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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 09:38

vayechev800

L'un des événements auxquels nous assistons dans cette paracha est le fait que Yossef a été jeté au fond d'un puits.

Le passouk nous dit a ce sujet : "Et le puits est vide, il n'y a pas d'eau dedans".

Celui qui lit ce passouk s'étonne de cette répétition. Si le puits est vide, on sait bien qu'il n'a a pas d'eau dedans. Et l'on sait également que la Torah s'interdit les répétitions inutiles.

Rachi explique donc que ce passouk est venu nous apprendre que le puits était vide d'eau, mais qu'il contenait des serpents et des scorpions.

La Torah vient du mot "oraha", qui signifie "enseignement". Elle n'est pas venue pour nous raconter de belles histoires datant de plusieurs millénaires, mais au contraire nous donner un enseignement sur la façon dont nous devons nous comporter, à l'heure actuelle.

L'eau est comparée à la Torah. L'enseignement que vient nous apporter ce passouk, c'est que si notre tète est vide de Torah, alors automatiquement, elle se remplit "de serpents et de scorpions", c'est à dire des mauvaises pensées que nous envoie le Yetser Hara, qui nous incitent a la transgression et que nous devrions repousser dès qu'elles apparaissent.

Pourquoi Rachi a-t-il eu besoin de parler de serpents et de scorpions ?

Quelle est la particularité des uns par rapport aux autres ?

Les deux espèces en question produisent du venin. Mais celui du serpent est chaud, alors que celui du scorpion est froid.

Il s'agit en fait des deux sortes de mauvaises pensées qui nous apparaissent.

Les unes, à l'image du serpent dont la morsure est chaude, nous incitent aux fautes que nous commettons "avec chaleur", pousses par une passion.

Les autres par contre, à l'image du scorpion, dont la piqure est froide, tentent de nous retenir de pratiquer la Torah avec chaleur et enthousiasme, de nous "refroidir" dans son application et dans son étude, de nous retirer la combativité que nous devons avoir pour nous défaire de fautes.

Ces pensées-la sont beaucoup plus pernicieuses que les premières. En effet, alors que les premières ne nous laissent pas dupes (nous sommes conscients des fautes auxquelles elles nous incitent, et donc du besoin de nous mobiliser), les deuxièmes, par contre, peuvent passer inaperçues, être imperceptibles et provoquer un endormissement qui empêche la progression, ou pire encore, un glissement progressif dans le mauvais sens, 'has ve'halila.

Il faut donc s'en méfier particulièrement et être aux aguets pour lutter contre elles.

Enfin un petit conseil de l'Admour Hazaken :

Lorsque nous arrive une mauvaise pensée, il ne faut pas s'en désoler (car elle ne vient pas de nous, mais de notre yetser hara), mais au contraire recevoir avec joie la possibilite qui nous est donnee de pouvoir la repousser.

Cela fait partie des épreuves qui nous permettent de nous élever.

Notre tête nous appartient. Si nous ne sommes pas maitres des pensées qui y viennent, il ne dépend par contre que de nous de les accepter ou de les repousser.

 bonnes fetes de 'Hanouka

 

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