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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 09:53

parsha-bamidbar-590

Caractère permanent de Jérusalem dans la tradition juive :

Le livre de Bamidbar commence par les commandements (mitsvoth) ordonnés aux enfants d’Israël concernant la tente de rendez-vous (Ohel Moed), ainsi que par les détails concernant la délimitation des tâches et des espaces. Ce thème ne concerna pas uniquement la tente de rendez-vous, à caractère provisoire, mais également le Temple (Beth Hamikdash), qui possédait un caractère permanent (malgré sa destruction).

Maïmonide dans son Michné Torah (lois de Avoda – Culte) enseigne que lorsque les enfants d’Israël pénétrèrent sur la terre d’Israël, ils placèrent le sanctuaire du désert sur le mont Guilgal. Il y demeura 14 ans. De là, il fut transféré à Shilo, sous forme de petit édifice en pierres. Ce temple fut détruit à la mort du grand prêtre Elie. Il fut alors construit à Nob, et fut détruit à la mort du prophète Samuel. Un nouveau sanctuaire fut édifié à Guibon et de là il fut transféré à Jérusalem (époque de Salomon).

Maïmonide précise :

« Dès qu’il fut construit à Jérusalem, tout autre endroit fut interdit pour y recevoir un sanctuaire et y offrir des sacrifices à l’Eternel. »

En ce qui concerne le service de Dieu, la Torah donne des directives extrêmement précises :

Un seul lieu : Jérusalem

Un seul destinataire : Hashem (YHWH)

Un seul agent : le Cohen.

 La raison des sacrifices selon Maïmonide :

« C’était une coutume commune et familière au monde – et nous-mêmes avions été élevés dans ce culte répandu (en Egypte) – d’offrir diverses espèces d’animaux dans les temples où l’on plaçait des idoles, pour les adorer, en brûlant de l’encens devant elles.  Des hommes pieux et des ascètes étaient les seules personnes dévouées au service de ces temples consacrés aux astres, comme nous l’avons exposé. En conséquence, la sagesse divine, dont la prévoyance se manifeste dans toutes Ses créatures, ne jugea pas convenable de nous ordonner le rejet total de ces pratiques cultuelles, leur abandon ou leur suppression. Car cela aurait paru inadmissible à la nature humaine, qui affectionne toujours ce qui est habituel (contre tout changement). »

(Guide des égarés III, 32).

En d’autres termes, l’Eternel aurait pu demander aux enfants d’Israël de rompre avec toute pratique sacrificielle dès le départ. Mais telle n’est pas la conduite de la Torah qui suit la nature du monde, et en particulier la psychologie de l’homme, telle qu’il a été créé. Or cette nature humaine n’accepte pas le changement brutal. L’homme s’accommode de ses habitudes, et tout changement le déstabilise.

 

Dans la prière la El baroukh, récitée avant le Shéma Israël du matin, nous disons de Dieu : « Il fait des choses nouvelles, Il est maître de la guerre », et les rabbins de commenter, avec une pointe d’ironie : tout changement entraîne le conflit. Et cela est connu !

Philippe Haddad

 

 

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