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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 11:16

 pessah

 

Il y a quelque trois cents ans, le Mayflower chargé d'immigrants vers le nouveau monde, quittait les rives d'Angleterre. C'était un événement de première importance, tant pour l'Angleterre que pour l'Amérique.

Mais on aimerait savoir s'il existe un anglais qui sache la date exacte de cet embarquement et combien la savent parmi les américains ? Et savent-ils le nombre d'émigrés embarqués sur ce navire ? Et quel genre de pain ils mangeaient en partant ? ...

Voici pourtant que, quelque trois mille et trois cents ans avant le Mayflower, les juifs sont sortis d'Egypte, et tous les juifs de monde, en Amérique comme en Russie, savent exactement la date de ce départ qui est le 15 du mois de Nissan. Et ils savent tous exactement quel genre de pain ils mangeaient, un pain non levé.

Et jusqu'à ce jour, le 15 Nissan, tous les juifs du monde mangent du pain azyme. Ils racontent, et la sortie d'Egypte et les souffrances qu'ont dû subir les juifs depuis le jour où ils ont été dispersés, et ils terminent ce récit par deux phrases :

 

Cette année esclaves, l'an prochain homme libres.

l'an prochain à Jérusalem.

(David Ben Gourion)

 

La venue du Prophète

 

La tradition énonce que le personnage du Prophète Elie, ou Elyahou Hanavi participe à la fête de Pessa'h dans chaque famille. C'est pourquoi sa présence est marquée par une coupe de vin pleine, posée au centre de la table du Séder, ou Coupe d'Elyahou.

Comme en ces soirées pascales, la tradition veut qu'on soit plus proche que jamais de l'arrivée du Messie, on ne verrouille pas les portes de la maison, souvenir de la sortie d'Egypte, et de la délivrance miraculeuse des ancêtres des Hébreux.

La porte est même ouverte en grand au moment où, dans la Hagadah on invoque le Prophète Elie, pour ne pas empêcher la venue du précurseur du Messie.

En Tunisie, et dans d'autres communautés, au début de la Hagada, on ouvre la porte de la rue et on dit : celui qui a faim, qu’il vienne. il y a de plus, un couvert libre supplémentaire à la table du Séder pour Elyahou Hanavi.

Il existe également des lieux où on laisse la porte ouverte toute la nuit.

Certains mettent seulement un verre à l'attention du Prophète et un couvert pour un juif opprimé, bien que celui-ci ne puisse se joindre au Séder, car c'est un moyen de se souvenir des juifs dont la situation est difficile et une manière pédagogique pour que les enfants interrogent.

On a pris également l'habitude de servir à chaque convive un cinquième verre de vin appelé le verre du Prophète Elie et que l'on ne boira pas.

  pessah2

Le Séder et ses mitzvots

Pour fêter comme il se doit la sortie d'Egypte et se rendre quitte de son devoir le soir de Pessa'h, chacun à l'obligation d'accomplir les commandements suivants :

Raconter l'importance et les miracles de la Sortie d'Egypte,

Boire quatre coupes de vin pour marquer les quatre étapes de la libération,

Manger au moins trente grammes de Matsa pour revivre la précipitation de la Sortie d'Egypte

Manger du Maror en souvenir de l'amertume de l'esclavage,

Se rappeler le sacrifice de Pessa'h en souvenir du saut qu'accomplit l'Eternel au dessus des maisons juives lors de la plaie des premiers-nés,

Louer l'Eternel qui nous a sortis de l'esclavage d'Egypte, nous a donné la Torah et nous a offert la terre d'Israël,

• Enfin, se réjouir pendant la fête.

Toutes ces mitsvots sont accomplies selon un ordre spécial : le Séder ...

 Le Calendrier de pessa'h

Les dates sont identiques pour tous.

Dès qu'il fait nuit, immédiatement après l'office du soir, on procède à la recherche du Hametz (pain, pâte levée, etc...).

Afin que cette recherche (et la bénédiction récitée avant) ne soient pas vaines,

Les Hassidim et les Achkénazim, laissent un petit morceau de pain dans chaque pièce

Les femmes Sépharades, elles, déposent 10 morceaux de pain que le maître de maison doit retrouver, à différents endroits de la maison

Tous, feront cette recherche à l'aide d'une lampe ou d'une bougie et d'une plume !

 

"Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ?"

Les petits connaissent bien ce refrain "pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ?". Ces quatre questions qui reviennent comme une sorte de regaine ont pourtant une valeur inestimable.

Elle souligne tout d'abord la place des enfants dans la famille et dans la communauté. Leurs interrogations signifient que les générations sont réunies autour de la même table, que les pères et les fils ne sont pas si éloignés, mais que chacun dans son propre langage attend la parole de l'autre.

L'autre remarque concerne la nuit. Quand le soleil se couche, le visible se voile, l'incertitude et le doute peuvent apparaître. La nuit deviendra alors le symbole de l'exil. Mais voilà du milieu de la noirceur, la délivrance est possible parce qu'une voix demande "pourquoi cette nuit est-elle différente ?". Tant que la question des enfants resonnera alors l'exil ne sera pas une fatalité, l'histoire pourra encore s'ecrire. Le drame c'est de croire qu'une nuit ressemble à une autre, que les situations se reproduisent, que rien de nouveau ne se dessine sous le soleil.

Sortir d'Egypte signifie rester vigilant quant à l'avenir, ne pas subir le temps qui peut être aussi un terrible Pharaon.

Vivre la différence, une lutte contre l'oubli !

Philippe Haddad

 

 pessahsameah

La quatrième dimension...

Avez-vous remarqué combien de fois le chiffre quatre revient dans la lecture de la Hagadah ?

On boit, bien entendu, quatre coupes de vin qui symbolisent la Liberté et ses quatre facettes (Liberté économique, religieuse, nationale et politique) et rappellent les Arba Lechonoth chel Guéoula , c'est à dire, les quatre expressions par lesquelles Dieu a annoncé aux enfants d'Israël leur prochaine libération d'Egypte (Je vous ferai sortir, Je vous sauverai, Je vous délivrerai, Je vous prendrai pour peuple).

Le plus jeune de l'assistance pose quatre questions.

On répond à ces questions de quatre manières différentes qui correspondent à quatre façons de poser les questions selon les caractères de quatre enfants

On explique en détail les débuts de l'histoire du peuple juif en partant de quatre versets de la Torah (Deutéronome XXVI, 5-8)

Enfin, on remercie à quatre reprises, l'Eternel pour notre libération.

EZRA 2011

 

 

 

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