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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 15:05

chav

 

            La fête qui célèbre le don de la Torah est connue sous le nom de Chavouot qui veut dire « semaines » car elle marque la fin du compte des sept semaines qui la séparent de Pessa’h. Elle constitue l’apothéose de ces semaines, le but à atteindre.

 

            Pour sa part, le Rabbi de Gour (Sefat Emet sur Chavouot 5663) explique que « Chavouot » est a rattaché à « chevouot » qui signifie « serments » car la fête du don de la Torah est une fête de serments. En effet, au pied du mont Sinaï, les enfants d’Israël ont prêté serment à deux reprises : « Tout ce que D… dit, nous l’accomplirons » (Ex 19, 8 et 24, 3). Les Juifs ont juré mais D… aussi a juré puisque selon le Rabbi, la première parole des Dix commandements,  « Je suis l’Eternel, ton D… » est aussi un serment. Le maître voit une confirmation de cela dans le verset : « D… a juré de faire de vous, pour Lui, Son peuple » (I Samuel 12, 22). D… S’est donc juré d’être le D… d’Israël, avec ou sans l’accord du peuple ! Ou peut être malgré les égarements du peuple.   

 

            Chaque Juif a juré au pied du Sinaï d’accomplir les préceptes de la Torah et de ne pas en transgresser les interdictions. Tous les Juifs de tous les temps puisque selon la tradition, les âmes de tous les Juifs qui allaient vivre dans l’histoire étaient présentes lors de la révélation. Ceci ne relève pas simplement du mythe ou de la philosophie de l’engagement mais découle sur des réalités concrètes.  chav1

 

            La Torah donne une importance considérable au fait de tenir sa parole et de réaliser les engagements formulés par la prononciation d’un vœu ou d’un serment. De fait, les lois concernant les vœux et les serments sont longues et complexes. Parmi elles, il en est une qui dit que si on a juré de ne pas manger, par exemple, un bout de pain. Puis, on a juré de manger ce même bout de pain. Ce second serment est nul car on était déjà assermenté (‘Hokhmat Adam 95, 11). De même si on a juré de ne pas accomplir le précepte du talit ou de ne pas mettre les phylactères, on de ne pas manger la matsa ou de jeûner chabbat et jours de fête ou bien si on juré de nuire à autrui, de le frapper ou de le maudire…, tous ces serments sont dits en vain et n’ont aucune validité (ibidem 93, 2). Ceci car chaque Juif est « mouchba behar Sinaï », c'est-à-dire que chaque Juif a déjà juré d’accomplir  tous les préceptes de la Torah. Chacun s’est déjà engagé. Dés lors, appliquer les commandements bibliques  ne constitue rien d’autre que de réaliser une parole donnée.

 

            Chavouot est donc ce moment de l’année où les échos de notre serment, prononcé il y a bien longtemps, reviennent jusqu’à nous. Ils nous rappellent notre engagement de jadis et donc nos obligations pour aujourd’hui et demain.

Rabbin J. Milewski

 

Remerciements à Mr le Rabbin MILESKI de son commentaire destiné au Blog Macommunauté.

J'y suis particulièrement sensible.

 

csicsic@aol.com

 

 

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