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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:25

matot

PAS D’ADN  POUR LA LIBERTE !

 

Le jeu d’échec :

 Vous avez déjà joué aux échecs ou vous en connaissez au moins la règle. Un plan de 64 cases, deux armées de 16 pions, une blanche et une noire, s’affrontent. Le but est de vaincre le roi adverse, et de conclure en arabe par l’expression cheik met « le roi est mort », qui a donné échec et mat.

Dans  une partie chaque pièce joue son rôle. Le pion avance droit et mange de côté. La Tour avance toujours en ligne droite, le Fou choisit la diagonale. Le Cheval fait du jumping. La Reine est une femme heureuse car elle peut aller dans toutes les directions. Et le Roi, plus bedonnant, avance pas à pas.

Admettons que nous soyons arrivés au quinzième coup. Les blancs doivent jouer. Un mathématicien nous dira que des centaines de possibilités sont offertes. Et parmi ces centaines de possibilités, le joueur devra choisir son seizième coup en fonction du dix-septième. Et si c’est un Kasparov, il choisira en fonction du dix-huitième, voire du dix-neuvième coup.

Ce qu’il faut comprendre c’est que le présent est totalement défini par le futur. Tout ce qui s’est passé auparavant ne compte plus.

 La preuve, si un inconnu approche du jeu, il pourra suggérer un déplacement sans avoir assister au début de la partie.

La liberté est uniquement humaine :

A travers cet exemple trivial, nous pouvons tirer une grande leçon !

 

L’être humain se distingue radicalement de tous les autres êtres de la nature, dans la mesure où il peut envisager son avenir.

La nature possède son avenir à l’intérieur de son propre système. Comme l’enseigne la Torah, l’Eternel a créé « chaque arbre fruitier faisant fruit selon son espèce » (Gn. I, 11) Ainsi le pommier donnera toujours des pommes et le poirier toujours des poires. Le futur de l’arbre est inscrit dans son ADN. De même le lion sera toujours carnivore et la vache toujours herbivore (sauf si l’homme rend la vache folle en lui administrant une nourriture carnée.)

L’homme, par contre, peut choisir. Il n’existe pas d’ADN de la liberté.

Il y a quelques années, l’hypothèse a été avancée que les criminels possédaient une malformation chromosomique. Mais cela est faux !

La Torah affirme que l’homme est libre de choisir entre le bien et le mal ; c’est-à-dire libre de faire le bien à autrui ou de se faire du bien, libre de faire le mal à autrui ou de se faire du mal.

 

Ecoutons ce qu’écrit Maïmonide dans son Michné Torah :

 « Ne pense pas, comme le croient les sots des nations ou d’Israël, que le Saint, béni soit-Il, a déjà décrété sur l’homme, au début de sa création, qu’il sera juste ou méchant. Cela n’est pas : mais chaque homme peut être juste comme Moïse ou méchant comme Jéroboam[2], sage ou sot, miséricordieux ou cruel… »

C’est à un homme libre que la Torah s’adresse quand elle lui commande d’accomplir les mitsvoth. Si une personne n’a pas toute sa santé mentale ou si elle est infantile, elle est dispensée des mitsvoth.

La fonction essentielle de l’éducation est de rendre responsable les enfants. Dans le judaïsme, l’éducation est élevée au rang de commandement divin. Eduquer signifie apprendre à un enfant à être responsable. Le jeune homme ou l’adolescent se dit en hébreu bahour, de la racine BHR = choisir.  Celui qui fait un choix.

Un enfant ne choisit pas, on choisit pour lui. Choisir est un acte adulte.

 Le vœu, mouvement de sainteté :

 Le choix de l’avenir peut se faire, entre autres, par la parole. Tel est le sens du néder, le « vœu » dont parle notre paracha.

S’engager par la parole n’est pas une petite chose. Pour amplifier cette valeur, la Torah précise « celui qui fait un vœu pour l’Eternel », c’est-à-dire qu’il a la conscience de se trouver face à l’Eternel au moment où il parle.

 Ce vœu est pris tellement au sérieux que la Torah précise « il ne profanera pas sa parole. » Le vœu devant Dieu situe l’homme dans un mouvement de sainteté ; s’il ne tient pas parole, il profane son engagement, exactement comme on dirait de quelqu’un qu’il profane le Shabbat.

Celui qui considère que la parole possède une valeur importante dans toutes ses relations, méditera le début de notre paracha.

Philippr HADDAD

 

 

 

 

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