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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:56

 

 

  REGARD SUR LA VIEILLESSE

                C’est dans un lieu appelé Eloné Mamré que D.ieu Se révèle à Avraham, trois jours après sa circoncision. Dans son commentaire, Rabbénou Be’hayé explique que Elone vient de ilane, arbre. C’est dans un verger, dans un champ d’arbres que le patriarche bénéficie du dévoilement  divin et qu’il apprend, plus tard, de la bouche d’un ange, qu’il va avoir un fils. On comprend alors que cette bonne nouvelle ait été annoncée dans un espace où sont plantés des arbres. En effet, c’est le patriarche et son épouse qui deviennent enfin des arbres, c'est-à-dire des créatures qui vont donner naissance à des fruits. Cette résurrection de l’espérance d’Avraham à voir son œuvre perdurer par sa descendance est liée aussi à l’arbre puisque le texte de Job (14, 7 à 9) déclare : « Car, pour l’arbre, il est encore de l’espoir ; si on le coupe, il peut repousser, les rejetons ne lui manquent pas. Dût sa racine vieillir dans la terre et son tronc mourir dans le sol, il suffit qu’il sente l’eau pour reverdir et produire un branchage, comme s’il était nouvellement planté ». Comme l’arbre, Avraham et Sarah vont miraculeusement enfanté alors qu’ils sont vieillards.

                Le peuple juif est le fruit de ce couple de vieillards. Un couple dont on aurait dit aujourd’hui qu’il a fait son temps. C’est du regard que l’on pose sur la vieillesse dont il est question ici. Le slogan « Ne vieillissez pas trop vite ! » que l’on aperçoit sur de nombreux panneaux publicitaires et qui a été interdit dans certaines municipalités s’oppose en tous points au verset du Lévitique (19) selon lequel : « Tu embelliras le visage du vieillard ».

 

Rabbin Jacky Milewski

      Parsha-Vayera s

 

  

ABRAHAM, AMI DE DIEU

Les deux sidroth, Lekh Lékha et Vayéra, présentent l'essentiel de la vie, des actions et des engendrements d'Abraham notre père, sur lui la paix. Nous pouvons affirmer sans nous tromper qu'elles constituent l'essentiel du livre de la Genèse, qui tournent autour de ces sidroth. Car toute la grande histoire qui débute avec la Création jusqu'à la descente de nos ancêtres en Égypte, n'est que le terreau et le cadre qui permet de présenter la figure d'Abraham notre père, ce premier croyant (maamin) à propos duquel la Torah témoigne : « Il eut  foi en l'Eternel » (Gn. XV, 6) ; et à partir duquel se répand la connaissance de Dieu parmi tous les hommes.

Cette approche avait déjà été perçue et sentie par nos maîtres du Midrash, qui commentent ainsi le verset concernant le premier homme : « Dieu créa l'homme » (I, 27) de la manière suivante : « Par le mérite d'Abraham, grand parmi les géants ».

Cette expression, « grand parmi les géants » (selon Josué XIV, 15), a été prononcée à propos d'un ancêtre de la famille des géants (anakim), les fondateurs de l'antique ville de Hébron. Les membres de cette famille ou de cette tribu furent désignés ainsi à cause de leur haute taille, bien au-dessus de la moyenne. Le Midrash prend prétexte de cette expression pour l'attribuer à Abraham, notre père, du fait de ses vertus, et aussi parce qu'il fut un habitant de l'ancienne ville de Hébron.

Dans notre conversation sur la paracha Béréchith, sur le verset : « Voici les engendrements des Cieux et de la Terre, dans leur création » (II,4), nous avons rapporté cette exégèse midrashique qui présente cette étonnante interprétation, à savoir que les lettres du mot béhibaréahm « dans leur création », donnent dans un ordre différent béabraham « pour Abraham », pour nous suggérer que les Cieux et la Terre n'ont été créés que pour Abraham, et ainsi que l'objet de la Torah demeure exclusivement la  foi, c'est-à-dire la connaissance que possède l'homme de se tenir devant Dieu, C'est pourquoi nous pouvons dire que tout le livre de Béréchith est « le livre d'Abraham ».

Ajoutons que la Torah témoigne, à son retour de  l'épreuve de la ligature, selon la parole divine : « Car maintenant Je sais que tu crains Dieu » (Gn. XII, 22). Mille ans plus tard, le prophète Isaïe déclarera au nom de Dieu : « Abraham, Mon ami / Mon bien-aimé » (XLI, 8), (l’un des versets de la haftara Lekh Lékha). Concluons en disant que ce qualificatif « ami de Dieu » n'a été attribué à aucune autre figure biblique.

Philippe HADDAD

 

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