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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:10

vayehi

Les noms des fils de Joseph

Jacob est arrivé en Egypte. Il peut enfin passer ses dernières années de vie entouré de l’affection de tous ses enfants, et même de ses petits-enfants. Il peut notamment recevoir la visite de Joseph, le fils bien-aimé, perdu et retrouvé.

 Deux nouvelles tribus :

Au début de la paracha, Joseph se présente à son père malade avec ses deux fils, Manassé et Ephraïm. Joseph les bénira en disant : « Les deux fils qui te sont nés en pays d’Egypte jusqu’à ma venue vers toi en Egypte, ils sont à moi ; Ephraïm et Manassé sont comme Ruben et Simon … »[1]. Par cette bénédiction les fils de Joseph sont inclus dans le compte des tribus d’Israël, si bien que la tribu de Joseph sera toujours décomposée selon le nom de ses garçons. Joseph est d’une certaine manière reconnu comme un père, comme un patriarche qui engendre deux identités fils.

La condition juive en exil :

Réfléchissons à ces deux noms : Manassé et Ephraïm, l’aîné et le cadet. Ces noms ont été donnés par Joseph en relation avec sa propre histoire. A travers ses enfants il se rappelle son passé et son identité d’hébreu en exil.

Manassé renvoie à l’oubli : « car Dieu m’a fait oublié mes souffrances ».

Ephraïm renvoie à la réussite sociale : « Car Dieu m’a fait fructifier dans le pays de ma souffrance. »

N’est-ce pas là une allusion à la condition juive de l’exil :

Oublier suffisamment nos malheurs pour ne pas rester figé sur notre passé, même si les commémorations sont importantes.

S’investir dans le monde pour le faire fructifier au plan matériel, intellectuel et spirituel.

Philippe HADDAD

 

 

 

 

 

Haftarath Waye‘hi – David et Joab

Dans ses ultimes recommandations faites à son fils Salomon par David sur son lit de mort, celui-ci s’en prend énergiquement à Joab, son général en chef en même temps que son neveu, lui reprochant « ce qu’il a fait aux deux chefs des armées d’Israël, à Abner, fils de Ner, et à Amasa, fils de Yéther, en les tuant et en versant le sang comme dans la guerre ». Salomon devra « agir selon sa sagesse, et ne pas laisser la vieillesse de Joab descendre en paix dans la tombe » (I Rois 2, 5 et 6).

Joab avait en effet désobéi à plusieurs reprises aux ordres de son roi :

1. Alors qu’Abner, général des armées de Saül, venait de faire allégeance à David, Joab le tua sournoisement (II Samuel 3, 27).

2. Lorsque David avait envoyé Urie, le mari de Bethsabée, sur le champ de bataille, il avait demandé à Joab de le placer en première ligne du front, puis de se retirer et de le laisser seul afin qu’il soit tué par l’ennemi. Cependant Joab, au mépris des ordres reçus, plaça Urie parmi d’autres soldats et provoqua ainsi leur mort (II Samuel 11, 15 et suivants).

3. Joab a tué Absalon, qui s’était rebellé contre son père, le roi David, désobéissant ainsi à celui-ci qui voulait qu’il soit épargné (II Samuel 18, 14).

4. Après la mort d’Absalon, David nomma Amasa, un autre de ses neveux, comme général en chef à la place de Joab. Et celui-ci, aussi traîtreusement qu’il l’avait fait avec Abner, le mit à mort (II Samuel 20, 10).

Après qu’Adonias eut échoué à se faire proclamer roi à la place de son père, Salomon fit tuer Joab, obéissant ainsi aux dernières volontés de David.

faire proclamer roi à la place de son père, Salomon fit tuer Joab, obéissant ainsi aux dernières volontés de David.

Jacques KOHN.

 

 

 

 

 

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