bien : l’Égypte menace de doubler le prix du gaz vendu à Israël.

4. Israël est devenu un pays-refuge pour les investisseurs étrangers.

Malgré les nombreux appels au boycott, jamais les investissements étrangers en Israël n’ont été aussi importants : ils sont passés de 8 milliards de dollars en 2005 à 11 milliards en 2009 et à 18 milliards en 2010. Les investisseurs étrangers viennent chercher en Israël les avantages qu’ils ne trouvent pas ailleurs : une main d’œuvre qualifiée et compétitive, un esprit d’initiative, des capacités d’innovation, une stabilité du système financier, etc.

5. Les réserves en devises de la Banque d’Israël explosent.

Pour freiner la baisse du billet vert causée par l’afflux des devises, la banque d’Israël a dû en racheter massivement : au cours de la soixante-troisième année de l’État d’Israël, la banque centrale a racheté 13 milliards de dollars. Le 1er mai dernier, les réserves en devises du pays battaient tous leurs anciens records, en atteignant le montant de 77 milliards de dollars.

6. Israël s’affirme comme une puissance high-tech.

Plus que jamais, la 63e année confirme qu’Israël a bien fait de miser sur la « matière grise » de ses chercheurs, scientifiques et techniciens. Malgré sa petite taille, Israël s’est hissé au tout premier rang mondial pour la part du PIB consacrée aux dépenses de R&D (4,7 %). Sa compétence dans certains domaines dépasse les frontières du pays : technologies de l’information et de la communication, biotechnologies, traitement des eaux, énergies renouvelables, etc. Désormais, les activités liées à la technologie représentent une part importante de l’économie israélienne : en 2010, le high-tech contribuait pour 30 % aux exportations de biens et services, employait 8 % de la population active et contribuait pour 17 % au PIB marchand.

7. Les investisseurs français font confiance en la téléphonie israélienne.

Les Français montrent un intérêt croissant pour la téléphonie israélienne. Il y a quelques mois, deux investisseurs français se sont portés candidats à l’appel d’offre pour devenir le cinquième opérateur mobile d’Israël: Patrick Drahi, patron de Numéricable en France et de Mirs en Israël, et Michaël Golan qui, avec Xavier Niel, a créé et développé Free en France. Si le premier a remporté l’offre, le second reste impliqué dans les médias israéliens. Par ailleurs, France Télécom vient de signer un partenariat avec la société israélienne de téléphonie mobile, Partner. Cet accord permettra notamment de continuer à utiliser la marque “ Orange ” en Israël, tout en permettant à Partner de bénéficier des mêmes prix que France-Télécom auprès des fournisseurs européens.

8. Un médecin des hôpitaux publics est rémunéré au salaire minimum.

Depuis plusieurs mois, un conflit oppose les médecins hospitaliers au ministère des Finances. Ils revendiquent une revalorisation de leur pouvoir d’achat qui a subi, selon leur syndicat, une érosion de 50 % au cours des dernières années. Le conflit s’accompagne d’une « guerre des chiffres ». Selon les fiches de paie que certains médecins ont présentées à la presse, leur salaire horaire ne dépasserait pas les 21 shekels (4 euros), soit tout juste le smic horaire. Pour obtenir un salaire décent, les médecins doivent enchaîner les gardes les unes après les autres. Quant au Trésor, se dit prêt à accorder aux médecins hospitaliers une revalorisation de leur salaire de 18 %, échelonnée sur 6 ans.

9. Le gouvernement refuse de plafonner les hauts salaires.

Après plusieurs mois de débat public autour du salaire indécent de certains grands patrons de l’économie israélienne, le gouvernement israélien a tranché : les pouvoirs publics n’interviendront pas directement pour fixer le salaire des dirigeants des sociétés anonymes. En revanche, l’État se dit disposé à accroître son contrôle sur les décisions du conseil d’administration des sociétés cotées en Bourse. Par ailleurs, une commission interministérielle a fixé certains critères pour déterminer le salaire des dirigeants, comme les intérêts des actionnaires et les performances de la société.

10. Le fromage coûte plus cher que la viande.

Israël est un des rares pays occidentaux où un kg de fromage coûte, en moyenne, deux fois plus qu’un kg de viande. Cette situation est d’autant plus paradoxale qu’une grande partie de la viande est importée de l’étranger alors que le fromage est de fabrication locale. L’explication des experts : les monopoles israéliens de la laiterie (Tnouva et Strauss) font bloc pour briser la concurrence et ils refusent de baisser leur prix. Certes, la hausse des prix est justifiée, partiellement, lorsque le coût des matières premières augmente; mais on n’a jamais vu les prix baisser lorsque les matières premières baissent

Jacques Bendelac,  

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